jeudi 15 mai 2008 07:31
Le « Galactica » reprend du service
Série. Créée en 1978, l’histoire de survivants poursuivis par d’odieux cyborgs revient sur NRJ12.
tags : série , science-fiction , geek
L’équipe du Galactica. DR
Battlestar Galactica saison 1, épisodes 1 et 2. NRJ 12, le jeudi à 20h45.
Battlestar Galactica atterrit sur NRJ 12 mais sans pilote. On raille régulièrement la « programmation séries » de la TNT, souvent portée sur le recyclage des fonds de tiroirs. Ce soir à 19 h 55, par exemple, NRJ 12 nous propose son quotidien Shérif, fais-moi peur (qui fait vraiment peur, parfois). La bonne nouvelle, c’est qu’après les aventures motorisées des frères Duke, c’est un tout autre véhicule qui va faire son entrée dans la grille de la chaîne : le Battlestar Galactica, monstrueux vaisseau éponyme de la série de science-fiction. Produite et conçue par Ronald D. Moore, la série est basée sur un feuilleton créé en 1978. Alors que la « Starwarsmania » prenait son envol, le show original narrait les aventures de survivants d’une attaque massive de robots (les Cylons), réfugiés dans un vaisseau épargné par l’assaut (le Galactica). Objectif : rejoindre une légendaire planète où il ferait, paraît-il, bon vivre, la Terre. On vous la fait courte, c’est évidemment bien plus complexe que ça. Réanimé en 2003, via une mini-série de trois heures, un pilote que NRJ 12 ne diffusera hélas pas, ce space opera nouvelle génération en est maintenant à sa quatrième saison outre-Atlantique. Après une première et discrète diffusion sur Sci Fi France, la série gagne donc en visibilité en arrivant sur la TNT, sauf que les droits du mégapilote sont détenus par M6, qui l’avait diffusé en décembre 2005 et qui entend bien garder son téléfilm de luxe pour elle. Ce pilote, relecture moderne réalisée par Michael Rymer, a connu un énorme succès public et critique, ce qui a motivé une déclinaison en série régulière. Dommage pour les profanes privés de cet époustouflant chapitre fondateur. Battlestar Galactica version 2003 renoue avec certains personnages de la précédente version aux petits noms fortement référentiels (Starbuck, Apollo). Niveau scénario, on reste clairement dans l’anticipation puisqu’une femme devient Présidente des Douzes Colonies (une galaxie qui représente environ un million de fois le Poitou-Charentes). Pour l’univers visuel, c’est lifting intégral. Alors que les anciens Cylons étaient interprétés par des figurants sous un costume de ferraille (imaginez un mix entre un Daft Punk et la voiture de K2000), les méchants robots peuvent désormais prendre deux allures différentes : celle d’un quidam normal (les bougres sont capables de prendre forme humaine), ou celle d’un cyborg imposant pas ringard du tout, grâce aux incroyables effets spéciaux numériques. Les scènes de combats dans l’espace sont à ce titre impressionnantes de réalisme tout en restant totalement lisibles. Pour faire simple, à côté, la dernière trilogie du père Lucas, c’est Tanguy et Laverdure. Que les téléspectateurs privés de pilote se rassurent : de savants montages diffusés en début d’épisodes leur permettront de suivre l’histoire sans être trop largués.
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