lundi 4 janvier 2010 17:56
« La seule chose qui protège encore l’industrie du cinéma et de la télévision, c’est la taille des fichiers échangés »
par Alexandre Hervaud (l'article, pas la citation)
tags : musique , piratage , filtrage
Bono, noob irlandais et chanteur fortuné, évoque le piratage dans une tribune du New York Times, en reproduisant le discours habituel des majors (figurez-vous que les méchants FAI font « des profits énormes, reflets exacts des recettes perdues du business de la musique »). Apparemment, le haut-débit est vraiment tout pourri vers Dublin, à en juger parce que l’auteur de With or Without You déclare, en fin analyste de l’Internet : « La seule chose qui protège encore l’industrie du cinéma et de la télévision du destin qui a touché celles la musique et la presse, c’est la taille des fichiers échangés. L’évolution de la bande passante étant ce qu’elle est, encore quelques années et l’on pourra télécharger une saison entière de 24 heures chrono en 24 secondes. Et beaucoup voudront l’avoir gratuitement. » Beaucoup d’observateurs, comme du côté de Torrentfreak, ont fait remarquer au rockeur que son observation est déjà totalement obsolète, la vision de séries en streaming étant devenue une alternative bien ancrée chez de nombreux internautes. Pour couper l’herbe sous le pied des impitoyables filesharers, Bono en appelle tout simplement au filtrage du net, rien de moins, donnant l’exemple de la traque de sites pédophiles aux Etats-Unis, et même du contrôle étatique made in China. Qu’il condamne quand même au passage, hein, il s’agirait de ne pas encore rater le Prix Nobel de la Paix l’an prochain.
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