vendredi 3 avril 2009 17:28
Le raz-de-marée du «casual gaming»
par Christophe Alix
tags : DS , wii , Nintendo , DSi
Il y a quelques semaines, Nintendo a passé son premier accord en France pour équiper 89 maisons de retraite du groupe Medica de sa Wii et du jeu Wii Fit – dont l’accessoire, une balance sensible au mouvement, permet de pratiquer la gym. C’est dire si la cible du fabricant japonais s’est aujourd’hui élargie sur un marché qui ne se réduit plus du tout aux adolescents. Avec 50 millions de Wii vendues depuis son lancement (dont 3,1 millions en France) et 14 millions de Wii Fit (1,4 million en France), Nintendo a administré une magistrale leçon à la concurrence, qui n’a pas vu venir ce tsunami qu’est le casual gaming, une nouvelle manière de jouer plus conviviale, jetant aux oubliettes la manette classique pour la remplacer par sa Wiimote et son Nunchuk. En chamboulant l’image traditionnelle du jeu vidéo, Nintendo s’est attiré un nouveau public, bien plus féminin (un acheteur sur deux de la Wii est une femme) et plus âgé (la même proportion a plus de 30 ans). «Plutôt que de s’interroger sur ce que voulaient les joueurs, on s’est demandé pourquoi tant de gens ne jouaient pas, explique Stephan Bole, DG de la filiale française. La réponse a été “pas le temps, trop compliqué et pas d’intérêt pour les thématiques habituelles des éditeurs”.» D’où l’idée de proposer des jeux moins chronophages, sur une interface simplifiée et plus intuitive, avec de nouveaux univers jamais ou rarement exploités par les éditeurs (entraînement des méninges, cuisine, fitness). «Dans le domaine du divertissement, il y a seulement le paradis et l’enfer, entre les deux il n’y a rien», avait coutume de dire Hiroshi Yamauchi, président de Nintendo de 1949 à 2002 et petit-fils du fondateur. A lire aussi :
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