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mercredi 18 avril 2007 08:05

  • cinéma

« La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

Trois films américains datant d’une campagne antidrogue des années 30.

par Samuel Douhaire

tag : cinéma d’auteur

Reefer Madness, de Louis Gasnier - DR

« La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. » « Fumer des joints provoque des rires hystériques, puis des actes de violence et, in fine, une démence incurable. » Ces déclarations apocalyptiques n’ont pas été puisées dans le programme présidentiel de Philippe de Villiers, mais dans trois séries Z américaines des années trente exhumées par l’éditeur DVD Bac Vidéo. Assassin of Youth, Reefer Madness et Marihuana sont trois fleurons de ce que l’on appelait à l’époque la « Drug Scare Exploitation » : des fictions paranoïaques plus ou moins documentées sur les stupéfiants - le plus souvent cannabiques - et leur influence plus ou moins fantasmée sur la jeunesse américaine, conçues pour avertir les parents du danger menaçant leur progéniture.

Le genre existait déjà au temps du muet - un extrait de High on the Range, western de 1924 avec deux cow-boys amateurs de pétards, est présenté en bonus sur le DVD de Reefer Madness - mais c’est dans les premières années du parlant qu’il trouve son apogée grâce à Dwain Esper (1892-1982). Dans son premier court métrage en 1930, Sinister Menace (en bonus sur Assassin of Youth), Esper montrait déjà les « ravages » du trafic de haschich, mais en Egypte, ce pays où l’« on voit clairement la marque des bâtisseurs de pyramide dans les corps musclés des habitants » et où la drogue circule « dissimulée sous la toison des dromadaires ».

Six ans plus tard, l’auteur de How to Undress in front of your Husband (« Comment se déshabiller devant votre mari », ça ne s’invente pas) va racheter un moyen métrage antiherbe réalisé par le Français Louis Gasnier pour un lobby catholique, Tell your Children. Il l’exploite une deuxième fois sous le titre nettement plus accrocheur de Reefer Madness, et le complète par des séquences de bagarre et de striptease - mais pour la bonne cause. Car derrière l’indignation vertueuse et la rectitude morale affichées, les films de la « Drug Scare Exploitation » constituaient souvent un bon prétexte pour montrer à l’écran des scènes de violence et de sexe normalement prohibées par le très rigide code de censure Hays - Esper projetait d’ailleurs souvent ses « oeuvres » dans des cirques ou des foires itinérantes, moins contrôlés que que les salles de cinéma traditionnelles. A ce titre, Marihuana est un festival de transgressions avec seins aperçus dans un miroir, baignade naturiste et collective sur la plage et caresses prolongées bien au-delà de ce que Hollywood tolérait alors.

Mais soixante-dix ans après leur réalisation, ces nanars fauchés séduisent surtout par leur dimension autoparodique - largement involontaire, il est vrai. Dans certaines scènes d’Assassin of Youth, plusieurs projecteurs semblent être tombés en panne sans que cela ait ému outre mesure le réalisateur Elmer Clifton. Dans Marihuana, une actrice censée incarner une mère de famille est visiblement bien plus jeune que la comédienne interprétant sa fille, et la plupart des figurants ont un jeu tellement outré qu’on se demande s’ils n’ont pas, comme leurs personnages, vraiment goûté aux substances que le film est censé combattre. Au cours des années 70, nettement plus portées sur la fumette, Reefer Madness est même devenu culte dans les campus gauchistes, inspirant une comédie musicale déjantée, devenue à son tour un film (signé Andy Fickman) en 2005. Il est vrai que, loin de dégoûter du chanvre indien, des films comme Marihuana donneraient plutôt envie de se rouler illico un six-feuilles, histoire de rigoler davantage devant de telles inepties.


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  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    21 juin 2007 02:12
    non mais c est quoi ces histoires !!!! fumer n a jamais rendu fou .......
  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    23 mai 2007 22:05
    non mais bon ! hein ? quoi ? faut q’j’arrete...
  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    12 mai 2007 21:13
    Non mais qu’est ce qu’il faut pas lire...des actes de violences sous marijeanne ?alors qu’en général on est assi sur un canapé et que notre seul préocupation c’est de réussire a se lever ??
  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    11 mai 2007 01:09, par Mika

    Ouai ben tout dépend a quel jeux tu joues, avec qui tu joues et quand tu le joues... P.... soyez réaliste et ouvrez vos quiquinnes de poupousses... c’est abhérant les conneries que j’entend a longueur de temps... et celles ci sont les plus faramineuses que j’aie jamais entendues/lues. A choisir je préfère largement me taper un bon gros délire chez moi avec des potes en fumant de la mariejeanne tranquillement en soirée que de me planter dans un arbre après m’être bourré la gueule en soirée avec une bande de nazes.

    PEACE

  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    2 mai 2007 20:22, par quelqun
    yo yo yo yo yo yo !!!
  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    18 avril 2007 12:41
    Je confirme : "Reefer madness" (version 2005) est plus un film incitant à fumer qu’un brulot contre le cannabis...
  • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. »

    18 avril 2007 10:12, par Un français de la France française
    Les fumeurs de Hashish mangent des bébés.
    • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. » 19 avril 2007 08:44
      "Les fumeurs de Hashish mangent des bébés" C’est vrai, mais pas autant que les communistes.
      • « La marijuana transforme des jeux innocents en orgies tragiques. » 8 mai 2007 12:43, par guligula
        ah, moi je croyais que c’était les tchétchènes.

 

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A savoir


Marihuana, de Dwain Esper (1936, 0h56)
Reefer Madness, de Louis Gasnier (1936, 1h06)
Assassin of Youth, d’Elmer Clifton (1935, 1h13).
Bac Vidéo, « la collection secrète ».
3 DVD, 15 euros chaque.
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