vendredi 25 janvier 2008 16:39
Last.fm se lance dans la musique à la demande
par Astrid Girardeau
Logo de Last.fm - DR
Le site communautaire d’écoute et de partage de musique Last.fm a lancé hier, mercredi 23 janvier, de nouveaux services touchant à la fois les auditeurs et les artistes. Propriété de CBS depuis mai dernier, la société anglaise a d’abord annoncé avoir conclu un accord avec Universal. Son catalogue vient donc s’ajouter à ceux des majors EMI, Sony BMG et Warner, et quelques 150 000 agrégateurs (IODA, the Orchard, Naxos et CD Baby), labels et artistes indépendants. Ce qui permet à Richard Jones, un des trois fondateurs de Last.fm, de proclamer son site « plus grande collection de musique légale disponible gratuitement sur le web ». Parallèlement, ils ont lancé un système gratuit d’écoute à la demande de morceaux entiers, limitée jusqu’ici à 30 secondes. Un système déjà proposé par ses concurrents, comme Deezer. Pendant la version bêta, il sera possible d’écouter des chansons trois fois avant l’apparition d’un message avertissant de l’arrivée prochaine d’un service d’abonnement. Richard Jones a indiqué que les détails de ce service seraient bientôt annoncés, évoquant « des écoutes illimitées et quelques autres choses utiles » qui pourraient avoir des airs de licence globale. Pour le moment, le service n’est disponible que dans les trois pays pour lesquels les droits spécifiques ont été négociés : Etats-Unis, Royaume-Uni et Allemagne. Des accords avec les autres pays seraient en route. « Nous sommes encore en discussion avec un certain nombre d’acteurs pour étendre le service à la France », nous a précisé Gregory Jost, responsable France de Last.fm. Le site a également mis en place un programme de rémunération des artistes baptisé Artist Royalty Program. A chaque écoute d’une chanson en streaming, les artistes seront maintenant rémunérés directement, avec l’argent tiré des revenus publicitaires du site. Richard Jones explique : « C’est bien car les artistes sont payés sur la popularité de leurs morceaux auprès des fans, et non sur un montant fixe. » Cela concerne les artistes rattachés à une maison de disque ou un label, mais également tous les artistes indépendants. Ils ont en effet mis en place un système de téléchargement qui permet à chacun d’ajouter gratuitement sa musique au catalogue Last.fm. A la question de savoir si les utilisateurs ne préféraient pas posséder la musique et pouvoir la jouer sur leur lecteur portable, Jones répond : « La manière dont les gens consomment de la musique est en train de changer — parfois vous voulez juste l’écouter “ici et maintenant” ». Pourtant, même avec une offre illimitée, Last.fm reste par nature limitée. Comme le souligne pertinemment Nate Anderson, « Last.fm est bien pour découvrir des nouvelles musiques et les présenter à ses amis les groupes qu’on aime, mais il ne remplacera pas la bibliothèque musicale personnelle. » Sur le même sujet :
- CBS rachète la communauté musicale Last.fm (30/05/2007)
- Last.fm : la musique communautaire en VF (19/12/2006)
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