lundi 13 octobre 2008 10:30
Le Mipcom cherche à y voir plus Net
Télé. Ouverture du 24e salon cannois entre concepts gratinés et nouveaux revenus sur la Toile.
par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos
Envoyés spéciaux à Cannes
Jude Law. Aujourd’hui et pour la 24e fois, la Croisette ouvre grand ses jolis bras bronzés au Mipcom, l’un des salons de l’audiovisuel les plus courus au monde. Jude Law. Cette nouvelle édition du Mipcom devrait voir encore les professionnels de la télé planétaire se gratter la tête quant à son avenir, déjà troublé par Internet. Jude Law. Mais quoi, à la fin, avec Jude Law ? Eh bien, le choupinet acteur britannique sera lui aussi à Cannes (Alpes-Maritimes) pour y présenter un documentaire sur l’Afghanistan, The Day After Peace. Et sinon, hormis Jude Law, le Mipcom, qui met l’Espagne à l’honneur cette année, accueille plusieurs personnalités des médias, venues prêcher leur bonne parole : on attend ainsi Chad Hurley, cofondateur de YouTube, et l’ancien PDG de Walt Disney, Michael Eisner. Depuis Mickey, Eisner s’est lancé dans la production et la distribution de vidéos pour le Web et les mobiles, justement l’un des grands thèmes de ce Mipcom : toutes les chaînes ou presque se sont peu à peu mises à diffuser leurs programmes sur le Net, sans que, pour l’instant, ça rapporte un fifrelin. D’où des conférences aux titres chantant tel ce « Secret to tripling your revenus from online videos », ou comment ramasser de l’oseille avec la vidéo sur la Toile. Ou cette autre, mystérieuse, consacrée à la « widgetisation des médias ». Les opérateurs de téléphonie, habitués du Mipcom maintenant qu’ils se font, à la manière du français Orange, diffuseurs de contenus, seront également là en nombre. Mais comme on n’attrape pas des mouches avec du vinaigre, le Mipcom réfléchira aussi à la créativité –si, si– des programmes télé. « La créativité est source de bénéfices » est d’ailleurs le titre de l’exposé que doit faire Philippe Dauman, patron de Viacom qui détient notamment les chaînes pour djeunes MTV. Surtout et comme à l’accoutumée, ce salon est l’occasion pour les chaînes de repérer et d’acheter de nouveaux concepts. Dont le Petit Nicolas. Non, pas lui, l’autre, le vrai, celui de Goscinny qui va devenir un dessin animé, coproduit par M6 et une société indienne. Petit pincement au cœur : la conférence de presse où Benjamin Castaldi devait présenter l’émission que TF1 a achetée à la télé allemande est annulée. Dommage puisqu’il s’agit, pour les candidats de ce jeu bientôt diffusé sur la Une, de se mesurer dans des épreuves physiques et intellectuelles à Benji la malice... Au total, le Mipcom attend quelque 13 000 participants. Sans Benjamin Castaldi mais avec Jude Law.
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