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mercredi 20 juin 2007 12:04

  • internet

La Sacem à découvert

Dans un secteur en crise, la Sacem affiche pour la première fois une croissance négative et doit imaginer des modèles de collecte adaptés à Internet.

par Christophe Alix

tags : musique , téléchargement , droits d’auteur , SACEM

CC J.P. Cano

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«Comme d’habitude», un tube aux recettes inépuisables

Ce sont les hits du droit d’auteur, ses vaches (...)

C’est une institution de la République. Une marque de fabrique du droit d’auteur à la française, de son exception et de sa diversité culturelle, disent ses défenseurs. Une sorte d’Etat dans l’Etat, trop lourd, trop coûteux, dépassé par l’évolution d’un secteur en plein chamboulement, répondent ses détracteurs.

La Société des auteurs-compositeurs et éditeurs de musique (Sacem) existe depuis 1851 pour défendre les intérêts de ses 110 000 sociétaires. Elle est chargée de percevoir en leur nom les droits d’auteur, avant de les répartir en fonction du « poids musical » de chacun. Jusqu’à cette année, ce baromètre géant de l’économie de la musique —il en gère 70 % des rentrées de droits— avait résisté à la crise profonde qui frappe le secteur. Sur la période 2000-2005, les sommes réparties aux ayants droit avaient encore progressé de 28% : la vigueur de certaines activités (diffusion et reproduction d’œuvres dans les médias et les lieux publics, sonneries de téléphones portables) réussissait à compenser la dégringolade des droits issus de la vente de CD et de DVD. Ce temps est révolu. Pour la première fois depuis 1992, la Sacem affiche une croissance négative en 2006, comme elle l’a révélé hier au cours de son assemblée générale annuelle. Soit -0,2% de perceptions, à 755,9 millions d’euros.

Enorme machinerie
« La crise risque de durer plusieurs années, prévient Bernard Miyet, un diplomate ancien patron des Casques bleus à l’ONU, qui préside aux destinées de cette énorme machinerie depuis six ans. C’est d’ailleurs paradoxal, puisque jamais sans doute on a écouté et consommé autant de musique. » C’est depuis toujours la raison d’être de la Sacem : faire payer pour la diffusion et l’écoute de musique, de toutes les musiques du monde ou presque —le Vietnam est l’un des rares pays à ne pas avoir de société d’auteurs— issues d’auteurs et de compositeurs vivants ou morts depuis moins de soixante-dix ans.

Pour se convaincre de cette omniprésence de la musique, il n’y a qu’à aller faire un tour dans le « réseau ». Le réseau, c’est une des fiertés de la Sacem, qui en fait une société d’auteurs unique au monde. Environ 700 personnes y travaillent, sur les 1500 salariés que compte la maison. Réparties dans 82 délégations régionales, elles sont chargées de vérifier que les 400 000 lieux permanents et 315 000 occasionnels qui diffusent de la musique en France s’acquittent des droits d’auteur. « On nous appelle parfois la police de la musique, s’amuse Thierry Petrus, de la délégation de Paris-Nord. Mais, en général, ça se passe bien. En vingt-quatre ans de Sacem, je n’ai été malmené qu’une seule fois. »

En vrac, la tournée du jour amène notre oreille du réseau chez un jeune disquaire vintage du IXe arrondissement pour y percevoir 83,46 euros d’autorisation de diffusion annuelle, dans un club échangiste « à ambiance musicale » de Pigalle (193,05 euros), un bar tabac branché sur la télé et la radio (940,95 euros), un restaurant hongrois diffusant de la musique traditionnelle (371,30 euros). Une petite salle de concert où 180 personnes ont payé ce soir-là pour venir écouter les Anglais de Rooney rapportera 164,57 euros, à raison de 8,36 % de droits d’auteur prélevés par billet. Le schéma est toujours le même : coup d’œil discret pour jauger le lieu, poignée de main et prise de contact ; très vite, notre « percepteur » sort son ordinateur afin d’appliquer à chaque cas le complexe barème de la Sacem. « On contribue à faire vivre des gens qui gagnent 1000 à 1500 euros par mois, dit-il, c’est un travail de fourmis, sur le terrain. A la fin, tous ces petits ruisseaux font les grandes rivières. »

A l’Olympia, la pêche du jour sera un gros poisson du droit d’auteur. Le « tourneur » de Laurent Voulzy, sur scène pour trois soirées, remet au représentant de la Sacem l’indispensable programme permettant de calculer les droits d’auteur de son spectacle. Y figurent des titres casse-tête à répartir, comme le medley Rock Collection qui emprunte aux Beatles, aux Beach Boys ou aux Rolling Stones. Jusqu’où la Sacem parvient-elle à affiner cette répartition ? « Jusqu’à la seconde près d’un titre ou presque, à la règle du prorata temporis », explique Thierry Petrus qui ressort de l’Olympia avec un chèque de 41 517 euros à l’ordre de la Sacem pour trois concerts. La somme sera distribuée entre l’éditeur et une centaine d’ayants droit, dont Laurent Voulzy, Alain Souchon, Mick Jagger et Paul McCartney.

Au centime près
Ce maillage du territoire, dans le moindre bal ou salon de coiffure permet à la Sacem de revendiquer un taux record de perception de 12 euros par an et par habitant en 2005. Cette présence lui donne la possibilité d’être plus précise que ses consœurs anglo-saxonnes, régies par le copyright, dans la répartition au centime près des droits perçus. A la Sacem, 82 % des recettes sont réparties au « programme », individualisées à la diffusion de l’œuvre et du titre près. « Les Anglo-Saxons ne descendent pas dans ces détails, explique l’éditeur Gérard Davoust, (Aznavour, Sanseverino, Grand Corps malade), ancien administrateur. Ils calculent les droits à partir de sondages, ce qui a pour conséquence de surreprésenter les gros ayants droit et de faire disparaître les plus petits. Ils font du business et leur but n’est pas de défendre tous les auteurs. » Selon la Sacem, l’adoption du système anglo-saxon reviendrait à priver 4000 ayants droit des feuillets de répartition envoyés chaque trimestre et consultables sur le Net.

Cette société de gestion collective aux rouages extraordinairement complexes qui, en définitive, ne rétribue que 3 000 sociétaires plus de 10 000 euros par an et ne collecte pas le moindre centime pour 60 000 d’entre eux (pas ou trop peu diffusés) récolte de sévères critiques. En novembre 2006, un rapport de Bercy avait mis en émoi le siège très années 70 de la Sacem, en soulignant que les frais de gestion étaient anormalement élevés. Un exemple, avait méchamment taclé le ministre de l’Economie de l’époque, Thierry Breton, de ces « situations de rente dans l’économie de l’immatériel ».

Des frais en hausse
Plus mesurée, la commission d’experts chargée depuis 2000 de contrôler chaque année les 27 sociétés de perception et de répartition des droits françaises (SPRD) —dont la Sacem— a admis des progrès, mais souligné le coût encore élevé du réseau, des sureffectifs, et l’opacité de certaines pratiques —« des particularismes qui, vus de l’étranger, font apparaître la Sacem comme un luxe », relève le président de la commission, le président de chambre à la Cour des comptes Bernard Meynassere. « C’est vrai qu’on était très en retard, plaide le président du directoire, Bernard Miyet, mais les outils informatiques que nous avons mis en place nous ont permis de réaliser de réels gains de productivité. Sans ces efforts d’adaptation, nous serions déjà en récession depuis plusieurs années. »

Etalon de référence de la performance des sociétés d’auteur, les frais de gestion prélevés par euro perçu ont légèrement remonté en 2006, à 15,48% contre 14,97% l’an dernier. Un chiffre plutôt malvenu à l’heure d’une crise de la filière musicale qui impose de serrer les coûts et de faire bonne figure face à tous ceux qui, commission de Bruxelles en tête, veulent dynamiser la gestion des droits en insufflant plus de concurrence à l’échelle européenne. Un chiffre conforme à l’évolution actuelle, se défend la Sacem, qui met en avant une baisse des droits les plus faciles à collecter (-9,9% de droits phonographiques, -4,6% pour la rémunération issue de la taxe sur la copie privée, -5,5% pour la radio) au profit d’autres, plus coûteux à contrôler (diffusion et reproduction d’œuvres dans les lieux publics en hausse de 5,9%, tournées en hausse de 29,9%, Internet).

Des droits d’autant moins « rentables » que la diffusion via les nouvelles technologies rapporte encore très peu. A peine 3,7% du total des recettes, en incluant la téléphonie et malgré une nouvelle progression du téléchargement payant de 150% l’an dernier. « Jusqu’à l’arrivée d’Internet, l’apparition de nouveaux supports musicaux comme les radios libres ou les chaînes thématiques était bénéfique aux ayants droit, analyse Bernard Miyet. Or pour l’instant nous sommes incapables de valoriser ces nouveaux modes de diffusion alors même que certains, comme les industriels de la high-tech ou les fournisseurs d’accès au Net, en tirent d’importants profits. »

Manière forte
A l’ère d’un réseau planétaire qui se joue des droits et des frontières, la Sacem expérimente. Elle imagine de nouvelles taxes sur les géants de la musique que sont devenus les fournisseurs de technologies, et ne cesse d’adapter son barème à ces nouveaux venus du Net, espérant que la floraison de services en tout genre finira par accoucher de droits conséquents. Qu’ils soient gratuits ou payants, peu importe : l’essentiel reste de percevoir le maximum de droits sur tous les supports. Les plateformes légales du type Itunes versent déjà 8%, soit 7 centimes d’euro, par fichier vendu à 99 centimes, ce qui représente 1,8 million d’euros perçus en 2006. Une première étape en attendant les contrats avec la nouvelle génération de sites web 2.0 (MySpace, YouTube, Dailymotion, Last.fm, etc.) qui mettent en avant le partage de contenus et l’interactivité.

« Nous négocions, mais l’équation est difficile, estime David El Sayegh, en charge du dossier à la Sacem. Il faut à la fois parvenir à une redevance minimale acceptable pour nos auteurs et non prohibitive au regard de l’économie encore parfois fragile de ces sites. » Autrement dit, prélever des droits sur des recettes publicitaires balbutiantes, autour de 8%, sans imposer des conditions trop drastiques aux sites. La recherche de modèles économiques n’exclut pas de recourir à la manière forte : en mars, la Sacem fit temporairement fermer le service de musique à la demande Radioblogclub pour « exploitation illicite des œuvres et enregistrements musicaux ».


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  • La Sacem à découvert

    23 juin 2007 14:50, par jello

    110 000 ayant-droits mais 60 000 ne touchent rien donc 50 000 perçoivent ce que 1500 personnes sont payées pour collecter. Si la sécu avait le même taux de gestion, il faudrait 1 800 000 agents.

    Sacem ? Crève, salope ! (vous pouvez filer un peu de blé à la sacem en achetant la sonnerie de cette chanson de Renaud ici http://www.lacoccinelle.net/traduction-chanson-84238-.html . Arf, Arf.

  • La Sacem à découvert

    22 juin 2007 14:21, par abns
    Notons toutefois que la Sacem ne facture pas la diffusion, mais la "diffusion potentielle", voir à ce sujet la vague de descentes dans les cybercafés qui se voient présenter des factures sans grille tarifaire précise (comprendre : même nombre de machines, factures différentes) sous prétexte que "les clients pourraient aller écouter de la musique sur internet". Alors l’argumentaire sur les découpages "au centime près", c’est bien beau, mais ça reste de la pub...
  • La Sacem à découvert

    22 juin 2007 10:01, par en faveur d’une AAI autour des SPRD

    "la commission d’experts chargée depuis 2000 de contrôler chaque année les 27 sociétés de perception et de répartition des droits françaises (SPRD) —dont la Sacem— a admis des progrès, mais souligné le coût encore élevé du réseau, des sureffectifs, et l’opacité de certaines pratiques (...)" : A ce sujet, le ministère de la Culture devrait mettre en place une autorité administrative indépendante (type CSA, HALDE, Ex AMF ex COB...) de la propriété littéraire et artistique, composé de membres de la magistrature de l’ordre judiciaire et administratif, de personnalités qualifiées désignées par le gouvernement, et de représentants désignés par les organisations professionnelles.

    Doté de moyens administratifs et budgétaires, elle aurait la possibilité d’être en mesure d’assurer une régulation économique et juridique dans des domaines tels que la fixation des droits de rémunération (pour la copie privée, la licence légale…), la médiation entre les divers utilisateurs qui peuvent entrer en contradiction et litige, la régulation des mesures techniques de protection des oeuvres, unifiant plusieurs fonctions régulatrices existantes.

    Il aurait pour rôle de conforter la Commission permanente de contrôle des sociétés de perception et de répartition des droits (SPRD).

    Une commission interne pourrait être instituée, qui aurait pour mission de veiller au respect des droits moraux. Elle se verrait confier le pouvoir de remplacement actuellement dévolu au juge en cas d’absence d’ayants droit connus, de vacance (refus de succession) ou de déshérence.

    Article du LE CID : "Sans compter les oeuvres rapportant gros qui s’apprêtent à tomber dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de leur auteur, le délai légal" Rappelons à ce propos que la propriété littéraire et artistique n’est pas une propriété ordinaire, les biens concernés étant par nature publics. C’est pourquoi les prérogatives accordées aux titulaires de droits sont précisément circonscrites, qu’elles soient limitées dans le temps (droits pécuniaires) ou perpétuelles (droits moraux) et la raison pour laquelle les règles successorales diffèrent en partie du droit commun.

    Cette structure devrait se voir reconnaître le droit de saisir les tribunaux en cas de manquement porté à sa connaissance et qui n’aurait pas pu trouver de solution par le recours à la médiation. Les pouvoirs de contrôle (abus) et de sanction (délit de contrefaçon...) resteraient évidemment entre les mains du juge. (cf. par exemple pour dêméler "LE COMBAT ENTRE LES DISCOTHEQUES ET LA SACEM" qu’il y a eu a priori suivant article du LE CID)

    Par ailleurs, et d’un point de vue général, l’oeuvre tombe après soixante-dix ans post mortem dans un domaine public qui confère à son utilisation une quasi-gratuité.

    Les véritables bénéficiaires de cette gratuité sont certains acteurs de la création, producteurs, éditeurs de livres ou de disques, qui accèdent ainsi à un fonds libre.

    L’utilisation des oeuvres tombées dans le domaine public devrait donc être soumise à rémunération quand il s’agit de leur téléchargement sur Internet.

    "Enorme machinerie" : En tout état de causse, pour ma part la gestion collective satisfait au mieux les intérêts des ayants droit et des utilisateurs et qu’elle est devenue une nécessité économique culturelle et sociale pour la gestion de certains droits, soulignant que plusieurs législations l’ont rendue obligatoire pour les droits à rémunération.

    Les créateurs n’ont pas nécessairement la fibre administrative ou financière.

    Cependant, les SPRD devraient mettre en place une politique d’information plus volontariste en direction des ayants droit, s’agissant en particulier de l’affectation des sommes collectées, de manière à s’assurer que le faible nombre de contentieux entre les sociétés et leurs adhérents témoigne bien d’une satisfaction générale et non d’une ignorance totale de leurs droits et des règles de fonctionnement de ces sociétés.

  • La Sacem à découvert

    22 juin 2007 09:49, par oomu

    je ne pense pas avoir beaucoup de respect pour une institution qui a mis des années à comprendre qu’Internet ne disparaîtra pas.

    tant pis pour les artistes qui disparaîtront, mais je peux vivre sans eux.

    • La Sacem ... 22 juin 2007 10:04, par C/ oomu
      Oula encore un déçu... c’est tellement facile de critiquer
  • La Sacem à découvert

    21 juin 2007 16:23, par le Cid

    Aujourd’hui, la fête du 21 juin (2007) souligne le rôle de la SACEM, providence des auteurs et des compositeurs.

    Sont-ils les seuls à ne pas jouer, chanter et danser en ce jour d’été ? Comme les quelque 700 "fantassins" de la SACEM qui sillonnent la France toute l’année, les vigiles de la musique devaient être "de tournée" , ce lundi 21 juin, pour voir si tout se passe bien durant la Fête de la musique, et, surtout, si le sacro-saint droit d’auteur est bien respecté dans les villes et les villages, bals musette et fanfares.

    "Si le chanteur ne perçoit pas de cachet et si l’entrée est gratuite, on n’intervient pas lors de la fête de la musique. Sinon..."

    Sinon, le délégué fait son travail, comme chaque jour, chaque nuit aussi, au service de la SACEM : rencontrer les diffuseurs de musique de leur département de gestion et récupérer chaque année une redevance qui sera centralisée à Paris.

    A priori, la moitié des droits d’auteur sont facilement identifiables.

    Ils sont récupérés auprès des chaînes de TV, des radios ou sur les disques et cassettes vendus.

    C’est le centre parisien qui s’en charge, installé dans un immeuble chic (70’s), rond et panoramique, qui domine la Seine, à Neuilly (Hauts-de-Seine).

    En province, les "clients" sont souvent modestes : ils vont de la pharmacie sonorisée au supermarché, du bal des pompiers au thé dansant du troisième âge, de la boîte de nuit au concert de Jean-Jacques Goldman, du juke-box au parking souterrain, de la salle d’aérobic au spectacle de majorettes.

    "Le moindre village a sa fête. C’est un travail de fourmi".

    Cent soixante-dix catégories de diffuseurs ont été répertoriées par la SACEM. 

    Les taxes acquittées sont inégales. 50 € par an pour un coiffeur. Bcp d"€ pour les chaînes TV les plus gros "payeurs".

    Entre les deux, des dizaines de grilles tarifaires ont été mises en place, dont le critère principal est le rôle joué par la musique dans le lieu concerné.

    Ainsi, un gros aéroport qui reçoit 5 millions de passagers par an ne paiera que 5 500 €. Sur une des premières radio de France, qui diffuse peu de musique, les trois minutes ont pu grimper, dans les bonnes années, jusqu’à 180 € pour un tube.

    Cette floraison d’utilisateurs "témoigne du formidable développement de la musique et des commerces sonorisés ". Avec son réseau qui couvre l’Hexagone, la SACEM est un bon poste d’observation de la France musicale.

    Rien de tel pour constater la multiplication des fêtes dans le moindre hameau durant les mois d’été, la montée en flèche de certain type de musique.

    La France, patrie du droit d’auteur

    La SACEM a largement bénéficié de cette explosion musicale, tant sur le marché du disque qu’après la création des radios de la bande FM dans les années 80. Imaginée en juillet 1847 par Ernest Bourget, Paul Henrion et Victor Parizot, qui refusent alors de payer leur note au café-concert "Les Ambassadeurs", au prétexte qu’ils sont les auteurs de la musique diffusée par l’établissement, la SACEM est devenue une entreprise prospère.

    La France est la patrie du droit d’auteur, et la SACEM est une des sociétés d’auteurs les plus performantes au monde. A l’étranger ? Les organismes équivalents sont "une catastrophe aux Etats-Unis, un scandale en Angleterre, insignifiants au Portugal ou en Grèce, inexistants ailleurs", souligne un journaliste d’un hebdomadaire américain.

    "Le droit d’auteur, c’est le salaire de l’auteur".

    Le slogan adopté par la SACEM définit l’enjeu.

    Cette société civile collecte, répartit et reverse chaque année leur dû à des milliers d’auteurs ou compositeurs, souvent modestes, parfois enrichis par le succès.

    Dans quelques cas, le jeu en vaut la chandelle : un "tube français", par exemple, déposé en 1983, a rapporté à son auteur 400 000 € sur 8 ans, et ce n’est pas fini...

    La SACEM est également le bras sauveteur qui permet à des petites salles, à des festivals, ou à des musiques réputées difficiles (musique contemporaine, jazz...) de se maintenir à flot (dixit Manu Katché batteur de Jazz et membre du Jury dans l’émission la Nouvelle Star : « J’ai joué cette chanson 280 fois et je l’ai même arrangée. Merci de l’avoir chantée, ça va me faire un peu de droits SACEM ! », lâche Manu après la reprise de La Boîte de jazz par Pierre.

    "Je les aime, je les aime, la standardiste, l’attachée de presse, sans oublier ma petite SACEM", chante Eddy Mitchell, dans "Lèche-Botte Blues".

    Les auteurs-compositeurs sont parfois critiques mais, de peur de casser l’outil qu’ils se sont forgé, se montrent discrets sur ses imperfections.

    Car, ainsi que le dit Nino Ferrer, après une traversée du désert : "Si la SACEM n’avait pas existé, j’aurais sûrement braqué une banque". Des compositions comme le "Sud" lui ont permis de "tenir" la route...

    Les vigiles de la musique ont pour rôle d’effectuer des "tournées d’écoute" et de répertorier les titres qu’ils entendent.

    Les boîtes de nuit, restaurants et un bars.

    Dans leur ensemble, les droits sont récupérés sans heurt, le plus souvent dans le cadre de conventions avec les représentants des diffuseurs de musique (Syndicat des entrepreneurs de bals, Confédération nationale de la coiffure française, etc.)

    Pourtant, avec la crise, il y a une sensible augmentation des "mauvais payeurs". Dans toutes les professions. "Certains n’ont simplement plus les moyens de payer".

    Même les élus, organisateurs de festins municipaux, contestent.

    Mais il y a pire. "La loi est constamment violée". Restent les discothèques.

    "Une SACEM si chère..."

    On leur parle droit d’auteurs et ils répondent crise économique, sécurité, charges exorbitantes, baisse d’activité, conflits avec la mairie ou la préfecture sur les autorisations.

    La SACEM est perçue comme une taxe de plus, toujours trop chère, "qu’on règle en dernier, car c’est d’elle qu’on risque le moins".

    Un mot qui revient souvent chez les exploitants du monde de la nuit : "Heureux s’il n’y avait pas une SACEM si chère..."

    Un % calculé sur un chiffre d’affaires annuel.

    Pour calculer ses tarifs, le préposé SACEM s’appuie sur les renseignements fournis par le disc-jockey. Rarement de bonne grâce.

    L’histoire de la SACEM et des patrons de discothèques en colère, ce sont plusieurs années de procès, d’intimidations, d’invectives.

    Six-cents procédures judiciaires, 90 arrêts de la Cour de cassation, des arrêts de la Cour de justice des Communautés européennes, des rapports à la pelle.

    "C’est une bonne affaire pour les avocats", dit-on de chaque côté.

    Il est vrai que les tarifs sont élevés. Mais une boîte de nuit sans musique...

    "En plus, les "boîtes" minimisent souvent leur chiffre d’affaires"

    Certains syndicats parlent des "milices de la SACEM".

    En effet, elle fixe le pourcentage des redevances car il n'y a pas de concurrence en France. La SACEM doit donc impérativement justifier ses tarifs. De plus en plus de procès sont alors gagnés, grâce notamment au rapport d'enquête effectué en novembre 1991 par la Commission de Bruxelles.

    Elle démontre qu'en France, les discothèques paient X fois plus qu'en Allemagne, 8 fois plus qu'au Royaume-Uni et 4 fois plus qu'en Espagne mais les tarifs restent proches de ceux pratiqués en Italie.

    En 1992, le taux de redevance est baissé. Il passe de 8,5% à 4,6% pour les discothèques non contestataires et à 5,8% pour les autres.

    Mais la contestation continue.

    Et le 20 avril 1993 le Conseil de la Concurrence donne un avis défavorable sur les tarifs de la SACEM. Ont lieu alors des négociations entre la SACEM et le dirigeant de la SNDL (Syndicat National des Discothèques) ainsi que Jacques TOUBON. Et le taux de redevance baisse à 4,3% pour toutes les boîtes de nuit. Un combat juridique de plus de quatorze ans pour un taux de redevance de 4,3%." class="spip_out">Un chose important doit être indiquée ici pour bien comprendre l’hsitoire qui a marqué cet organisme avec les discothèques : LE COMBAT ENTRE LES DISCOTHEQUES ET LA SACEM. 

    Avant tout il convient de préciser que la discothèque ou un dancing est "Etablissement où l’on peut écouter des disques et danser". Donc, c’est un endroit où la diffusion musicale est d’autant plus importante... et donc un des 1ers "clients forcés" de la SACEM.

    En 1978 débute le conflit opposant les boîtes de nuit à la SACEM. 

    Les discothèques reversent alors 8,5% de leurs recettes.

    Jean Castel est à l’origine des différents procès qui vont être tous perdus dans un premier temps car le droit européen sur la concurrence reste extrêmement flou.

    A noter qu’à l’époque, les discothèques rapportent 21 millions d’euros par an à la Sacem.

    En effet, la base de la redevance perçue par la SACEM est le chiffre d’affaires des boîtes de nuit.

    En 1984, une première bataille est gagnée par la SACEM qui peut désormais contrôler les recettes.

    En 1989, la seconde bataille intervient directement devant la Cour de justice européenne (CJCE) au Luxembourg.

    "Forteresse assiégée" : La tentation des uns et des autres d’appliquer le droit anglo-saxon existe bien, qui privilégie l’investisseur, et protège l’oeuvre comme une marchandise, et non la propriété artistique comme un droit inaliénable.

    Il y a ensuite la cohorte de nouvelles technologies qui supposent une adaptation constante. Ou encore la concentration des compagnies discographiques dans les pays les plus favorables à leurs intérêts. Sans compter les oeuvres rapportant gros qui s’apprêtent à tomber dans le domaine public soixante-dix ans après la mort de leur auteur, le délai légal.

    Un certain déséquilibre

    Les auteurs sont-ils vraiment maîtres chez eux à la SACEM ?

    Les auteurs modestes ou jeunes inconnus ont peu de chances de siéger aux organes de la SACEM.

    Par ailleurs, le système de sondages dans les discothèques et pour les radios favorisent les grosses pointures au détriment des musiciens moins illustres.

    D’autres critiques visent les délais de répartition, qui atteignent au mieux six mois, parfois un an, ou même plus quand il s’agit de l’étranger.

    Beaucoup souhaitent une SACEM "allégée", plus productive, et surtout plus transparente, qui s’expliquerait sur ses contradictions.

    Peut-on par exemple être une société lucrative qui réalise des produits financiers et des investissements immobiliers, tout en faisant constamment référence à la très philanthropique propriété intellectuelle ?

    Et en matière de profits, on reproche à la SACEM d’avoir d’opportunes oeillères.

    N’a-t-elle pas tardé à tirer au clair la fraude de la "Lambada" en 1989 ? Un blâme, qui fit sourire, fut délivré à l’usurpateur français, inscrit en toute légalité. Les droits (7,5 millions de francs en deux ans), furent, il est vrai, finalement bloqués en faveur des vrais auteurs boliviens. Mais il a fallu les révélations de la presse pour que la SACEM bouge...

    • La Sacem à découvert 22 juin 2007 09:26, par Lolita
      Votre article est pas mal - moi qui ne comprenait pas grand chose à tt cela... merci
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 21:47, par srcontact

    Par expérience, il y a de réelles situations frisant l’indécence, lorsqu’on souhaite organiser par exemple de petits concerts, sans grands moyens, pour permettre à des artistes non encore connus ou reconnus par les médias du secteur de se produire dans des conditions honnêtes. Entre location de salle, promotion, logistique technique et cachet (honnête) des artistes, ce type d’initiative coûte cher. Lorsque (même dans le cas de concert de free jazz, aucune musique écrite, improvisation totale) la SACEM vous impose son forfait, et que pour en discuter vous vous rendez dans des locaux high-tech, face à un "professionnel" de la gestion de droit, dans un superbe bureau spacieux et climatisé (qui doit émarger très très "honnêtement") et que les artistes et techniciens que vous employez gagnent à peine leur vie sans avoir jamais touché un centime de la Société SACEM, vous en venez à vous dire que ce système est vraiment mal fichu. Hormis augmenter le prix des places, ou se marginaliser totalement (concerts privés et secrets...), ce type d’initiatives, souvent associatives, sont de plus en plus délicates et improbables à organiser. Et l’on est éffaré que la "Police" Sacem, les RG de la musique, s’acharne, faisant pression, avec recours à huissier contre les "contrevenants" et au final détruit toute possibilité de diversité culturelle et d’action dont l’intérêt n’est pas l’argent mais simplement la musique.

    J’ajouterai enfin que le fameux responsable, très soigné, derrière son beau bureau, est rarement (jamais ?) visible dans aucun concert de la place auquel on peut se rendre (5 ou 6 par semaine) dans tous les styles de musiques (du classique au drum’n bass, de Arthur H à Diam’s)... Oui, pour moi la question se pose, au regard de ce qu’elle impose comme contraintes voire comme déséquilibre, à qui, mais à qui donc, profite la SACEM ?

  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 19:58, par Nonyme

    Nous vous voyons venir de très loin, cher Sacem ! Oui, de très, très loin, avec tes gros sabots !

    D’autant plus loin, que certains d’entre nous sont déjà à la vitesse lumière alors que certains s’éclairent encore à la bougie…

    Si vous souriez, c’est déjà ça de pris. 20 ans de retard, vous comprendrez qu’il faut mieux en rire. Pourtant, nous allons tous en pleurer…

    Pardonnez mon ton. Il est et restera impitoyable. Envers Dame Sacem, en premier lieu, car c’est bien d’un rakette qu’il s’agit : holding associative sous couvert d’État !

    Mais la Sacem n’est plus rien de puis longtemps ! (quant à l’état, après ces élections, même un aveugle y voit clair ! c’est pour dire…)

    La Sacem fait sa vie, et nous la nôtre. Aujourd’hui, Madame Sacem pleure, car elle ne peut plus endiguer un état de fait, alors que cela fait 20 ans que nous avons ouvert le sujet.

    C’est bien les brevets, licences, droits d’auteurs et autre copyright qui créent cet état de fait. Ne pas avoir répondu en temps et en heure, nous oblige à accepter la suprématie anglo-saxonne qui elle, se fait déborder par l’Open Source et sa logique économique.

    Le souci Sacem est dérisoire par rapport au bouleversement qui nous attend. Les états pris de panic cherchent à tout prix à imposer, par tous moyens, leurs esprits rétrogrades.

    Le Contrôle n’est pas la Solution, il est le Problème ! Oui oui !

    Alors, taxons encore un peu plus, oui toujours plus. Cela s’appelle la croissance virtuelle ! La croissance zéro, c’était hier…

    Personne n’admet que nous faisons fausse route. Alors, continuons à nous frapper la tête contre le mur. Éclatons nos petites cervelles et écrasons notre moelle jusqu’à mort s’en suive.

    Et ce n’est pas faute d’avoir des solutions ! Nous n’en avons jamais eu autant, c’est un comble.

    N’inversons pas les rôles, les pirates ne sont peut-être pas ceux montrés du doigt ! Non non !

    Et pas besoin d’aller chercher des pédophiles pour justifier plus de surveillance ! pas besoin de terroristes fictifs pour imposer une dictature. Soyez malhonnête, cela vous évitera d’être hypocrite ! Ou soyez hypocrite, cela vous évitera d’être honnête…

    La création confisquée, par une logique qui n’a plus aucun avenir ? Non, ne croyez pas cela, la Sacem n’a jusque que trois ou quatre guerres de retard. C’est tout, mais c’est trop.

    Adieu, Sacem vous ne savez pas parler aux Majors, qui ne savent plus parler aux États, qui ne savent pas parler aux contribuables. Vous représentez quoi ? Les artistes ? Non sans blague ? Même, La Fesse fait son procès tout seul, c’est pour dire !

    Allez faites nous rire encore un peu Sacem, Procés au logiciel libre ! Ouay, c’est bon, vas-y Sacem. On t’aime.

    Prends le contrôle des FAI, avec les Majors ! Non mieux, attaque les fabricants de puces ! Top contrôle inside ! Oui, invente l’ordi jetable en carton mâché écolo ! Yes, breveté 100% respect de la bêtise. Surprime les barrettes-mémoires collectives et autres disques de sauvegarde du patrimoine culturel…

    Tu pourras reposer en Paix, les artistes n’ont plus besoin de toi ! Ils sont orphelins depuis la nuit des temps et non pas besoin d’une prostituée pour s’occuper de leurs petites affaires.

    Merlin l’enchanteur n’est pas une potion magique et non seulement tu perds ton temps, mais surtout tu nous enquiquines avec tes états d’âme. garde la star act. Ils sont comme toi, jetables. Et le classique élitiste qui compte sur le showbiz pour lui arrondir ses fins mois tout en critiquant une note syncopée pointée !

    L’Art, c’est autre chose. Tu l’apprends à tes dépens. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Cela s’appelle expérience, elle ouvre la porte de la sagesse, celle qui te manque aveuglé par le gain facile.

    Oui, tu souhaites un péage sur chaque bit échangé ! Oui, le P2P n’est qu’une étape, le streaming une autre et t’as encore rien vu ! l’IPV6 est déjà fonctionnel ! Trop tard, je te l’ai dit, beaucoup trop tard, personne n’attend personne et tout le monde trace la route.

    Alors si tu veux un peu d’aide, ouvre ton catalogue, tes comptes, tes filiales.

    Transparence dans le flou ? ClearSacem, Clearstream, Clearchannel, ClearSécu ? tu vois c’est la mode ! Et quand un petit million de déficits apparaît, c’est quelques trillions dans un paradis fiscal ! Alors les milliards, ni vu, ni connu, je t’embrouille.

    Les contribuables sont sur leurs nuages tout va bien ! Pas beau la Vie ? Alors, lâche-nous les baskets, garde tes gros sabots, mais ne marche plus sur nos plates bandes, tu écrases toutes les jolies fleurs…

    Nonyme, parmi tant d’autres, avec ou sans vous…Nous vous voyons venir de très loin, cher Sacem ! Oui, de très, très loin, avec tes gros sabots !

    D’autant plus loin, que certains d’entre nous sont déjà à la vitesse lumière alors que certains s’éclairent encore à la bougie…

    Si vous souriez, c’est déjà ça de pris. 20 ans de retard, vous comprendrez qu’il faut mieux en rire. Pourtant, nous allons tous bientôt en pleurer…

    Pardonnez mon ton. Il est et restera impitoyable. Envers Dame Sacem, en premier lieu, car c’est bien d’un rakette qu’il s’agit : holding associative sous couvert d’État !

    Mais la Sacem n’est plus rien de puis longtemps ! (quant à l’état, après ces élections, même un aveugle y voit clair ! c’est pour dire…)

    La Sacem fait sa vie, et nous la nôtre. Aujourd’hui, Madame Sacem pleure, car elle ne peut plus endiguer un état de fait, alors que cela fait 20 ans que nous avons ouvert le sujet.

    C’est bien les brevets, licences, droits d’auteurs et autres copyright qui créent cet état de fait. Ne pas avoir répondu en temps et en heure, nous oblige à accepter la suprématie anglo-saxonne qui elle, se fait déborder par l’Open Source et sa logique économique.

    Le souci Sacem est dérisoire par rapport au bouleversement qui nous attend. Les états pris de panic cherchent à tout prix à imposer, par tous moyens, leurs esprits rétrogrades.

    Le Contrôle n’est pas la Solution, il est le Problème ! Oui oui !

    Alors, taxons encore un peu plus, oui toujours plus. Cela s’appelle la croissance virtuelle ! La croissance zéro, c’était hier…

    Personne n’admet que nous faisons fausse route. Alors, continuons à nous frapper la tête contre le mur. Éclatons nos petites cervelles et écrasons notre moelle jusqu’à mort s’en suive.

    Et ce n’est pas faute d’avoir des solutions ! Nous n’en avons jamais eu autant, c’est un comble.

    N’inversons pas les rôles, les pirates ne sont peut-être pas ceux montrés du doigt ! Non non !

    Et pas besoin d’aller chercher des pédophiles pour justifier plus de surveillance ! pas besoin de terroristes fictifs pour imposer une dictature. Soyez malhonnête, cela vous évitera d’être hypocrite ! Ou soyez hypocrite, cela vous évitera d’être honnête…

    La création confisquée, par une logique qui n’a plus aucun avenir ? Non, ne croyez pas cela, la Sacem n’a jusque que trois ou quatre guerres de retard. C’est tout, mais c’est trop.

    Adieu, Sacem vous ne savez pas parler aux Majors, qui ne savent plus parler aux États, qui ne savent pas parler aux contribuables. Vous représentez quoi ? Les artistes ? Non sans blague ? Même, La Fesse fait son procès tout seul, c’est pour dire !

    Allez faites nous rire encore un peu Sacem, Procés au logiciel libre ! Ouay, c’est bon, vas-y Sacem. On t’aime.

    Prends le contrôle des FAI, avec les Majors ! Non mieux, attaque les fabricants de puces ! Top contrôle inside ! Oui, invente l’ordi jetable en carton mâché écolo ! Yes, breveté 100% respect de la bêtise. Surprime les barrettes-mémoires collectives et autres disques de sauvegarde du patrimoine culturel…

    Tu pourras reposer en Paix, les artistes, ceux qui marchent sur un fil, n’ont jamais eu besoin de toi ! Ils sont orphelins depuis la nuit des temps et n’attendent pas qu’une prostituée s’occupe de leurs petites affaires.

    Merlin l’enchanteur n’est pas une potion magique et non seulement tu perds ton temps, mais surtout tu nous enquiquines avec tes états d’âme. garde la star act. Ils sont comme toi, jetables. Et n’oublies pas le classique élitiste qui compte sur le showbiz pour lui arrondir ses fins mois tout en critiquant une note syncopée pointée !

    L’Art, c’est autre chose. Tu l’apprends à tes dépens. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Cela s’appelle expérience, elle ouvre la porte de la sagesse, celle qui te manque aveuglé par le gain facile.

    Oui, tu souhaites un péage sur chaque bit échangé ! Oui, le P2P n’est qu’une étape, le streaming est déjà là et t’as encore rien vu ! l’IPV6 est déjà fonctionnel ! Trop tard, je te l’ai dit, beaucoup trop tard, personne n’attend personne et tout le monde trace la route.

    Alors si tu veux un peu d’aide, ouvre ton catalogue, tes comptes, tes filiales.

    Transparence dans le flou ? ClearSacem, Clearstream, Clearchannel, ClearSécu ? tu vois c’est la mode ! Et quand un petit million de déficits apparaît, c’est quelques trillions dans un paradis fiscal ! Alors les milliards, ni vu, ni connu, je t’embrouille.

    Les contribuables sont sur leurs nuages tout va bien ! Pas beau la Vie ? Alors, lâche-nous les baskets, garde tes gros sabots, mais ne marche plus sur nos plates bandes, tu écrases toutes les jolies fleurs…

    Nonyme, parmi tant d’autres, avec ou sans vous…

  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 18:52, par Simon

    1/ La redistribution établie par la SACEM des droits perçus est totalement farfelue.

    2/ La SACEM pleure de n’avoir pu prévoir l’apparition de nouveaux médias de communication et d’échange.

    3/ Priver une personne morale de sa rétribution, c’est du vol.

    4/ La SACEM doit protéger les intérêts des artistes. Les artistes ont intérêt à voir le développement de nouveaux modes de diffusion. La SACEM doit donc travailler pour ces nouveaux modes de distribution, pas contre.

    5/ Les distributeurs font la plus grosse marge, sans rien faire pour les artistes qui ne sont pas déjà disque d’or. Ce sont eux, les voleurs.

  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 16:25

    Comme d’habitude dès qu’on évoque la SACEM on obtient pas mal de sottises dans les commentaires. Comme si les 15% de frais de gestion ne servaient pas à payer les salaires des employés, les locaux des antennes régionales et leur entretien… Que faudrait-il faire ? Délocaliser la gestion en Inde ou en Chine ? Priver les auteurs des bureaux en région ? Les obliger à coûteux voyage à la capitale à chaque fois qu’il leur faut rencontrer un interlocuteur compétent ?

    La société est au service de ses sociétaires et cela coûte de l’argent même si l’on peut espérer économies et modernisation. N’oublions pas non plus que c’est la SACEM qui s’acquitte des frais de justice lorsqu’il s’agit de défendre les auteurs face à des entreprises devant lesquels ils ne pèseraient pas lourd et que sans elle ils auraient bien du mal à faire valoir leurs droits. Tout n’est pas simple comme une rumeur. Que des sommes importantes au titre du droit d’auteur soient versées à des auteurs médiocres n’a rien à voir avec la SACEM mais relève plutôt du mauvais goût d’un certain public à qui on peut vendre n’importe quoi et c’est un autre débat.

    Je suis bien d’accord avec Philou pour penser qu’elle a « raté » l’occasion de la Licence Globale mais je pense aussi que ce n’est que partie remise car les faits sont têtus et pour l’instant c’est l’industrie de l’informatique et des réseaux qui empoche les profits considérables d’une économie dont le moteur est la création d’autrui qu’elle diffuse sans en rémunérer les auteurs. Il faudra bien une solution. Nous vivons au XXIe siècle et il ne sont plus entretenus pas des princes comme dans l’ancien régime.

  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 14:49, par TZ
    Racket (Wikipédia) : Le racket, c’est ce que le code pénal appelle de l’extorsion, ou vol avec violence. Le racketteur exige de sa victime de l’argent, des objets ou des vêtements en lui faisant très peur. Il peut aussi l’obliger à commettre certains actes. Pour cela, il utilise la force physique, menace ou le chantage. C’est un délit, il est donc puni par la loi.
    • La Sacem à découvert 20 juin 2007 15:34, par jey
      Vol (Wikipedia) : En droit, le vol est un délit, le fait de s’approprier indûment, avec ou sans violence, le bien d’autrui.
      • La Sacem à découvert 20 juin 2007 16:20, par A

        Argument d’autorité : On nomme argument d’autorité le fait de remplacer un raisonnement par une référence aux conclusions d’une personne évoquée comme autorité sur un sujet.

        Je peux vous rajouter la définition de troll si vous voulez ?

      • La Sacem à découvert 20 juin 2007 16:30, par TZ
        La copie n’est pas un vol. Copier une œuvre n’est pas "voler le bien d’autrui". Si je copie votre voiture, vous pourrez toujours l’utiliser... Par ailleurs, les artistes sont toujours les derniers à récolter le peu d’argent qui reste sur l’achat d’un morceau ou d’un album. La SACEM, comme les maisons de disque, sont les acteurs majeurs d’un racket dont les mélomanes et les artistes sont les grandes victimes.
        • La Sacem à découvert 20 juin 2007 17:05, par Dark Warhol

          1-"la copie n’est pas un vol".. En effet, moi-meme je ne paye qu’avec des billets de banque contrefaits (que j’imprime moi-meme sur des imprimantes non-polluantes), mais bizarrement ça semble choquer beaucoup de gens...

          2-"les artistes sont toujours les derniers à récolter le peu d’argent qui reste sur l’achat d’un morceau ou d’un album" C’est donc une raison valable pour les déposséder du peu qui leur resterait en les téléchargant illégalement....

          • La Sacem à découvert 20 juin 2007 21:56, par TZ

            Le détournement des propos est parfois aussi grave que le détournement d’œuvres. 1 - Quand je dis que la copie n’est pas un vol, c’est pour indiquer que le problème est bien différent : très souvent, les musiques ou autre œuvres copiées n’auraient sans doute pas été achetée par la personne qui la réalise. Ce n’est pas un vol à part entière, même si c’est un acte illégal.

            2 - Le deuxième argument ne vient pas appuyer le premier. Télécharger des mp3s ou divx de mauvaise qualité permet à pas mal de gens de s’affranchir des tarifs incroyables pratiqués par les industries du cinéma et de la musique. En baissant le tarif de ces produits (en jouant sur leurs marges énormes, par exemple), ces 2 industries y gagneraient amplement, car cela résoudrai l’origine du problème.

            J’ajouterai que, depuis quelques années, les morceaux vendus sont extrêmement compressés (entendez par là que leur volume est optimisé pour occuper le maximum de la dynamique : voir ici http://www.youtube.com/watch ?v=3Gmex_4hreQ ) et les formats AAC et MP3 dégradent encore plus la qualité de l’enregistrement original. Ecoutez des enregistrements des années 70, du jazz ou du classique et comparez avec du rock, de la techno ou autre et vous m’en direz des nouvelles.

            Le mieux dans tout ça : le boycott. Mais je suis sûr que les maisons de disque ou de cinéma tapperont toujours sur le p2p et le piratage pour justifier leurs mauvaises performances...

            • La Sacem à découvert 21 juin 2007 03:47, par Dark Warhol

              Vos arguments sont tellement à coté de la plaque que je ne sais même pas pourquoi je réponds, mais bon comme je dois être maso ...

              D’abord il suffit d’écouter autre chose que le top10 du hit-parade pour savoir que les ingénieurs du son n’abusent pas de la compression (au mixage) à contrario du rock-pop et de la variété qui sort des majors et qui est destiné a MTV.

              Ensuite que le mp3 et le AAC diminue la qualité sonore, mais vous venez de découvrir que la terre est ronde... C’est le public qui veut ça !!!!

              Le public ne veut pas de la qualité sonore, il veut de la quantité et pour pas cher. Pendant de longues années on lui a proposé de nouveaux formats comme le SACD et le DVD-AUDIO avec une qualité sonore bien supérieure au cd actuel. Résultat : zéro.

              Le public lui préfère le mp3 parce qu’il peut stocker des quantités énormes de musique sur son ordi ou son ipod, et non pas à cause de la qualité dont il n’a que faire. L’industrie ne propose au consommateur que ce que le consommateur veut.

              Ensuite le "consommateur" prolonge sa bêtise avec l’argument : "Je n’aime pas la musique que je télécharge, donc je la télécharge".

              Comme quoi le public en plus d’être médiocre est aussi maso.

              Il s’inflige la punition d’aller chercher sur un p2p bourré de malware, de la musique qu’il n’aime pas, pour l’écouter en boucle sur son ipod. Ensuite pour se dédouaner de sa propre médiocrité, le "public" pleurniche :"Mais c’est parce que c’est tout ce qu’ON nous propose" . "On" ? Qui ça On ? MTV ? TF1 ? SkyRock ?

              Attendre de TF1 qu’elle vous fasse découvrir autre chose que Lorie est comme aller dans une boulangerie pour acheter l’intégrale de Derrida.

              Depuis l’arrivée du net, jamais il n’a été aussi facile découvrir des musiques qui sortent des sentiers battus. Un coup de google par là, un coup de forums spécialisés par ci, lastfm, (feu) pandora, et l’on trouve plus de merveilles que l’on ne croyait exister. Et si on tient à de la qualité sonore, une pléthore de sites de ventes de cd sur le net vous permettent de l’acquérir sans rarement dépasser les 12€ , voire beaucoup moins sur CDbaby, ou magnatune.

              Mais bon, j’en conviens, il est tellement plus agréable de se poser constamment en victime.

              Comme le disait si bien Coluche : "Dire qu’il suffit de ne plus en acheter pour que ça ne se vende plus "

              • La Sacem à découvert 21 juin 2007 07:38, par TZ
                Si vous n’êtes pas d’accord avec mes arguments, pas la peine de devenir agressif... Surtout quand votre conclusion rejoint la mienne.
              • La Sacem à découvert 21 juin 2007 08:10, par jean bond
                « Ensuite que le mp3 et le AAC diminue la qualité sonore, mais vous venez de découvrir que la terre est ronde... C’est le public qui veut ça !!!! » le public veut des fichiers 10x moins gros qu’un fichier non compressé, ce n’est pas lui qui décide de vouloir écouter de la mauvaise qualité, n’inversez pas cause et conséquence. Le loudness utilisé pour compresser les morceaux est désormais audible même dans le jazz. allez voir ici :http://entertainment.timesonline.co.uk/tol/arts_and_entertainment/music/art icle1878724.ece
                • La Sacem à découvert 21 juin 2007 12:16
                  Saviez donc qu’il suffisait d’acheter le CD pour n’avoir aucune compression ? On ne peut pas demander de la musique instantanée sans accepter qu’elle soit compréssée. Un disque d’une heure non-compréssé fait dans les 650mg... Bonne chance si vous n’avez pas le top du haut-débit.
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 14:46, par danzen
    "pour l’instant nous sommes incapables de valoriser ces nouveaux modes de diffusion alors même que certains, comme les industriels de la high-tech ou les fournisseurs d’accès au Net, en tirent d’importants profits. »" Et ensuite on vient tapper sur le consomateur ??? accusé d’être responsable de la chute des droits perçus.... est ce une farce ? Cela dit déjà la seule étude du CNC montrait que les plus gros acheteurs de DVD étaient ceux qui téléchargeaient le plus de film....... ca serait risible si on était pas concernés.
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 14:33, par Conne-Art
    Encore un mammouth à dégraisser prochainement. Il est urgen de mettre fin à son monopole et de contrôler sérieusement ses comptes.
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 14:13, par belnea
    est ce normal que les propriétaires d’appartements versent de l’argent à la sacem à cause d’une antenne de télé commune ? c’est le genre de truc qui n’est pas normal. me rappelle d’une soirée. un groupe donnait un concert. la sacem s’est pointé pour toucher le pourcentage sur les boissons et d’autre trucs. seul soucis, c’est que le groupe ne faisaient aucune reprise et n’avaient pas signé à la sacem. on les a foutu dehors direct. manque pas de culot, ceux là.
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 13:07
    La question qui est posée dans l’article, même si elle semble être un peu masquée par la problématique de la perception sur les diffusions sur des nouveaux supports, Youtube et consors, c’est le mode de fonctionnement et les frais généraux d’une telle structure. Ne serait-il pas grand temps de revoir à la baisse le niveau de vie de ce monde étrange et si attirant de la musique ? Pourquoi se bat-on pour une telle chose, alors que rien n’oblige quiconque (sauf si je n’ai pas l’information), à payer des droits sur la lecture publique d’un roman ? D’où vient donc cette inégalité, cette disparité financières par rapport à un art parmi tant d’autres, la musique ? Ne doit-on pas revoir le train de vie de ce monde, être capable d’accepter, pour un chanteur à succès, de gagner 5 ou 10 000 euros par mois pour les plus ou moins connus, au lieu des sommes astronomiques versées et nécessitant la mise en place d’un bouclier fiscal ? Qu’il y aurait-il de choquant ? Est-ce que cela ne redonnerait pas un sens à l’exercice même de cet art, ou plutôt que d’attirer vainement de faux artistes en mal de célébrité, si on laissait véritablement la musique s’exprimer au travers du talent et non pas d’un système de perception de pognon ou de train de vie somptuaire des producteurs et du reste ? Et puis, le secteur de la musique est en crise, dit-on, c’est possible. Haro sur les téléchargements sauvages, sus aux vilains pirates. Le système est peut-être tout simplement en train de se retourner contre ceux qui ont cru y faire fortune, et je pense que ce n’est pas un mal. Si chacun acceptait de revenir à des choses normales, on y verrait peut-être plus clair, non ?
    • La Sacem à découvert 20 juin 2007 13:48, par Dark Warhol
      Il y a bel et bien des droits/authorisation à obtenir pour la lecture publique d’un roman dans un cadre commercial. Quant à la sacem, n’oubliez pas que seul 3% des sociétaires touchent plus de 10000€ par AN. Le reste oscille entre 0€ et l’equivalent du smic. Il y a vraiment beaucoup trop de phantasmes dans le public autour de la réalité de la vie des artistes...
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 13:04, par Eldiou

    « C’est d’ailleurs paradoxal, puisque jamais sans doute on a écouté et consommé autant de musique. »

    Bin pas chez moi. Je boycotte l’industrie musicale depuis 2001 et ca me manque franchement pas.

    Honnetement, vivement que la SACEM se pete la gueule avec ses frais de gestion élevés comparés aux autres pays d’Europe (non je n’ai pas parlé de détournement ;) )

  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 13:00
    Avec la commission d’Albi qui a tenu séance hier ils pourront se rassurer, de nouveaux médias viendront s’ajouter à la liste de ceux touch"s par la redevance pour la copie privée... qu’ils soient utilisés pour le stockage de données personnelles importe peu... go ahead punk, make my day.
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 12:57, par philou68
    Voila une raison de plus pour faire une license globale. Je m’explique. Aujourd’hui le P2P fait perdre de l’argent. Je suis certain que beaucoup de personnes qui telechargent, seraient pres a payer une somme forfaitaire mensuelle de 7€ pour pouvoir telecharge sur un site controle (mais a volonte). Croyez moi, ce n’est pas parce que le "a volonte" est present que le telechargement va exploser ; bien au contraire car dans tout abonnement internet il y a un echange en Go a ne pas depasser sous payement d’un supplement. Bref, n’en deplaise aujourd’hui le prix d’un CD est trop eleve pour ne vouloir qu’une musique.
  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 12:54, par Pierre
    la sacem est elle encore légitime aujourd’hui ? à qui profite-t-elle réellement. ?? je prends son déclin comme une bonne nouvelle ! les mutations des pratiques culturelles ont trop longtemps été ignorées. cette "exception" française a atteint ses limites ;
  • La Sacem à découvert, vraiment ??

    20 juin 2007 12:53, par GroM

    La Sacem à découvert Dans un secteur en crise, la Sacem affiche pour la première fois une croissance négative

    Votre titre est fallacieux : être à découvert, c’est avoir un solde négatif sur son compte en banque. Avoir une croissance négative, c’est juste voir son chiffre d’affaire diminuer. Ce qui n’est pas forcément une catastrophe.

    Mais bon, c’est toujours facile de faire un titre croustillant avec la Sacem, que personne ne peut encadrer sur le net.

  • La Sacem à découvert

    20 juin 2007 12:16, par A
    Quel beau métier que celui de sangsue, pomper suffisamment pour se nourrir tout en gardant sa victime vivante.

 

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