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lundi 12 avril 2010 13:52


Les contes du domaine public

par Erwan Cario

tags : bande dessinée , creative commons , droits d’auteur

L’anecdote est marquante. En 1998, le réalisateur Jon Else travaille sur son documentaire Sing Faster, à propos des machinistes de l’opéra de San Francisco pendant la représentation de la tétralogie de Wagner. Pendant une scène, qui montre deux machinistes en train de jouer aux dames, une télévision en arrière plan diffuse un épisode des Simpson. Et la Fox a réclamé 10 000 dollars pour quatre secondes et demi de présence à l’écran. Une demande manifestement abusive, mais le réalisateur, inquiet par le coût d’une action en justice, a préféré couper la scène.

Cette histoire est racontée dans Prisonnière de la loi ?, une bande dessinée réalisée en 2006 par Keith Aoki, James Boyle et Jennifer Jenkins au Centre pour l’étude du domaine public de l’université de Duke aux Etats-Unis. Elle vient d’être traduite en français par Jean-François Le Ruyet et ses étudiant à l’université de Nantes.

Dans un style rappelant celui de Scott McLoud, Prisonnière de la loi ? suit une réalisatrice de documentaires qui découvre les méandres du copyright et du fair use à l’américaine. Même si le droit décrit est celui des États-Unis (le droit d’auteur français et son droit de citation sont différents), la bande dessinée permet de comprendre les dérives récentes dans les applications de la propriété intellectuelle.

Source : Blog L’esprit libre de Thierry Noisette


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