jeudi 27 septembre 2007 11:03
Le ver de la guerre
Nouvelle version —réussie— du jeu de massacre « Worms » sur la console DS de Nintendo.
tags : DS , violence , retro-gaming
Deux images de Worms : Open Warfare 2. DR
Ce n’est plus un mystère : la DS de Nintendo est devenue une plateforme de choix pour recycler de vieilles licences. Worms, 12 ans et d’innombrables avatars, en fait partie. Ici, des équipes de vers de terre s’affrontent à coups de bazooka, de dynamite et de moutons explosifs dans des paysages accidentés. Des combats sans sang, avec des graphismes tout mignons constrastant avec la violence à l’écran. Seul but : éliminer toutes les autres équipes. Pas de scénario, juste un gameplay tout simple et une louche d’humour british et tordu. Ces dernières années, Team 17, le créateur de la série, semblait un peu perdu : suites sans saveur, déclinaisons à toutes les sauces mais jamais vraiment de réussite comme pour les premiers épisodes de la saga. La série avait touché le fond l’an passé avec la sortie bâclée sur DS d’un Worms : Open Warfare de sinistre mémoire. Et puis la tendance s’est inversée en début d’année avec le remake du tout premier Worms (Libération du 16 mars). Sorti en mars sur Xbox Live Arcade, le jeu, très réussi, est encore aujourd’hui l’un des plus joués en multijoueur sur Xbox 360. Les développeurs viennent de récidiver sur DS, avec un Worms : Open Warfare 2 gommant tous les défauts de la version précédente. Cet opus de la renaissance, preuve qu’un recyclage peut être réussi, est tout ce qu’aurait dû être Worms : Open Warfare l’an passé. Graphismes soignés, armes à foison (de retour : la Sainte Grenade des Monty Python, le mouton volant ou encore le gigantesque âne en ciment détruisant la moitié du terrain) et surtout un mode multijoueur enfin réellement fonctionnel, que ce soit par Internet ou autour d’une à quatre consoles. Cette nouvelle version permet de retrouver tout le plaisir des petites boucheries. Quoi de mieux qu’un joli bâton de dynamite placé dans le tunnel qu’avait creusé un adversaire pour s’enfuir ? Ou qu’une pichenette permettant d’envoyer un ver de terre sur une mine, dont l’explosion précipitera dans le vide un ou deux autres lombrics ? Ce genre de réaction en chaîne, associée à quelques insultes bien senties histoire d’humilier l’adversaire et à une explosion gigantesque pour ravager le terrain reflètent bien toute la jouissive subtilité de Worms. Worms : Open Warfare 2
Sur Nintendo DS, développé par Team 17 et édité par THQ, 40 euros
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