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jeudi 23 juillet 2009 16:59

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Les routards du web #3 : Sur la route

par Camille Gévaudan

tags : carte , géolocalisation , OpenStreetMap , Les routards du web

Les rues de Sarrebourg passent au track logging.

Ce sera un TomTom. Et cette fois, plus de risque d’incompatibilité entre l’antenne GPS et le programme d’enregistrement : celui-ci se greffe sur le logiciel de navigation existant au lieu de le remplacer. Le petit plug-in que j’ai choisi s’appelle TTTracklog (il sortait gagnant au plus grand nombre de critères en vert sur le tableau comparatif du wiki). Une fois installé, un nouveau bouton apparaît dans le menu du GPS : "TTTracklog start". Quand on clique dessus, on revient à la carte TomTom et un petit message dans le coin de l’écran m’informe que « TTTracklog is now running in the background ». Plus besoin d’y toucher par la suite ; les positions seront enregistrées à chaque seconde, que je sois en mouvement ou à l’arrêt, en ligne droite ou dans un virage, sans limite de durée et jusqu’à ce que j’éteigne l’appareil. Tant de simplicité, c’est un peu suspect au premier abord, mais tout compte fait très plaisant.

Tout est prêt du côté logiciel. Il ne me reste qu’à emporter un bloc-notes, un stylo, un appareil photo... et un coéquipier à qui déléguer la gestion du volant pendant que je me chargerai des nobles tâches. L’utilisation de moyens d’enregistrement complémentaires est quasiment indispensable pour effectuer le travail ultérieur d’édition de la carte. En effet, le fichier que j’importerai sur mon ordinateur ne contiendra rien d’autre qu’une liste de coordonnées GPS brutes et d’indications temporelles. Toutes les autres informations utiles pour afficher la route sur OpenStreetMap (nom des rues empruntées, nombre de voies, sens de circulation...) doivent être récoltées par mes propres moyens.

Récolte d’informations au cours de l’enregistrement : nom des rues, type de voie...

« TTTracklog start », donc ! N’ayant pas planifié mon trajet à l’avance, mes chemins sont un peu hasardeux : j’emprunte d’abord la grande avenue Poincaré qui traverse la ville, bifurque dans la Grand Rue... Et zut, j’avais oublié qu’elle devient piétonne un peu plus loin. Tant pis, je m’échappe par des ruelles résidentielles. Comme je me retrouve sur une départementale, je décide de rester dessus et pousse jusqu’à la piscine municipale, à la frontière de la ville. Au retour, je passe par la rue de la gare pour faire un lien avec la station ferroviaire déjà marquée sur OpenStreetMap, chope une autre départementale qui passait à ma portée et me retrouve à sur l’avenue Poincaré pour la deuxième fois. Mince, pas très efficace tout ça... J’arrive finalement à enregistrer la deuxième partie de la Grand Rue, de l’autre côté de la zone piétonne, et prends la sage décision d’arrêter après 30 minutes de vadrouille. La vingtaine de rues que j’ai parcourues me donnera déjà assez de fil à retordre.

J’ai essayé de prendre au minimum deux photos de chaque rue, une de la voie elle-même et une de la plaque de rue quand j’arrive à la repérer. Dès que j’avais quelques secondes de répit, j’ai aussi tenté de prendre les « points d’intérêt » que je croisais : mairie, office du tourisme, place du marché... Et les panneaux Stop, les feux et les ralentisseurs, est-ce que je dois les repérer ? Pas sûre de pouvoir les relocaliser avec précision quand j’ouvrirai les photos sur l’ordinateur, j’ai fait un compromis et n’ai pris que ceux qui se situent sur des carrefours ou embranchements. Il s’est avéré très difficile de prendre des photos depuis une voiture en mouvement, entre l’allure à maintenir car les voitures de derrière collent au pare-choc, et les coups d’essuie-glace que je dois passer quand mon appareil fait le point sur la vitre et ses gouttes de pluie.

Je tire plusieurs enseignements pour ma prochaine session de mapping :
- Préparer un minimum mon itinéraire pour éviter de parcourir des ruelles insignifiantes tout en loupant la moitié d’un axe important ;
- Fixer mes objectifs : soit les rues, soit les bâtiments, soit les équipements de signalisation, mais pas les trois ;
- Opter pour le vélo (et donc ne pas sortir par temps de pluie).

Lire la suite.

Les épisode précédents :
- OpenStreetMap, les routards du web #1 : A la carte !
- Les routards du web #2 : Lost in GPS


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