jeudi 15 novembre 2007 17:41
« Defcon », le conflit nucléaire à portée de tous
tag : pc
En plein conflit thermo-nucléaire Est-Ouest dans « Defcon ». DR
« Moscou, 11 million de morts ». Un petit clic à côté : « Saint-Petersboug, 4,3 millions de morts ». Le compteur s’affiche à l’écran, sans plus de détails, tandis qu’un gros point lumineux recouvre les villes touchées par des bombes H. En fond sonore, une petite musique électronique des années 80 passe en boucle, parfois interrompue par des cris d’horreur qui retentissent sans prévenir. On est dans Defcon, le dernier titre d’Introversion Software, tout petit développeur britannique. Le jeu simule un conflit nucléaire à l’échelle planétaire, où il ne s’agit pas de lésiner sur les bombes. Pas question non plus de tirer de l’atome dans tous les sens, puisqu’il faut un minimum de stratégie (et savoir tirer profit de ses ressources limitées) pour espérer l’emporter sur la racaille communiste. Car Defcon reprend la géopolitique quelques années avant la Perestroïka, à l’époque du film Wargames (1983) de John Badham, quand Matthew Broderick n’imaginait pas encore qu’il pourrait un jour être complètement has-been. Le jeu s’inspire d’ailleurs grandement de l’interface du « jeu » de Wargames : un écran sombre, sur lequel un contour lumineux désigne les continents, tandis que des petits arcs de cercle blancs indiquent la trajectoire des têtes nucléaires. Ce design, très réussi dans Defcon, contribue grandement au jeu, d’autant qu’il lui permet de rester relativement simple d’accès et facilement appréhendable. En quelques secondes, on s’immerge dans cette guerre nucléaire, et on a parfois bien du mal à en sortir. Surtout en multijoueur. Avec six camps concurrents, la rapidité d’action et de prise de décision devient essentielle. Et le petit compteur continue d’engranger les millions. Defcon, développé par Introversion Software et distribué par Codemasters, 20 euros sur PC.
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