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lundi 18 décembre 2006 15:20

  • jeux

«La prise de risques artistiques facilitée»

par Bruno Icher

tag : politique

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Faites vos jeux

Face à la concurrence étrangère, l’industrie française du jeu vidéo, en crise, joue son avenir au Sénat, avec l’examen aujourd’hui d’un projet de loi visant à instaurer un crédit d’impôt pour soutenir la production.

Yves Guillemot, président d’Ubisoft, plus important éditeur français, plaide pour une action rapide des pouvoirs publics.

Que représente le crédit d’impôt pour Ubisoft, qui travaille au Canada comme avec des studios français ?
Une forme de reconnaissance dont le jeu a besoin. Mais cela revient surtout à soulager les créateurs français afin qu’ils puissent prendre des risques artistiques. N’oublions pas que ces studios vendent la plupart de leurs produits à l’international. Or, avec un euro en hausse, il leur est impossible de réduire les coûts de développement et la pression devient intenable. Le Canada a inventé une formule et il n’y a pas de raison que cela ne soit pas valable en France et en Europe.

La question des droits d’auteur reste délicate...
Les conséquences des mesures en faveur de cette industrie ne doivent pas fermer les marchés aux auteurs français. Ce serait absurde de mettre en place une aide à la création qui se transforme en handicap pour ceux qui sont censés en bénéficier. Il faut que tout le monde comprenne que nous sommes une nouvelle industrie, avec de nouvelles règles. Les sociétés d’auteurs du cinéma et de la musique gèrent d’autres métiers que les nôtres.

A terme, Ubisoft pourrait concentrer ses effectifs en Amérique du Nord ?
Non, car il y a une spécificité des créateurs français à laquelle nous sommes très attachés. Les politiques comprennent mieux nos contraintes et l’Europe a besoin d’industries leaders. Ils doivent donc mettre la main à la poche, et la France montrer le chemin.


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  • «La prise de risques artistiques facilitée»

    18 décembre 2006 15:43, par taltos
    "Mais cela revient surtout à soulager les créateurs français afin qu’ils puissent prendre des risques artistiques." Mais monsieur Guillemot, les créateurs français ils les prennent les risquent artistiques, ils mettent même en jeu parfois tout ce qu’ils ont pour aller au bout de leur projet. Mais les editeurs ne veulent pas en entendre parler, trop occuper a vendre leurs jeux comme des paquets de lessives. Alors oui le jeu video est une forme de création artistique (ico, shadow of colossus, okami, katamari, REZ, Elektroplankton...ups ce sont que des jeux japonais). Alors manque de créativité en France ??? Non, manque de courage chez les éditeurs. Entendons nous bien, je ne parle pas de mécéner des jeux en perdant forcement de l’argent, je dit juste investir parfois l’équivalent d’un dixiéme du budget marketing d’un splinter cell, dans 2/3 jeux un peu "différents", cela s’appelle créer un ecosystéme.

 

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