mardi 11 mai 2010 08:39
Les Gérard du cinéma tapent encore sur l’âne Franck
tag : comédie
En slip - DR
Chaque année, le rituel des Gérard du Cinéma, nos Razzy Awards bien à nous, permet de dauber sans complexe sur la qualité toute relative du 7ème art frenchy. L’an dernier, l’affreux Cyprien avait remporté le Gérard suprême, une récompense bien méritée que son réalisateur était venu chercher en personne lors de la cérémonie, un geste bullockien tout à son honneur. Comme toujours retransmis par Paris Première, la Cérémonie cru 2010 s’est déroulée hier soir sous la direction de Stéphane Rose, Arnaud Demanche et Frédéric Royer, les vengeurs cinéphiles qui concoctent les catégories de récompenses plus absurdes les unes que les autres. Pour déterminer quel infamant prix remettre, un jury composé principalement de journalistes avait la lourde tâche de mettre les mains dans la mouise pour trier les vainqueurs. Le palmarès complet étant lisible ci-dessous, on ne s’attardera pas en détail sur chaque catégorie, mais certaines ont retenu notre attention. Tout d’abord, on ne peut que se féliciter de voir Le Baltringue, avec Vincent Lagaf, remporter le très convoité « Gérard de la grosse comédie qui tache comme on en tournait du temps des Charlots avec Paul Préboist et Alice Sapritch, sauf qu’on est en 2010 ». Certes, la concurrence était rude (Le Mac, Protéger et servir, Rose et noir, RTT et surtout Le Missionnaire avec Jean Marie "Big Art"), mais la folie pure de ce non film méritait à coup sûr cette ultime distinction. Si Luc Besson a sans souci remporté le « Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé » pour sa dernière Minimoyerie (même si, par goût du risque, on aurait aimé voir Jeunet couronné à sa place après son lénifiant MicMac), c’est le réalisateur-acteur-polémiste-anti Suisse Yann Moix qui a toutefois raflé le gros lot. Son Cinéman décroche le Gérard du plus mauvais film, un joli clin d’œil vu le sujet du film, et belle perf’, son acteur principal, le campeur Franck Dubosc, décroche celui du désespoir masculin. Ce n’est pas une première pour lui, rappelez vous, il avait déjà reçu la chose en 2008 pour sa prestation barbue-barbante dans Astérix 3. Niveau dame, bien qu’Arielle Dombasle soit une fois de plus gagnante d’une catégorie entièrement créée pour elle, c’est Virginie "j’aurais jamais du quitter Nouvelle Star" Efira qui, après avoir démontré son talent comique dans Canal Presque, a récidivé dans le Siffleur, à la grande joie des Gérard. 1/ Gérard de l’acteur qui vient manger le pain des français
2/ Gérard du film avec des petits chiens ou des grosses chiennes
3/ Gérard de la grosse comédie qui tache comme on en tournait du temps des Charlots avec Paul Préboist et Alice Sapritch, sauf qu’on est en 2010
4/ Gérard de Madame La Grande Actrice qui va s’encanailler dans une comédie de ploucs pour casser son image de vieille bourgeoise coincée du cul
5/ Gérard du film pas nul, mais pas bien. Pas nul, hein. Mais pas bien. Mais pas nul pour autant. Mais pas bien non plus. Mais pas nul. Ceci dit, pas bien. Voyez ?
6/ Gérard de l’acteur qui a un nom de maladie
7/ Gérard du film qui parle d’une meuf qui fait moyennement envie, et du coup le film bah c’est pareil
8/ Gérard de l’acteur que c’est pas qu’on l’aime pas, mais on en a un peu marre de voir sa gueule partout
9/ Gérard du titre gay
10/ Gérard du film vraisemblablement adapté d’un article de Marie Claire
11/ Gérard de l’acteur dont on espère qu’il n’aura jamais de premier rôle quand on voit comment il se débrouille avec les seconds
12/ Gérard du réalisateur qui continue à faire des films en toute impunité malgré un CV déjà passablement chargé
13/ Gérard du film que quand tu vas le voir, dans la salle, t’as l’impression d’être dans un wagon du RER D un samedi soir à Villiers-le-Bel
14/ Gérard de l’actrice dont le mari s’est tellement couvert de ridicule que ses réseaux ne lui permettent plus le moindre rôle, pas même un tapin dans le film de Lagaf’
15/ Gérard de l’actrice qui ne bénéficie définitivement pas des réseaux de son beau-frère
16/ Gérard du désespoir féminin
17/ Gérard du désespoir masculin
18/ Gérard du plus mauvais film
Le palmarès :
Sergi Lopez dans Partir
Coco avant Chanel de Anne Fontaine avec Audrey Toutou
Le Baltringue avec Vincent Lagaf’
Carole Bouquet dans Protéger et servir .
Gainsbourg (vie héroïque) avec Eric Elmosnino
Anna Mouglalis
Mademoiselle Chambon avec Sandrine Kiberlain
Kad Merad
Ne te retourne pas de Marina De Van
Une Semaine sur deux (et la moitié des vacances scolaires) avec Mathilde Seigner
Manu Payet dans RTT
Luc Besson avec Arthur et la vengeance de Maltazard
Banlieue 13 ultimatum de Patrick Alessandrin
Arielle Dombasle dans rien
Valéria Bruni-Tedeschi dans les Regrets
Virginie Efira dans Le Siffleur
Franck Dubosc dans Cinéman
Cinéman de Yann Moix
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