jeudi 15 février 2007 15:30
Les cœurs, le rose et le rouge bannis pour 364 jours
par Miss Gloss (recueilli par Stéphanie Estournet)
tags : politique , sexe , Le maraboudficelle de Miss Gloss
Toutes les deux semaines, en alternance avec le Professeur Scrine, retrouvez le maraboudficelle de Miss Gloss.
Zoop, nous glissons, les jours rallongeant comme autant de promesses
de jolies choses, dans une période « intense ». On nous l’avait promis,
dès le début de la semaine, avec l’entrée dans la course à l’Elysée de Ségolène (elle faisait quoi tous ces derniers mois ?), et les confessions familiales de notre futur ex-chef d’Etat (holly chou, comment en vouloir à un homme qui, non content de « servir la France » for ever and ever, rend hommage à son épouse pour avoir « eu ce mérite extraordinaire d’avoir toujours fait en sorte » que le problème de santé de sa fille Laurence l’affecte « le moins possible » ?), le printemps sera chaud, et ce n’est pas qu’une affaire d’effet de serre ou de fonte des glaces. Pour preuve, le point d’orgue de cette semaine, la Saint-Valentin. Allez, mes coquins, dites-moi tout : vous êtes du genre à vous être réveillé ce matin soulagé, la corvée annuelle derrière vous, les cœurs, le rose et le rouge bannis pour 364 jours ; ou, au contraire, encore poisseux, vous n’aviez qu’une hate, glouglouter le reste du champagne avant de remettre ça. Dans un cas comme dans l’autre, avez-vous songé, citoyen que vous êtes, à nos élites ? Car derrière tous ces courtisans, il y a des coeurs, vous savez, des coeurs qui battent, palpitent, tressautent pour l’autre, le François, la Cécilia. Lui a-t-il concocté un petit buffet de ses plats préférés, avec écrin sur lit de glace accompagné de fraises des bois ? Lui a-t-elle sorti le grand jeu en bleu, blanc, rouge, les enfants chez la belle-mère, dans le plus pur respect de la tradition « qui veut aller loin ménage sa monture ». C’est devant Tobey Maguire embrassant-mouillé Mary Jane-Kirsten Dunst,
que j’eus cette soudaine prise de conscience. Bernadette, notre Bernadette, avait, elle aussi, fait le sacrifice de son Valentin. Pour la justice, la raison d’Etat, et la France, elle avait renoncé à son ultime fête des amoureux en tant que première dame. Son Jacquot, en costume mais sans masque, s’était envolé à Cannes à la conférence des chefs d’Etat d’Afrique. Et il n’y aurait pas de mots doux, pas de chansons murmurée, pas de rétrospectives intimes (Tu te souviens, Bernie, quand la cuisinière a pris le petit Nicolas pour le nouveau commis). Qui y a pensé ? Qui a songé à ce sacrifice ? C’était un moment triste et désespéré digne du meilleur des épisodes de Desperate Housewives. Allez, Bernadette, tu (je me permets, entre filles) n’as pas tout
perdu. Le III de Spiderman sort en mai.
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