Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Le piratage est un danger pour l’avenir de notre civilisation.

Muriel Marland-Militello, députée UMP

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mercredi 17 janvier 2007 14:52

  • internet

Le triomphe des pirates du Net

par Christian Paul, député (PS)

tags : musique , p2p , téléchargement , droits d’auteur

DR

Partisan des échanges peer-to-peer, le député (PS) Christian Paul appelle à débat collectif entre les artistes, les producteurs-éditeurs et les internautes.

Les « pirates » du Net ont le triomphe modeste, et pourtant ils sont en passe de l’emporter. Quand Universal, l’un des principaux producteurs de musique de la planète, annonce que son catalogue sera téléchargeable « gratuitement » par les passionnés de musique s’ils acceptent de subir de la publicité, ou quand ce major lance une offre de téléchargement illimité sur abonnement, à l’évidence les digues sont rompues. Certes, il s’agit d’une distribution et non pas du partage, rêve que les réseaux rendent désormais possible. Mais, jour après jour, le téléchargement sans paiement direct devient la règle d’accès à la culture pour des domaines entiers de la musique, de l’image et du texte. Nous n’en sommes qu’au début.

En réalité, depuis des mois, une redoutable bataille qu’aucun projet politique digne de ce nom ne saurait ignorer, fait rage pour le contrôle de l’accès à la culture. Sur la scène se confrontent les partisans, dont je suis, de la légalisation des échanges non commerciaux de musique (peer to peer [P2P]) au nom d’une liberté nouvelle, et les défenseurs d’une conception traditionnelle des droits d’auteur, souvent de bonne foi et inquiets pour la rémunération de la création et des créateurs. Sur les blogs, les fantassins s’écharpent tandis que les grandes puissances manoeuvrent en coulisse et que le ministre de la Culture construit la ligne Maginot.

Pendant ce temps en effet, les principales industries de la société de l’information ont parfaitement compris l’enjeu du contrôle mondialisé de la culture et, loin des batailles de retardement, façonnent habilement les circuits de distribution du futur avec de nouvelles offres séduisantes. Apple, le premier, a mis en place une chaîne intégrée de diffusion numérique de la musique, s’appuyant sur un système de contrôle de l’usage (ou système de gestion des droits, les DRM) et la rendant lisible uniquement sur les baladeurs de sa marque, les célèbres iPod. Microsoft, mécontent d’être pour une fois le second, a combiné sa capacité d’investissement, ses solides positions acquises sur les marchés du système d’exploitation avec Windows, de la messagerie avec MSN et des consoles de jeu, pour lancer Zune, un baladeur de la génération Web 2.0 permettant le partage universel des oeuvres en mobilisant wi-fi et P2P. Les fournisseurs d’accès, eux, font la promotion de leurs offres à haut débit en appelant les consommateurs à télécharger de la musique que ces opérateurs ne paient pas. Google étend son empire, les éditeurs s’en émeuvent dans le monde entier. Nous sommes bien loin de Beaumarchais volant au secours des droits des artistes.

Pourquoi les digues ont-elles sauté, libérant le « gratuit », réel ou supposé ? D’abord parce que la stagnation des ventes de musique en ligne, trop chère et verrouillée, démontre que le public refuse les offres déséquilibrées. Ensuite parce que l’« illusion sécuritaire » promise aux artistes et aux producteurs vole en éclats. Les mesures techniques sont contournées sans répit. Le nouveau DRM de Microsoft a craqué cet été. La loi répressive votée en France au printemps, le fumeux texte DADVSI, est d’autant plus inapplicable qu’elle a été durcie par le Conseil constitutionnel. Les juges se rebellent, les condamnations restent mineures.

Mais les vraies raisons de la mue sont ailleurs. Elles relèvent de la nature même de la civilisation numérique dans laquelle nous sommes entrés. Daniel Cohen affirme à juste titre que, dans la société postindustrielle, la rivalité entre le « gratuit » et le « payant » figure au rang de ce qu’est le conflit entre le « public » et le « privé » depuis le XXe siècle. Aujourd’hui comme hier, devant l’âpreté des intérêts en présence, un équilibre est à construire entre les droits, ceux des artistes, des producteurs et du public. Ces choix, aucun lobby ne doit les dicter. Sinon le triomphe des « pirates » deviendrait dans un monde sans règles la victoire de quelques grands prédateurs. Pour éviter le divorce entre les artistes et le public, il appartiendra, le moment venu, au Parlement d’agir en France, avec une vision globale et avec l’appui de ceux, en Europe, que les événements actuels peuvent pousser à rallier cette cause. Dans quelle direction aller ? N’attendons pas la réponse multinationale des géants que j’ai cités. Leur réponse sera avant tout dictée par une vision hypermarchande de la culture. On la voit se dessiner : hégémonique, ultraconcentrée, s’appuyant à outrance sur la publicité.

Nous devons affirmer d’autres voies pour l’indépendance de la culture, après un vrai débat collectif qui a tant manqué jusqu’alors, avec le concours des artistes, auteurs et interprètes, des producteurs et des éditeurs, et la France en a gardé d’excellents, mais aussi avec les internautes, qui « font » aujourd’hui le succès du P2P ou de Dailymotion, plateforme qui affiche plusieurs dizaines de millions de vidéos.

La première réponse réside dans l’innovation, et dans la participation du public, qui est la marque de fabrique de l’Internet nouvelle génération. Il y a là pluralité de réponses, par la rémunération des services à valeur ajoutée, personnalisant les usages culturels ou permettant à l’internaute de contribuer, pour une part, à la création et à la diffusion de l’oeuvre. De grands enjeux de la politique culturelle du futur résident dans la garantie de la neutralité de formats ouverts, c’est-à-dire la précieuse interopérabilité, mais aussi dans la constitution d’un domaine public numérique, l’accès aux catalogues musicaux sans expropriation ni confiscation, ou le refus du « traçage » des échanges sur le Net.

Des rémunérations d’un nouveau type rendront possibles et solvables ces mutations, en n’hésitant pas à prélever auprès des fournisseurs d’accès une part des ressources qu’ils tiennent de la culture, ou quelques euros par mois auprès des internautes, qui y sont prêts. Plusieurs centaines de millions d’euros par an seront ainsi répartis utilement pour soutenir la création musicale. Ces solutions, abonnements, taxation ou licences, sont à portée de main pour la musique, mais forcément plus difficiles et plus longues à construire pour le film et les textes littéraires, qui relèvent d’usages et de modèles économiques différents. L’exception culturelle, c’est-à-dire le recours à de multiples revenus et financements pour la création et sa diversité, doit être, à cette occasion, profondément repensée et élargie.

C’est là un domaine que les deux candidats les plus en vue pour l’élection présidentielle ont commencé à baliser. Nicolas Sarkozy, proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste, Ségolène Royal à l’écoute de la société et avec courage, en font un point identifiant de leurs projets politiques respectifs. Ils ont, et c’est utile pour les Français, planté le décor d’un clivage net à propos de l’avenir de la culture. C’est bien un choix de civilisation numérique que nous aurons à faire.


Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

musique - Musaic Box

p2p - Internautes, le peuple migrateur

téléchargement - Après MegaUpload, la valse du partage

droits d’auteur - Etats-Unis : le web se mobilise contre la censure d’Etat

article précédent
Instructions pour une forme inconnue, par Etienne Cliquet
article suivant
Le site du jour : FLIPBOOK.info

  • Le triomphe des pirates du Net

    18 janvier 2007 12:05, par luddo
    voila que tout rentre dans l’ordre :) il est tout a fais normal que ces catalogues sois gratuit car vu la pietre qualité d’encodage des morceaux de music disponnible sur ces plateformes de telechargement (128 kb/s à 192 kb/s) , c’est une honte de les vendres
  • M. PAUL, le porte-parole des "pirates" du net ?????

    18 janvier 2007 11:37, par Proudhon

    Il est de notoriété publique que c’est Vivendi Universal (allié à Microsoft) qui a fait du lobbying auprés de TOUS les parlementaires (de gauche comme de droite). Or, Vivendi Universal est propriétaire de Canal plus, dont la sympathie pour Ségolène Royal n’est plus à démontrer… Sachant le poids et l’influence de Vivendi Universal (j’ai pu le constater à travers les attaques répétées de certains "humoristes" comme Moustik contre Apple, grand rival de V.U dans le domaine de la musique en ligne…) , pourquoi Canal Plus ne soutient-elle pas l’UMP ? Que Monsieur Donnedieu de Vabres ait pu être mal conseillé par quelques technocrates sous influence, c’est une chose mais il ne faut pas mettre tout l’UMP dans le même panier !!

    Et les protestations de M. PAUL ne lui confèrent en rien le droit de dire des aneries sur Apple et sur les avantages supposés du Zune de Microsoft dont les DRM sont bien plus nuisibles aux droits fondamentaux des internautes.

  • Le triomphe des pirates du Net

    18 janvier 2007 11:08
    Je trouve qu’un système de prélévement sur l’abonnement internet en fonction des quantités de données reçues et émises serait bonne, un peu comme pour les communications téléphoniques. Le problème serait alors de reverser cet argent aux artistes de façon juste. Un artiste dont les oeuvres sont beaucoup échangées devraient recevoir plus d’argent qu’un artiste dont les oeuvres sont peu télécharchées. Cela signifierait une "écoute" organisée de ce qui circule sur le net... Pas facile donc, autant au niveau technique que légal, je pense.
    • Le triomphe des pirates du Net 3 février 2007 22:40, par Piotr

      Comment savoir si les données reçues sont libres de droit ou non ? Comme tu l’as dis, il est je pense impossible de tracer tous ce qui se partage sur le net : les institutions ont toujours un - voire plusieurs - coup de retard en ce qui concerne internet et même les nouvelles technologies en général.

      Aujourd’hui, il n’est plus à la mode de télécharger sur les réseaux peer-to-peer classique mais plutôt d’aller sur des MP3 blogs pour avoir des albums/chansons en téléchargement direct à partir des plate-formes de sauvegarde que tous les gros opérateurs et quelques spécialisés proposent. Ce n’est certes pas le plus courant, mais des réseaux comme celui de SoulSeek et l’utilisation de direct link tendent à se démocratiser.

      Non, il est aujourd’hui impossible pour les majors de l’industrie du disque de gagner cette bataille. Toutes les lois du monde ne changeront rien, nous les contourneront.

      Les majors disparaîtront, laissant la place à un marché du disque beaucoup plus ouvert pour les indépendants, pour de nouveaux talents na bénéficiant pas forcément du matraquage marketing dont d’autres méritent - à tord ou à raison, ce n’est pas la question . 20% des artistes ne feront plus 80% des ventes. Il n’y aura plus un seul modèle économique, mais plusieurs se basant sur les tournées et tout ce que l’on peut imaginer.

      Les majors disparaîtront. Et franchement, je ne les pleurerai pas.

  • Le triomphe des pirates du Net

    18 janvier 2007 09:39, par fx

    Si la position de Mme Royal sur le sujet est floue, celle de M. Sarkozy est très claire :
    - le fameux "amendement Vivendi" de la loi DADVSI a été porté par Thierry Mariani, proche s’il en est ;
    - si les brebis de l’UMP égarées en décembre dans le pré de la licence globale ont été ramenées au bercail au printemps pour voter la loi comme un seul homme (ou ne pas voter du tout), c’est bien à l’initiative du groupe UMP et donc de Nicolas Sarkozy ;
    - il est de notoriété publique que les artistes les plus vendeurs et les multinationales du disque ont soutenu massivement l’UMP sur cette loi pour la façonner à leur image.

    Christian Paul, lui, a été constamment présent au parlement pour promouvoir une position équilibrée.

  • Le triomphe des pirates du Net

    18 janvier 2007 07:42, par Thierry
    les "pirates" ? mouais.... est-ce vraiment le terme approprié...
    Est-ce qu’il faut que ça devienne légal parce que tout le monde le fait ? Encore une autre question
    Les DRM ça par contre, s’ils pouvaient disparaître entre deux bits...
    Mais sinon...
    Qu’en pensent les autres leaders d’opinion ?
    Un début de réponse...
  • Le triomphe des pirates du Net

    18 janvier 2007 07:41, par valery
    Excellent article et bravo pour cette démarche !
  • Une MECONNAISSANCE INQUIETANTE du sujet :

    18 janvier 2007 02:40, par Proudhon

    M. Paul, Vous affirmez que :"Microsoft, mécontent d’être pour une fois le second, a combiné sa capacité d’investissement, ses solides positions acquises sur les marchés du système d’exploitation avec Windows, de la messagerie avec MSN et des consoles de jeu, pour lancer Zune, un baladeur de la génération Web 2.0 permettant le partage universel des oeuvres en mobilisant wi-fi et P2P."

    Monsieur, sachez que le Zune utilise des DRM bien plus contraignants que ceux d’iTunes/iPod d’Apple (notamment en ce qui concerne la sauvegarde sur CD…) : en effet, sur le Zune, les fichiers musicaux ou vidéos n’ont qu’une durée de vie de trois jours durant laquelle ils ne peuvent être lus que trois fois. Au-delà, ils s’effaceront. Et cela quelque soit le mode de partage (via wifi ou internet). Il ne s’agit donc pas de "partage universel" comme vous semblez vouloir nous faire croire…

    Mais le plus drôle c’est que les magasins de musique en ligne utilisant la technologie DRM "PlaysForSure" de Microsoft (…c’est-à dire la quasi-totalité des magasins français) ne sont pas compatibles avec le Zune qui ne peut lire que les fichiers utilisant des DRM Microsoft issus du magasin en ligne de…Microsoft. Est-ce cela pour vous la définition de "baladeur de la génération Web 2.0" ?

    Alors, par pitié, M. Paul, arretez donc de dire des betises et cessez de reprocher à Nicolas Sarkosy d’être -je vous cite- "proche des groupes de médias et sur le mode clientéliste" car, par votre ignorance (ou votre complaisance) vous soutenez la politique d’une multinationale comme Microsoft qui a été plusieurs fois sanctionnée par la commission européenne pour abus de position dominante…

  • Le triomphe des pirates du Net

    17 janvier 2007 21:31

    Je ne peux qu’approuver : la situation actuelle est déplorable, surtout depuis l’application de la loin DADVSI, les lobbys des éditeurs ont gagné, je n’en reviens toujours pas...

    Par contre, je trouve dommage la forme que prend cet article par endroits. D’abord, faut-il vraiment caser tous les mots à la mode du moment ? Le baladeur Web 2.0 ça fait glousser... Mais surtout, la conclusion sur les deux gros candidats est déplorable. Ramener ce débat (se situant de l’avis de tous au dela des clivages politiques traditionnels) aux ambitions électoralistes est honteux, et vos arguments sont mensongers. Ni Royal ni Sarkozy ne se sont impliqués dans le projet DADVSI quand il le fallait. Aucun ne s’est prononcé, aucun n’était là le soir du vote. Cela ne les intéressait pas. Puisqu’on parle de candidats, je n’ai en fait entendu que M. Bayrou se prononcer sur la question, en montrant une bonne compréhension du problème et une grande indépendance.

  • PS et démagogie, encore

    17 janvier 2007 18:49, par Ploubec
    Encore un discours plein de démagogie de la part de M Paul comme on en a eu l’habitude avec la loi DADVSI. C’est facile de brosser les consommateurs dans le sens du poil. N’importe qui voudrait avoir accès à la culture en payant le moins possible, en pouvant échanger les oeuvres à travers le monde entier... M Paul propose une dictature des consommateurs, c’est inacceptable pour la diversité culturelle. L’évolution des pratiques se fera maintenant par le marché, l’Etat a joué son rôle avec l’équilibrée loi DADVSI. Il est plaisant de voir que M Paul parle de la censure du CC qu’il a lui même provoqué et de la prétentue inapplicabilité de la loi alors qu’il annonce juste après que "les condamnations restent mineures". S’il y a condamnation, il y a application. Cette application reste mesurée, comme voulue par le Ministre de la Culture. L’équilibre entre les droits des consommateurs et celui des artiste existe, c’est la loi DADVSI, le reste est du ressort du marché, qui nous dira si les DRM ont un avenir.
    • PS et démagogie, encore 18 janvier 2007 01:15, par Grégory

      Cher Monsieur Ploubec, sans déjuger votre opinion, vous dites quand même un peu n’importe quoi. La loi DAVDSI, je ne sais pas si elle est équilibrée, mais elle est inapplicable et ça ce n’est pas une prophétie, c’est un constat. Autre constat, les DRM, ça ne marche pas. Je suis toujours pantois de cet impact qu’on les DRM dans les médias, alors que depuis le début l’idée est grotesque : si vous pouvez l’entendre, vous pouvez l’enregistrer. Si vous pouvez l’enregistrer, y a pas de protection. Le DRM est juste une punition pour les clients. Il n’a jamais empêché le moindre disque d’être piraté. Il n’a jamais même ralenti un piratage.

      Le problème est d’ailleurs le même pour ce qui est vidéo. Il est épatant de voir Sony investir tant dans la "sécurité". Celle ci ne peut techniquement exister, c’est totalement acquis. Belle démonstration de l’incapacité à affronter le réel.

      Je ne suis pas du tout, pour ma part, interessé par un prélèvement au fournisseur. Faire de la musique un environnement similaire à la télé ? Bof. De même le projet universal est assez inquiétant quant à comment seront répartis les droits. Mais il a au moins le mérite de prendre le problème de façon un peu plus réaliste.

      Pour moi c’est très simple : il faut juste vendre la musique en ligne, avec interopérabilité, aux gens près à l’acheter. Le reste du piratage, let it be. De toute façon on ne l’empechera pas.

      • PS et démagogie, encore 18 janvier 2007 12:04, par Polbec

        Vous constatez très mal, vu qu’elle vient déjà d’être appliquée. Vous affirmez que les DRM "ne marchent pas" sans aucune preuve et les ventes d’iTunes, de VoD ou de DVD vous donnent tort. Vous ne connaissez apparemment pas les DRM, il y en a énormément qui se sont pas craqués. Jamais une offre de VoD a été craquée, PlayForSure actuel n’est pas craqué, AACS non plus. Si vous pouvez écouter une oeuvre, vous pouvez l’enregistrer *analogiquement*. Les DRM contrôlent surtout la copie numérique. Bref, vous ne savez pas de quoi vous parlez.

        Vous voulez laisser le piratage sans contrôle ? C’est simple : plus personne n’achètera. Pourquoi acheter quelque chose que l’on peut avoir gratuitement ? Votre raisonnement est très dangeureux pour la culture, et heureusement le législateur ne pense pas comme vous.

  • Le triomphe des pirates du Net

    17 janvier 2007 16:53, par Louis Choquel
    J’ai réagi à cet article sur mon blog qui traite de Peer-to-Peer : ici.
  • Le triomphe des pirates du Net

    17 janvier 2007 16:37, par Julien34000

    Bravo Mr. Paul !!

    Vous faites une fine analyse de la situation actuelle concernant la musique à l’ère des réseaux P2P !!

    J’espère que ce sujet complexe et épineux saura être mis en avant dans la campagne présidentielle !!

    Il concerne quand même pratiquemment un internaute sur deux, et les dangers des DRMs ne sont pas assez médiatisé, voire même carrément ignoré (pour les périodes de noël j’ai même vu plusieurs reportages télévisuels vantant les offres de musique en ligne, sans en parler des DRMs une seconde) !!!


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • « Dr House » cane au bout de huit saisons
  • Piratage en série sur l’iTunes Store
  • Chez Google, la vie privée tombe dans le panel
  • « Borgen », la petite série reine
  • Les experts Copenhague

Lib.fr

  • Nicolas Sarkozy, en campagne contre les boucs émissaires
  • «La grosse artillerie» de Sarkozy contre les chômeurs ne passe pas
  • Grand froid : 55 départements en vigilance orange
  • Détours à Melbourne
  • Athènes de nouveau en grève contre la cure de rigueur
publicité

En bref

img75
« Dr House » cane au bout de huit saisons

Bip, bip, bip… bip… biiip… Ainsi résonnera, le 21 mai, l’électrocardiogramme de la série Dr House, dont la chaîne Fox a prononcé le décès hier.


Chronophage

Color Pic-a-Pix

Cet excellent jeu ne dépaysera pas les habitués de Picross : les règles sont exactement les mêmes, avec des couleurs en plus.


De saison

img75
L’Elysée à l’abordage du Net

Dans un merveilleux dessin interactif, OWNI liste les principales figures de la conquête de l’Internet par l’Elysée, et schématise leur relations en filant la métaphore de l’île déserte.


Hum, bizarre...

img75
Les sosies sont six

Vous ne vous êtes jamais dit que votre voisin de train ou de fil d’attente ressemblait à un personnage de fiction ?


Dixit

« C’est un peu comme si vous rajoutiez des dizaines de bières sur le plateau d’un serveur : au bout d’un moment, il tombe. »


De saison

img75
L’hommage de Google à François Truffaut

François Truffaut aurait eu 80 ans ce 6 février 2012. Google en fait donc son Doodle du jour.




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008