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mardi 29 mai 2007 08:02

  • internet

Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

Le Conseil d’Etat autorise la détection automatisée des utilisateurs de réseaux « peer to peer ».

par Christophe Alix

tags : pratique , piratage , vie privée

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Le débat sur la lutte contre le piratage par la surveillance privée des réseaux est relancé. En annulant la décision du 18 octobre 2005 de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) qui refusait à quatre sociétés d’auteurs (Sacem et SDRM) et de producteurs (SCPP et SPPF) la mise en place d’un dispositif de détection automatisée d’utilisateurs illicites des réseaux peer to peer, le Conseil d’Etat remet au goût du jour une idée chère à ces représentants des ayants droit : aider activement les autorités à dissuader et, si possible, à sanctionner les adeptes des réseaux de peer to peer (P2P). La Cnil avait jugé qu’une collecte massive des données personnelles des adeptes des réseaux P2P n’était « pas proportionnée à la finalité poursuivie ». Elle s’inquiétait notamment que les plaignants puissent être à la fois procureurs et parties, en organisant leur propre police des réseaux. « Erreur d’appréciation », a tranché en fin de semaine dernière le Conseil d’Etat, selon lequel l’ampleur de la pratique des échanges de fichiers sur les réseaux P2P ne rend pas « disproportionnés » ces procédés automatisés, basés sur des sondages portant sur 10 000 fichiers musicaux.

« La Cnil n’a pas rendu un avis objectif, ce qui nous a fait perdre un an dans la lutte contre le piratage », explique Marc Guez, le directeur général de la SCPP, qui représente les producteurs phonographiques. Le Conseil d’Etat a cependant donné raison à la Cnil sur le caractère indispensable de l’autorisation judiciaire, quelle que soit l’action menée. Y compris pour le simple envoi de messages de « pédagogie » aux internautes ne téléchargeant qu’un petit nombre de fichiers musicaux. « S’il le faut, nous passerons par une procédure judiciaire pour envoyer ces e-mails, déclare Marc Guez, mais il serait dans l’intérêt du public qu’il y ait un changement législatif du code des PTT pour nous permettre de le faire. »

Le hasard faisant bien les choses, la décision du Conseil d’Etat intervient quelques jours après la nomination du nouveau gouvernement, qui ne cache pas sa volonté d’agir de manière plus offensive dans la lutte contre le téléchargement illégal. Une action qui pourrait passer par le retour de la fameuse « réponse graduée » ­ selon la gravité des actes commis­, refusée à la fois par la Cnil et le Conseil constitutionnel dans une décision rendue sur la loi relative au droit d’auteur, dite « Dadvsi », du gouvernement sortant. « Au lieu d’avoir 300 personnes poursuivies, on pourrait en avoir 10 000, s’inquiète Aziz Ridouan des Audionautes, une association qui vient en aide aux internautes poursuivis pour cause de téléchargement. Mais cela s’avérera inutile, poursuit-il. Il n’y a qu’à voir ce qui se passe aux Etats-Unis, où des dizaines de milliers d’internautes sont poursuivis sans sommation. Cela ne remet pas en cause l’adoption massive du peer to peer comme nouveau mode de consommation des oeuvres. La seule réponse, c’est l’innovation pour séduire les internautes et les amener à fréquenter de nouveaux services, payants ou gratuits. »

La Cnil a « pris acte » de la décision du Conseil d’Etat, et les sociétés d’auteur et les fournisseurs d’accès à Internet (FAI) vont maintenant se réunir pour réfléchir à nouveau à ces dispositifs de surveillance automatisée. Sans pour autant sacrifier au « juste équilibre entre protection des droits d’auteur et vie privée des internautes », précise la Cnil, qui ne « remet pas en cause la légitimité de la recherche des infractions sur Internet ».

La commission en veut pour preuve le feu vert accordé au Syndicat des éditeurs de logiciels de loisirs (Sell), en mars 2005, afin de mettre en oeuvre un traitement de lutte contre la contrefaçon sur Internet. Depuis cette date, le Sell a le droit, sous certaines conditions, de collecter les adresses IP des internautes ­ une sorte de carte d’identité de l’abonné au réseau ­ et de les croiser avec les données des FAI afin d’obtenir leur identité dans le cadre de procédures judiciaires. Une procédure plus « légère » que celle des professionnels du disque puisqu’elle limite au minimum la collaboration des FAI et que « seuls les internautes responsables de la première mise à disposition sur le réseau d’une oeuvre et/ou ayant mis à disposition une oeuvre non encore commercialisée sont concernés ». Si aucune avancée concrète n’est attendue avant la rentrée prochaine, les dispositifs de surveillance, eux, attendent dans les cartons. Selon le site ZDNet, des contrats avaient été passés par les sociétés d’auteurs et de producteurs avec Advestigo, une société française spécialiste de la protection d’actifs numériques. Suite à la décision du Conseil d’Etat, un nouvel appel d’offres devait être lancé.


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  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    30 mai 2007 13:23, par richesse

    Aujourd’hui, internet a rendu possible le rêve de Borges : la Bibliothèque de Babel, un espace dans lequel on pourraît réunir tous les livres (et la musique, et les films...) de l’histoire. Et, en plus, elle est accessible à tout un chacun. Et pour pas cher, puisqu’une fois numérisée, l’oeuvre virtuelle ne côute que les frais de stockage et de distribution (qui sont pris en charge par les particuliers dans le cas du p2p).

    RDDV affirmait que le marché et la concurrence mèneraient naturellement l’industrie culturelle à accomplir ce rêve : mise à disposition croissante du nombre d’oeuvres, baisse des prix. Or il n’en est rien. Des milliers d’oeuvres ne sont disponibles qu’illégalement sur le p2p. Il en est ainsi pour la plupart des films thailandais ou mexicains qui ne sortiront jamais en France et que les français ne peuvent pas acheter à l’étranger parce qu’ils sont zonés. Sans aller aussi loin, les vieux films de Chris Marker, d’Agnes Varda, de Chantal Akerman, de Jean Eustache ne sont disponibles que sur le p2p, comme des milliers de titres de musique qui étaient sortis à l’époque du vinyl, qui n’ont jamais été réedités en CD et qui sont encore moins mis à disposition en téléchargement payant. La logique marchande, au lieu de rendre les oeuvres accessibles à tous, impose des protections DRM qui obligent l’usager à utiliser les systèmes d’exploitation payants de Microsoft ou d’Apple et qui l’empêchent d’utiliser des systèmes gratuits comme Linux, cassant le système de libre-concurrence cher à notre système économique.

    Tant que l’industrie n’aura pas compris qu’internet rend inévitable que se constitue cette Bibliothèque de Babel, et qu’elle décide d’y participer au lieu d’essayer de la bloquer par tous les moyens, les pirates auront une bonne raison pour continuer à partager les oeuvres qu’ils aiment et que l’argent censure.

    Probablement la plupart des pirates ne suivent pas cette logique. Il n’empêche que si les oeuvres vendues sur internet étaient moins protégées, si elles étaient vendues à leur coût réel d’oeuvre numérisée et si elles faisaient preuve d’une plus grande diversité, chacun se tournerait plus facilement vers l’offre légale.

    • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée 30 mai 2007 22:18, par nounours
      Cet argument ne tient plus. A partir d’aujourdhui, l’integrale du catalogue de iTunes (celui de EMI pour commencer, et tout le reste bientot) sera disponible sans DRM et avec le double de qualité sonore (aac 256k). Donc l’offre legale existe bel et bien. Je doute cependant que cela change grand chose. On telecharge illégalement parcequ’on peut le faire avec peu de chances d’etre pris, pas parcequ’il n’y a pas d’offre légale. Appelons un chat un chat.
      • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée 5 juin 2007 16:18, par richesse
        L’intégrale du catalogue i-tunes et l’offre payante de musique en général est encore extrêmement pauvre, celle de films est presque inexistante. Le p2p permet de partager toute la culture et pas que celle qui est rentable commercialement. Pourquoi ne pas légaliser le téléchargement gratuit sur les réseaux p2p pour toutes les oeuvres qui n’existent pas en téléchargement payant ?
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 19:46, par Limo

    Le jour où on pourra s’abonner à une radio tout en faisant sa programmation, la licence globale sera à portée de main ... Et on en est pas si loin quand on voit des sites comme musicovery. Et ceux qui ralent après les pirateurs de serie T.V. U.S., eh bien les pirates ne sont que la conséquence de la faible diffusion télé de serie en V.O. ou bien encore de films. Il n’y a pas le choix, si vous voulez voir une serie en V.O., il faut attendre la sortie du DVD soit 4 à 6 mois après sa diffusion sur les chaines hertziennes.

    Certaines personnes deviennent pirates en raison d’offres de diffusion limitées pour l’utilisateur lambda.

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 18:40, par Ghost

    Le problème, c’est que les artistes indépendants, eux, bénéficieraient énormément de la licence globale ! D’ailleurs, beaucoup d’associations d’artistes sont pour, en France mais aussi à l’étranger. Sans même parler des artistes qui par leur activité même sont victimes de l’application imbécile des règles sur le copyright - artistes utilisant le sampling, DJ...

    Evidemment, une licence globale appliquée de façon rigide n’apporterait rien, mais il est tout à fait possible d’en faire un formidable tremplin pour les jeunes artistes :
    - avances sur recette pour l’édition d’album - comme pour le cinéma
    - maisons des artistes, de bourses, de formations
    - financement d’un régime d’intermittence spécifique et avantageux
    - aide à la publicité : formations au web, coaching...

    De même, les autres formes d’aide peuvent apporter beaucoup, par exemple via l’actionnariat (achat de parts sur un album en projet), le mécénat (versement direct à un artiste déductible des impots) ou le micro-paiement (paiement type shareware de sommes très petites en comptant sur un effet de volume - un modèle économique qui explose littéralement en Asie pour les jeux vidéo). Ainsi, un artiste pourrait faire financer la création de son nouvel album par ses fans, moyennant une rémunération réelle (% des ventes futures) ou symbolique (dédicaces, soirée privée). Il y gagnerait considérablement en liberté artistique !

    La technologie associé à l’évolution des pratiques commerciales, notamment grâce au web 2.0, on créé le terrain pour une relation plus directe artiste-public. Les majors sont passé d’indispensables à inutiles et maintenant nuisibles...

  • Problème de point de vue

    29 mai 2007 18:11

    Je comprends qu’une place de cinéma coûte 9 à 10 euros car dans cette place il y a : la taxe professionnelle, la location du local, le personnel et bien sûr toutes les charges du personnel.

    Mais je ne comprends pas qu’un DVD coûte 12 à 15 euros alors que son prix de revient doit être de l’ordre de 2 euros avec une production en masse.

    Finalement qui est hors la loi ? Le pirate qui télécharge un film ou une musique ? Ou le producteur qui vend le produit avec une marge de 500 % ?

    La solution : j’en ai pas mais il est clair que les petits prodiges de l’internet trouveront une parade, ce ne sera qu’une partie remise.

    • Problème de point de vue 29 mai 2007 19:14, par poisson rouge
      euh.. le dvd coute 12€ parceque la réalisation du film a couté quelques millions au bas mot, parcequ’il a fallu engager queqlues centaines de techniciens pendant plusieurs mois, qu’ils a fallu louer des cameras et de l’equipement qui coutent des fortunes, qu’il a fallu construire des decors en dur, et que pendant tout ce temps il faut manger et payer son loyer...
      • Problème de point de vue 29 mai 2007 22:01
        On oublie que le côut de la production a déjà été amortie avec sa sortie en salle. C’est plusieurs mois après qu’on voit apparapitre le DVD. Et le prix est souvent supérieur à 12.00 € et frôle souvent les 29.90 €. :(
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 18:04, par Affreux JoJo
    Non, c’est clair , je dois venir d’une autre planète.. En 2007, on n’a jamais eu , de toute l’histoire, autant d’occasions et de possibilités d’echapper enfin au monopole débilisant des medias grand public. Enfin, grace à aux radios internet, aux sites de vente direct comme Amazon, CdBaby et autres, a des sites comme iTunes (qui contrairement à ce qu’affirmait qq’un ici, ne signe pas que des label majors, mais bien au contraire TOUT le monde, meme les plus petits indé, et en plus ont décidé d’abandonner les DRM à partir de fin juin), a des sites comme Myspace, aux forums de discussion etc.. Grâce à tout ça, il n’y a PLUS AUCUNE EXCUSE pour se plaindre encore qu’il n’y a que de la daube à la télé et à la radio (c’est leur raison d’exister que de vous fournir de la daube). Un minimum d’effort suffit pour decouvrir des artistes indépendants qui rivalisent d’ingéniosité pour créer vraiment du neuf et du pas conventionnel. Enfin on peut se passer de la musique des majors.. Et eu lieu de ça.. Eh bien au lieu ça, les trois quarts des gens ressassent indéfiniment l’exemple de Johnny H et de ses potes de majors pour expliquer qu’ils n’y a plus aucune raison de payer la musique de qui que ce soit. Comme si a cause de Johnny et de la Star’ac, tout les artistes quels qu’ils soit doivent "payer" .. ça me rappelle cet américain que j’ai croisé il y a longtemps aux us qui ne comprenait pas pourquoi les français manifestaient et se plaignait autant, puisque lui il a croisé TROIS millionaires français, donc tout les français devaient avoir au moins un yacht chacun, que veulent)ils de plus...Donc oui, bien sur que tout les musiciens sont des stars roulant sur l’or comme Johnny. Allez , je vais retourner sur la terrasse de mon Yacht, en attendant que mon hélico vienne me chercher pour aller diner au Fouquet’s. Purée, ils n’imaginent pas à quel point on roule sur l’or en france les amerloques..
    • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée 10 juin 2007 12:36
      c est marrant j ai pas compris un mot. etait ce un coup de gueule... ?Pour dire quoi exactement on se demande meme si tu as une opinion sur le sujet !!! je pense que tu t egares ds ton discours ou etait ce pour dire que tu as rencontré un americain ?! dans ces cas la tu nes pas le seul... :S
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 17:07, par Ghost

    Le monde est en marche... Le gouvernement Japonais veut imposer la licence globale à son industrie du Manga. C’est à dire imposer le paiement d’une redevance aux diffuseurs sur le net qui leur donnerait le droit de diffuser librement et sans autorisation préalable des ayants-droit. Et ce afin de booster le développement du numérique dans ce pays. Et oui, certains pays voient au delà des lobbies et du court terme...

    La licence globale existe déjà dans les faits. Elle existe pour les radios Internet aux USA et en Angleterre. Elle existe pour les usagers (Le Pass, abonnement télé). Elle existe pour les tickets de cinéma - alimentation des fonds d’avance sur recette. Elle existe chez certains ISP qui proposent un accès forfaitaire à la VOD. Elle existe chez certains vidéo clubs. Il y a aussi la rémunération de la copie privée via la taxe sur les CD qui est une forme de licence globale.

    Des associations comme la FSF ont fait un énorme boulot sur les solutions de rémunération des artistes. Elles ne sont pas exclusives. On peut cumuler licence globale et micro-paiement. Certaines ont l’avantage de favoriser les nouveaux artistes, comme le mécénat ou l’actionnariat. Mais toutes ont un énorme défaut : elles favorisent le lien direct entre l’artiste et le public. Elles permettent aux artistes de s’affranchir des problèmes de duplication et de diffusion en les confiants aux internautes. Elles favorisent la diversité des artistes. Elles récompensent les artistes qui travaillent au dépend des artistes-rentiers. En un mot, elles rendent les majors obsolètes. Les majors seront la sidérurgie ou le textile du 21ième siècle. Des industries mourrantes soutenu à grands renforts de fonds publics et de lois de protection pour empêcher l’évolution naturelle - et dans ce cas souhaitable - du marché.

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 17:04, par Piotr

    Je trouve qu’il y a beaucoup d’hypocrisie dans les paroles des majors et des star de la musique.

    Qui nous a appris à glorifier le profit ? Qui a mis cette valeur comme celle qui devait dicter toutes nos actions ? Certainement pas seulement eux, mais ils représentent tellement bien cette sorte de déshumanisation de tous les secteurs. Ce ne sont pas les téléchargeurs qui ont plombé les disquaires et les distributeurs indépendants, ce ne sont pas eux qui ont littéralement pillé le milieu du jazz pendant des décennies, ce ne sont pas eux non plus qui choisissent les artistes selon leur capacité à pénétrer un marché et non selon leur talent. Lorsque j’entends certains stars critiquer le vol, la copie numérique, je trouve ça ridicule. Eux qui ont pour la plupart copié à tour de bras, plagié sans scrupule, utilisé des méthodes marketing peu artistiques pour s’imposer.

    C’est le capitalisme, c’est le modèle le plus rentable qui gagne. Peut être que ça en choquera certains, mais rien ne sert de chercher une quelconque justification morale ou éthique pour la majorité des téléchargeurs. On télécharge parce qu’on peut le faire, parce que c’est le moyen le plus rentable d’assouvir notre besoin de consommer.

    Que la loi nous arrête, très bien. C’est son boulot à la limite. Enfin, il faudra peut être regarder si elle ne fait pas plus que surveiller les réseaux peer-to-peer, si elle ne collecte pas des informations sur chacun d’entre nous à des buts publicitaires/sécuritaires évidents. Personne ne parle du fait que l’Etat français semble vouloir ’tuer l’Internet français’, mais c’est compréhensible, les hébergeurs de site, les sites et les internautes représentent un lobby bien moins puissant que celui de la musique.

    Ils comprendront de toute façon rapidement qu’il est impossible d’empêcher ce phénomène, et qu’il faudra faire avec tout comme ils ont compris que les DRM étaient inutiles et qu’il fallait faire avec les sites tels que MySpace.

    • Télécharger n’est pas consommer 29 mai 2007 17:48

      Selon votre point de vue, on télécharge pour consommer de la manière la plus rentable.

      Consommer quelque chose c’est en faire usage jusqu’à sa disparition complète. Consommer s’emploie plus particulièrement à propos de denrées alimentaires et de sources d’énergie.

      Télécharger, c’est copier, c’est créer une copie. Ce n’est pas du tout un principe de consommation. Au contraire, je parlerai plutot de diffusion.

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 14:58, par Bibo Bongo

    Cessons cette comparaison abusive entre la copie et le vol. Oui, partir avec des disques sous le manteau est du vol. Mais copier ne l’est pas. On ne dépossède personne, on crée un manque à gagner. Nuance, mais de taille.

    Peut-on dignement imaginer un système différent de celui qui confond culture et consommation, sans être traité de voleur, d’égoïste, de profiteur ? Peut-on souhaiter un mode d’accès à la culture qui place tout le monde à égalité, et ou l’on cesserait de prendre les gens pour des cons irresponsables ?

    Non, les téléchargeurs ne sont pas forcément des profiteurs, sourds à la nécessité des artistes de gagner leur vie. Oui, il existe des alternatives, qui laisseraient le public décider librement du musicien qu’il a envie de soutenir, en allant voir ses concerts, en achetant des disques pour les placer dans sa bibliothèque après les avoir écoutés sur internet, en donnant directement à l’artiste, sans passer par des circuits de distribution opaques qui claquent l’argent dû aux auteurs dans des opérations marketing.

    Ce n’est pas en se retractant sur un système qui insulte l’intelligence et la responsabilité du public, que l’on encouragera ces solutions. Mais en ayant le courage de parler à ce public comme à des adultes.

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 14:54, par AbaddonWeb

    ça commence comme cela, les dictatures ne veulent toujours que le bien des gens... Attention à la dérive...

    Et les gens qui parleront de Parano devraient se souvenir de l’histoire

  • Halte à la répression

    29 mai 2007 14:18

    Baisser le prix de la musique en ligne ferait reculer le téléchargement illégal.

    Sinon, il y a aussi la solution de la licence globale, qui autorise le téléchargement en contrepartie d’une somme forfaitaire.

    Et sans doute de nombreuses autres solutions.

    Un problème sous-jacent à celui du téléchargement est celui de l’accès à la culture, qu’Internet pourrait simplifier et démocratiser. La solution proposée par notre gouvernement ne va pas dans le sens de la démocratisation de la culture.

  • quelle naiveté...

    29 mai 2007 13:41, par Affreux JoJo
    On ne peut que s’effondrer devant la naiveté de certains commentaires.. Je ne comprends pas cet acharnement contre l’idée que les musiciens puisse gagner leur vie en composant de la musique et en la revendant a ceux qui l’aiment.. Pourquoi ne faites vous pas la même chose en librairie, tiens.. je ne vois pas beaucoup de gens sortir de là avec une trentaine de livres sous leur manteau sous pretexte que ces paresseux d’ecrivains n’ont qu’a trouver un vrai travail au lieu de nous vendre 10€ un peu d’encre sur du papier.. Où est-ce les cameras de surveillance et les vigiles à la sortie qui vous font peur ? Faites pareil avec les peintres aussi, les sculpteurs (un peu moins pratiques c’est vrai), en fait faites pareil avec tout le monde, allez jusqu’au bout de votre initiative, ne payez plus rien au supermarché (salauds de capitalistes), ni au restaurant (c’est de la mauvaise bouffe, on va pas les payer en plus..) Non, trop dangereux ? Ah oui, c’est bien plus simple d’etre un pseudo-rebelle en train de refaire le monde bien caché derrière son pc. Arretez de tout mélanger et de prendre TF1 et la Star’Ac la pour la norme.. Johny et ses confrères ne représentent qu’une minorité, le reste des musiciens vraiment talentueux du monde crèvent la dalle.. L’equation est simple : Vous n’aimez pas un un musicien ? N’achetez pas sa musique ! (vous n’etes pas obligés, je vous assure !!) / Vous aimez un musicien ? Achetez sa musique.
    • quelle naiveté... 29 mai 2007 14:15, par Ghost

      Et de ton coté, il faudrait arrêter de tout mélanger ! D’abord, on pirate *aussi* des livres... Fais donc une recherche sur "PDF" "CHM" ou "oreilly" sur emule et tu comprendras...

      Ensuite, assimiler le piratage au vol de biens est une imbécilité absolue. Quand tu voles un bien physique, tu crée une perte financière séche : le coup de fabrication du bien. Quand tu télécharges, tu prends à ta charge (espace disque, rémunération de l’ISP, achat de CD) les coûts de duplication. La perte financière est nulle, il n’y a qu’une perte virtuelle, qui correspondrait à un manque à gagner si et seulement si l’internaute avait l’intention d’acheter le produit.

      Quand à la rémunération des artistes, qui a dit que nous ne voulions pas les rémunérer ? Je suis tout à fait pour la licence globale - je la paye déjà sur le cinéma - 18€/mois ! Et oui, Le Pass, c’est une licence globale, non ? Je peux aller voir un film par jour si ça me chante... De même, je paye 30€ par mois pour mon accès Usenet. De la même façon, je paye aussi une licence globale sur la musique et le cinéma - ça s’appelle la redevance ! Autre licence, mes 80€/mois d’abonnement télé... Personnellement, payer 30-40€/mois pour un accès libre aux contenus culturels sur le net me paraitrait normal. Même chose pour les autres formes de rémunération - micro-paiement, micro-actionnariat, mécénat...

      Refuser la licence globale et l’évolution des modèles économiques, c’est refuser la rémunération des artistes et préférer non pas les droits d’auteur (mensonge !) mais le copyright ! Je serais même prêt à rémunérer directement les artistes via Paypal ou CB ! Et à des montants autrement plus élevés que la misère que leur concèdent les majors sur les ventes de CD...

      • quelle naiveté... 29 mai 2007 14:59, par Affreux JoJo
        Ce n’est pas parcequ’un bien n’est pas physique qu’il n’a pas de valeur. Tu ne verrais donc pas d’inconvenient à ce que je transfère l’intégralité de ton compte bancaire dans le mien , après tout tu ne subirais aucune perte physique "sèche" comme tu dis, ce ne serait que des 0 et des 1 qui passent dans un cable... ce n’est qu’une perte virtuelle.. Ce que tu payes ce n’est pas l’objet physique , le cd en plastique qui ne coute pas grand-chose, c’est le travail effectué et le temps passé à créer le contenu. Autrement on ne rémunérerait que les gens qui travaillent avec un marteau et une faucille, les autres ne faisant qu’un travail "virtuel".. Quand à la comparaison avec les cartes ciné Lepass ou UGC, ce n’est pas pareil. Si tu n’a pas ta carte , on t’empechera "physiquement" de rentrer dans la salle. Ce n’est pas le cas avec le P2P et autres ftp.. De plus, on ne peux pas obliger tout le monde à payer une somme annuelle comme pour Lepass, certains preferent payer uniquement au film par film sans prendre d’abonnement.. Quand à payer les artistes directement avec ta carte bancaire.. tu peux déja le faire, il suffit d’acheter le disque (ou le telechargement) directement sur le site de l’artiste, de plus en plus de musiciens se passent de grosses maisons de disques , s’editent et vendent leur musique directement sur leur site ou sur des endroits comme Amazon, CdBaby, iTunes, etc..
        • quelle naiveté... 29 mai 2007 15:51

          Pour un CD d’une valeur de 20 euro :

          7% (1,17€) pour les paroliers.

          19% (3,18 €) pour l’interprète. Ce pourcentage qui peut paraître faible est très controversé. Sur certains artistes, on serait plus proche de 10% (moitié moins !)...

          22% (3,68€) pour la distribution.

          52% (8,69€) pour les maisons de disques

          (source : snep)

          On ne paye pas que pour les artistes et la création du contenu ...

          Et le pire, c’est que le cout d’un album en téléchargement légal est souvent le meme que celui du CD vendu à la FNAC.

        • quelle naiveté... 29 mai 2007 16:32, par TZ
          Le problème, c’est que la personne qui télécharge l’oeuvre/le film/le logiciel ne l’aurait pas forcément acheté s’il n’y avait pas eu d’alternative. Un compte bancaire a un impact direct sur les ressources d’une personne, un fichier .mp3, .exe, .avi ou autre, pas forcément. Toutes les études indépendantes récentes ont constaté un impact d’environ 0,1 à 0,3 % du piratage sur les ventes de médias. Et il ne faut surtout pas oublier : on paye une taxe sur les CDs, DVDs et disques durs qui, à elle seule, rend légale le piratage.
          • quelle naiveté... 29 mai 2007 17:06, par A

            Raté, c’est une taxe sur la copie privée légale... que de toute façon vous n’avez pas légalement le droit de faire sans contourner les DRMs. C’est juste un doigt sans lubrifiant ; habituez-vous, les prochaines versions de DRM sur les vidéos rendrons le droit à la copie privée payant, sans pour autant oter la taxe. Là ce sera le poing complet.

            Je maintiens que les gens qui téléchargent du Céline Dion, du Pascal Obispo ou du Johnny Halliday méritent la prison. Ces lois sont là pour nous en débarrasser, réjouissons-nous !

    • quelle naiveté... 29 mai 2007 16:19, par daddy cork

      Dis donc, pour répondre à ta dernière phrase, comment veux-tu savoir si tu aimes un artiste ou pas si tu n’as même pas le moyen de l’ecouter, ou de le decouvrir ?

      Avec l’ancien systeme de vente de CD, je passais à coté d’enormément de nouveauté, et d’artistes. Bien sur, collectionner les CDs au hasard c’etait tres sympa, surtout quand on fait une belle decouverte, mais ca me revenait a cher si je ne trouvais rien de bien.

      De même, ce n’est pas grace aux plateformes de telechargement payantes, qui au depart ont des contrats avec les majors, que je vais trouver la perle rare ...

      J’aime le fait que l’on puisse trouver en ce moment dans le peer to peer tout ce qu’on veut, et pas seulement un contenu formaté, un contenu susceptible de vendre (semblable à ce que l’on peut trouver en hypermarché ou ds les magasins de disques).

      C’est bien là le problème : comment echapper au formatage musicale des grandes majors. Et si je veux ecouter autre chose que de la Scar ac ’ ? Et bien en utilisant un système de distribution de la culture non controlé par une autorité supérieure.

      De toutes facons rassurez vous, leurs sondages ne concerneront que les fichiers ciblés par les majors, donc si vous telechargez de la musique hors grande vente vous ne devriez avoir aucun problème.

    • C’est l’histoire d’un mec qui avait une voiture 29 mai 2007 17:06, par Yoric

      J’ai une voiture. L’un des rôles de la police est de vérifier que je ne fais pas trop de bêtises avec cette voiture. La police n’est pas toujours là. Il m’arrive de tricher légèrement avec les places de parking ou les limitations de vitesse sur l’autoroute. Cela dit, dans l’ensemble, je suis d’accord avec les règles, elles sont là pour protéger la communauté entière, à commencer par moi, du coup, je les respecte.

      Maintenant, on m’annonce qu’il va falloir installer une camera sur ma voiture. Une camera qui va me surveiller moi. Pas pour appeler de l’aide si j’ai un accident. Pas pour appeler la police si j’écrase quelqu’un. Non, uniquement pour prévenir quelqu’un si je ne paye pas ma place de parking. Prévenir qui ? Pas la police, hein, ça serait trop simple, mais la compagnie qui gère la place de parking, et qui aura le droit de prendre et de diffuser une photo de ma voiture, ou de moi, ou de crever mes pneus. Et puis il ne s’agira pas juste de mettre une caméra sur ma voiture, mais plusieurs, une par compagnie de gestion de parkings. Et chacune de ces caméras sera allumée 24h/24, surveillera tout ce que je fais avec ma voiture, et pompera ma batterie. Chacune des compagnies de gestion de parkings s’engagera sur l’honneur à ne rien faire de mal avec les photos. Vous savez, ces mêmes compagnies qui ont déjà essayé d’installer ce même genre de caméra sous mon siège par effraction. Ces mêmes compagnies qui ont déjà conçu leurs parkings de telle manière que je ne peux me garer chez eux qu’avec certaines marques de pneus. Ces mêmes compagnies qui ont une fâcheuse tendance à porter plainte contre tout ce qui bouge pour protéger leurs revenus. Ces mêmes compagnies qui se sont rendu compte depuis lontemps que, pour que leurs caméras restent utiles, il va falloir interdire aux conducteurs d’ouvrir le capot de leur voiture, voire de savoir ce qu’il y a sous le capot de cette voiture. Ces mêmes compagnies, enfin, qui touchent déjà une taxe sur les pneus, payée déjà par tous les automobilistes, motocyclistes et vélocyclistes, partant du fait que tous ces gens sont des fraudeurs en puissance.

      Ça vous semble normal ?

      Soyons sérieux, la seule raison pour laquelle toutes ces lois sur le droit de copie sont en train de passer est qu’il y a plus d’argent en jeu dans le domaine du divertissemenet que dans le domaine du parking. Mais les soi-disant solutions proposées ne sont pas plus morales.

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 13:35, par oomu

    > "Pardon Maddie, les autorités ont prféré arrêter un petit salaud qui piratait les dernier album de Céline Dion au lieu de se concentrer sur les échanges qu’ont pu avoir tes ravisseurs".

    vous faites un ignoble chantage au sentiment.

    je ne suis ni pour la poursuite effrénée de gens dont le "crime" n’est que de télécharger ce qui est _partout_ disponible (et encouragé par toute la société, n’en déplaise à la sarkoze) et je suis pour mettre tous les moyens sur la lutte contre les enlèvements

    mais CESSEZ de tout mettre à l’aune de l’ignoble ! A ce moment là, cessons de protéger les maisons et de lutter contre le cambriolage, car IL Y A PIRE A SAUVER !

    Cessons de réfléchir car l’EMOTION me DICTE de parer au plus pressé

    Cessons de travailler à faire de son mieux parce que QUELQUE PART , AILLEURS, l’IGNOBLE se produit !

    non et non, je refuse d’être pris en otage par l’Ignoble.

    Il n’y a aucun rapport.

    Tous les moyens possibles sont donnés pour l’enfant, ne croyez pas qu’on a pris des gendarmes pour aller taper le petit téléchargeur de johnny haliday ! ce n’est PAS ca la réalité !

    cessez le fantasme !.

    honte aux démagos qui veulent tout criminaliser honte aux démagos qui veulent nous debecter du monde et nous faire croire qu’on se fout de l’enfance

    honte ! honte !

    • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée 29 mai 2007 16:20, par Yoric
      Belle réponse. Merci de remettre les choses à leur place.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 13:03, par Clem
    Ces histoires de téléchargement sont tout de même sensibles. En tant qu’utilisateur d’une méta-distribution Linux que je fais et refais régulièrement, j’ai de gros volumes de téléchargement et mon opérateur s’en "inquiète", je n’avais jamais vu ça... Il me paraît y’avoir des risques de dérive de ce côté là, le peer-to-peer étant généralement assimilé au téléchargement "illégal" alors qu’il est très utile pour tout un tas d’autre chose. Le précédent gouvernement visait à rendre l’édition ou la promotion des "logiciels permettant l’acquisition illégale d’oeuvres protégées", ce qui revenait à pénaliser ceux qui téléchargent tout autre chose, comme des logiciels open-source.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 12:26, par A

    Il faut voir le coté positif et il est plutôt énorme, voire même gigantesque. La traque est basé sur un catalogue de 10,000 fichiers. Forcement parmi les plus vendus des Majors, ce qui laisse toute liberté pour découvrir le reste qu’on a peu l’habitude d’écouter.

    C’est une formidable opportunité, quoi qu’un peu forcé, de découvrir de nouveaux artistes, il ne tient qu’à chacun de faire l’effort de ne télécharger que ce qui ne fait pas partie des plus grosses ventes !

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 12:14, par Werdok

    Je vais sur le site de Sony. Lecteurs MP3, le premier est proposé avec 2Go ("soit jusqu’à 1 300 morceaux" dixit le site)

    Vous connaissez beaucoup de jeunes ados ayant la capacité financière de mettre 1300€ (1€ par morceau sur les sites habituels) pour remplir leur MP3 ?

    On n’est pas loin d’être dans le même style de débats que pour la sécurité routière et la vitesse : les publicités vantant des capacités ou des options visiblement hors la loi doivent elles encore exister ?

    Notons que dans le domaine du disque, souvent, par les montages capitalistiques, les mêmes sont du coté des fabriquants de lecteurs et du coté des vendeurs de morceaux...

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 11:43, par le_dabe69
    Les téléchargeurs sont souvent de gros acheteurs de musique (en ligne ou dans le commerce). Mais souvent ils sont jeunes et leurs moyens sont limités. Une solution pour limiter le téléchargement illégal : baisser de moitié le prix des CDs. Je suis certain que pour l’industrie ça serait rentable à moyen terme. Et puis de quoi parle-t-on au juste ? Télécharger illégalement même massivement le dernier opus de U2 ne va pas faire baisser notablement le train de vie de Bono. Mettre en avant, comme le fait l’industrie, les "petits groupes" ou "petits interprètes" relève de la malhonnêteté pure et simple dans la mesure où ceux-ci gagnent leur "croute" en jouant comme le fait justement remarquer thibo62. Plus pernicieuse est l’idée de concéder au "privé" des droits de (basse) police dévolus à l’Etat. Quand on connaît les amis de notre nouveau président, on ne doit toutefois pas être surpris outre mesure. "Qui paie commande".
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 11:33, par Fureddo
    Lutter contre la piraterie. Cause noble n’est-il pas ? Qui n’a pas dans son entourage un jeune artiste qui vient de lancer ? Comment ne pas alors s’attendrir lorsque l’on se rend compte le nombre d’alums téléchargés sont autant de ventes en mois dans la poche de notre débutant ? Mathématiquement, cela se vérifie. Mais que dire de ces auditeurs rebutés par un prix exhorbitant comparativement au contenu (édition collector avec les coulisses des spots publicitaires, ça c’est du bonus !) ? Cette volonté du tout répressif contre les internautes n’est-elle pas au fond un aveu d’échec des majors de production face à l’ère numérique ? Comment ne pas sourire face au pied réalisé par Lilly Allen, initialement plébiscitée par le libre échange via internet ? Preuve tangible que le succès d’un artiste ne dépend pas du nombre de disques écoulés, mais bel et bien du travail artistique effectué et de la réele valeur qu’il apporte. Enfin, dernier point, toutes cette débauche de moyens technico-judiciaires pour lutter contre ces affreux pirates ferait mieux d’être redéployée dans la traque aux terroristes qui s’organisent via internet, utilisent des réseaux informatiques pour se financer via des sociétés écran, la lutte contre la pédophilie qui régulièrement organise des crimes innomables, des enlèvements. "Pardon Maddie, les autorités ont prféré arrêter un petit salaud qui piratait les dernier album de Céline Dion au lieu de se concentrer sur les échanges qu’ont pu avoir tes ravisseurs"... Trop facile de faire la traque aux internautes, d’honnettes gens qui travaillent et paient leurs impôts quand à côté les vrais criminels courent et s’organisent sur la toile.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 11:07, par Tarantin

    Exemple concret :

    Il y a encore deux ans je téléchargeais pas mal sur internet (même si ça restait moderé par rapport à la moyenne). C’était pour "découvrir" (je gardait sur mon disque dur qu’une infime partie de ces découvertes, et encore temporairement pour me constituer une petite liste de disque à acheter, qui changeait au fil du temps et de mes achats...) Résultat, de un à deux disques par mois, assez souvent neufs, étant sur que l’artiste que je paie (en infime partie d’ailleurs) est digne d’interêt -à mes yeux-...

    Actuellement, je n’ai plus internet tous les jours, et ces histoires de surveillance m’ont bien refroidies, donc je ne télécharge plus... Résultat je n’achète plus qu’un disque tous les deux ou trois mois, et encore que de l’occasion...(pour éviter de prendre des risques de dépenser pour rien, car je marche à l’aveugle, en écoutant de rares morceaux ou extraits légaux par ci par la, en lisant des critiques sur des sites spécialisés sur le net, certes bonnes mais qui ne sont pas forcément représentatives de ce qui me fait "vibrer", moi)...

    Et je pense pas être le seul dans ce cas, à penser que la culture peut (aussi) être un levier de l’économie, et pas seulement la consommation bête et méchante, qui, elle est soumise aux aléats de la mode donc instable...

    Et pour ce qui est des morceaux libres de droit, que l’on trouve sur myspace ou sur les sites des auteurs, quel pourcentage cela représente il par rapport au nombre de "petits" groupes passés qui demandent à être (re)découverts ? (Je parle d’eux, car avant l’époque du "web 2.0", je pense pas que ça soit très fréquent de trouver des morceaux entiers libres de droits (et pas tombés dans le dommaine public, evidemment), ou si oui faites moi signe...) Bref j’ai peur de l’amnésie pour les générations futures d’internautes-aventuriers-de-la-privince-désertée-des-disquaires, si on ne leur donne plus les formidables moyens que l’on menace de faire disparaitre (et pas seulement le p2p, last.fm et ce genre de sites sont mis dans le même panier même si on en parle moins...

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 10:54, par thibo62

    Les musiciens veulent des sous !! ils n’ont qu’à faire leur boulot, tourner faire des concerts... se lever tout les jours, faire des balances, des répet’, jouer le soir. ENFIN BREF TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER PLUS. Bizarrement dans ce pays, ce sont que qui font le moins de concert chaque année qui gagnent le plus d’argent (Johnny, Sardou, Goldmann...), alors que ceux qui sont sur la route toute l’année galère le plus. Faire un disque c’est facile pour un artiste (surtout pour eux, qui ne sont pas des artistes, mais des interprètes, sauf Goldmann, Obispo et quelques rares autres). Leurs textes sont déjà écrits par quelqu’un d’autre, la musique composée par un autre, (parfois les deux pour que ça coute encore moins cher). il n’a qu’à arriver, savoir lire et chanter (et encore il ne sont plus obligés, merci PRO TOOLS). Il reste trois, quatre jours grand maximum dans un studio, et son année et finie, sauf pour les émissions de télé... où ils font du play back (l’art de se foutre de la gueule des gens)... En plus, faire des tournées fait travailler un certain nombres d’intermittants du spectacle, et donc aide leur système de sécurité sociale. Ca rends heureux les fans, et ça rapporte beaucoup d’argent quand c’est bien fait... Mais bon, on ne va pas rêver, ceux qui sont les premiers à donner des leçons de civisme sont les premiers à ne rien faire de la journée... C’est ça aussi qui sauvera les maisons de disque, faites faire des tournée à vos artistes, qui’ls fassent leur travail.

    P.S. : JE NE TELECHARGE PAS DE MUSIQUE, j’achète les disques de mes artistes préfèrés, qui, eux, font leur boulot toute l’année...

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 10:45, par Huskarl
    Ce qu’il faut savoir, c’est que plus l’Etat cherchera à diminuer le téléchargement via Peer To Peer, plus des réseaux de téléchargements de plus en plus élaboré et bien cryptés vont se mettre en place ce qui rendra encore plus dure la Tâche de l’Etat vis-à-vis du P2P.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 10:35
    Si chiffrer les contenus de bout en bout est ce qu’essayent de faire les majors pour protéger leurs ouvres, certains téléchargeurs font pareil : utiliser un réseau chiffré et anonyme comme freenet et chiffrer ses disques avec quelquechose de solide (comme truecrypt). Bon courage à ceux qui doivent trouer des preuves avec ça. Je ne dis pas que c’est ce qu’il faut faire, mais à quoi bon dépenser toute cette énergie, tout cet argent, quand les solutions techniques pour échapper à ce qu’ils veulent mettre en place existent déjà ? Le fond du problème c’est que « l’information veut être libre ». Dans l’ère numérique, rien ne peut empêcher la copie illégale, et sa diffusion. Les DRM ? Un échec, les distributeurs et majors font marche arrière. Tant que ce fait inhérent à la nature des données ne sera pas compris, assimilé et utilisé par les producteurs de contenu, leur modèle économique ne tiendra pas la route. Certains (comme jamendo) l’ont compris, il faut les soutenir.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 10:14, par toto
    L’économie a investi pratiquement tous les champs. La politique et la culture n’y font pas exception. Le danger, pour l’un comme pour l’autre, de perdre encore plus en autonomie est réel et freine d’autant plus l’innovation et le renouvellement nécessaire à la production de ces champs.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 10:03, par adrien
    Alors peut-être tient-il à nous auditeurs (pas forcément consommateurs) d’utiliser des voies ouvertes qui ne demandent qu’à s’élargir en terme de quantité et de qualité en ce qui concerne la musique dite "gratuite" (ex : Jamendo en France), où la notion d’"amour" citée au-dessus est plus présente, notamment par le biais de dons et la participation à la promotion par le téléchargement, le buzz offline et online, et notre présence aux concerts et autres spectacles vivants... ?
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:58, par Necr0
    L’avènement des logiciels de P2P cryptés ne saurai tarder... que feront-ils avec leurs IP sans preuve du contenu téléchargé ?
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:55
    Bientot on aura le droit de rien faire.... Merci Sarko
    • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée 29 mai 2007 10:18, par Ax

      C’est vrai qu’avoir le droit de faire des choses illégales...

      Ça devrait être écris dans la constitution...

  • informer

    29 mai 2007 09:52, par gg90

    bonjour Cette fois la volonté du gouvernement, sous la pression des "majors" et amis du Président, est forte de réprimer les téléchargeurs. Je ne veux pas revenir sur le débat de savoir qu’est qu’un "pirate", Je crois néanmoins que le pirate est celui qui se fait du fric en revendant ce qu’il télécharge, le téléchargeur qui aime la musique pour ce qu’elle est et qui profite occasionellement de ce qui lui est mis a disposition ( et aussi des moyens techniques ) n’est pas a mon avis un réel danger po les maisons de disque. Bref, c’est surtout à Libération que je veux m’adresser . Pourquoi ce journal que nous aimons tant, un des rares encore espace de liberté, ne pourrait il pas créer un support, un site, ou uine rubrique pour :
    - récolter les infos en permanence
    - que les personnes "épinglées" demain puissent savoir comment de défendre

    Bref, sans se faire l’apôtre du téléchargement, juste regrouper et donner l’accés en permanence aux infos que le sujet : une cellule de veille en qq sorte a vous lire

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:46, par WhiteKnight
    Pourquoi les lois appliquées en informatique sont faites par des personnes qui n’y connaissent pas grande chose en informatique. A les grandes écoles , ou ces derniers sortent, Ont-ils eu des cours d’informatique ? Ceci dit pirater le travail des autres ce n’est pas juste "déjà que l’on ne veut pas qu’on pique nos devoirs à l’école", MAIS si ces derniers font payer au prix d’or leur travail alors que le produit ne le vaut "peut être" pas, dans ce cas on peut se poser la question si on ne dois pas passer du côté obscure.
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:37
    Est qu’en est t-il pour ceux qui telecharge via le Peer-to-Peer des film ou serie introuvable dans le commerce ?
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:33, par Totopipo

    Ce qui me chagrine énormément c’est la manque de sérieux des médias en général et la pratique de l’amalgame éhontée.

    Le p2p, sert aussi à partager nombre de contenus et de logiciels NON-SOUMIS à des licences telles que celles pratiquées par les maisons d’édition. Dans une certaine limite, je pense aux animes japonais qui faute d’être licencés, il est tout à fait légal d’un point de vue purement juridique de télécharger. Mais le plus gros reste quand même les licences libres, et celles-ci, peu de journaliste en font état : il est tout à fait légal de télécharger les oeuvres soumises à des licences qui autorisent voire encouragent à la diffusion, au partage. Je télécharge sur ces réseaux et en aucun je ne devrais être surveillé : les contenus qui m’intéressent ne sont pas soumis aux mêmes droits et donc mes actes à ces instants sont parfaitement légaux.

    Les logiciels de partage ne sont en aucun interdits. Si les industriels y trouvent leur compte en croyant qu’en interdisant les échanges numériques plus faciles à contrôler et donc à interdire (ils viennent à peine de comprendre pourquoi il leur faut passer maintenant au tout numérique) va enrayer la baisse de leurs chiffres, les gouvernements successifs y trouvent aussi leur compte à pouvoir ainsi contrôler tout ce qui transite sur les réseaux afin de traquer une éventuelle subversivité de ses sujets citoyens.

    De plus, ces interdits vont pousser bien entendu tout internaute (de plus en plus avertis) vers des réseaux de plus en plus sécurisés, anonymes et cryptés. Ce qui bien sûr risque de prolonger la cinétique de cette machinerie politico-industrielle vers une censure draconienne à la chinoise (le groupe kyo en avait déjà appelé de ses voeux).

    Donc, s’il vous plaît, messieurs les rédacteurs, si vous voulez garder un semblant de crédibilité, évitez cet amalgame en précisant bien que ce qui est prohibé, ce sont les contenus soumis à des licences "copyrightées" propres à ces maisons d’édition. Les oeuvres libres sont tout autant soumises aux droit d’auteurs et donne droit aussi à la rémunération, mais le principe étant fondamentalement différent, je vous invite à en prendre connaissance très rapidement pour donner une information juste à vos lecteurs : http://fr.wikipedia.org/wiki/Licence_libre

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:17, par nono
    "aider activement les autorités à dissuader et, si possible, à sanctionner les adeptes des réseaux de peer to peer (P2P)", ce serait donc l’enjeux ? Mais il semble bien que le P2P soit derrière nous ? Ce vers quoi les gens se tournent actuellement, c’est le one-click hosting, c’est-à-dire rapidshare et megaupload. Discret, rapide et efficace. Alors la chasse au P2P est-elle vraiment encore d’actualité ? Ou alors votre article (et la loi) inclut-il ce type de pratique dans le P2P ?
  • Payez d’abord, vous aimerez (peut-être) après !

    29 mai 2007 09:13
    Comprendront ils un jour que chercher de la musique est un acte d’amour, que l’écouter est un acte d’amour ... et que sortir le porte-monnaie à chaque fois est un tue-l’amour ! Vraiment ! Qu’est ce qui peut donc bien déplaire à nos artistes riches (les autres, personne ne leur demande leur avis, ils ont le P2P pour se faire connaître, eh oui !) ??? Entendu la semaine dernière à la TV (et l’air de rien) : un chanteur à la voix cassé place dans ses propos, l’air de rien, que <> ... Ah bon ? Mais la plupart n’ont quasiment que ce moyen pour se faire connaitre, ceci sans passer par une maison de disques. Ne serait ce pas cela qui dérange ? De nouveau artistes, avec lesquels partager une manne non extensible à l’infini ET qui ne passent même pas par une maison de disques qui n’a que faire de nombreux nouveaux artistes ? et qui auraient un revenu issu d’une licence globale ou dispositif voisin ?
    • Payez d’abord, vous aimerez (peut-être) après ! LA FIN 29 mai 2007 09:23, par Gihel
      Oups ! il en manque un bout : Entendu la semaine dernière à la TV (et l’air de rien) : un chanteur à la voix cassé place dans ses propos, l’air de rien, sans être contredit, que ...
    • Taxe sans durée limitée... 29 mai 2007 09:44

      Vous verrez que cette taxe sur les supports vierges n’est pas prête de disparaître...

      Aaah, double peine, quand tu nous tiens !

    • Réponse à : Payez d’abord, vous aimerez (peut-être) après ! 29 mai 2007 10:18
      Comprendrez vous un jour que composer une oeuvre est un acte d’amour, qu’écrire le texte d’une chanson est un acte d’amour... mais ne pas pouvoir en vivre est un tue l’amour ! Je suis artiste, pas spécialement riche mais profondément passionné... Arrêtez de croire que le P2P, s’il n’handicape pas les "gros" du marché, ne fait pas de mal aux "petits" : ceux qui vendaient beaucoup vendent un peu moins ; ceux qui vendaient un petit peu ne vendent plus du tout... Je suis contre la répression systématique, mais également navré par le jugement tranché de personnes qui n’ont pas toutes les cartes en main pour envisager le problème dans son entier...
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:08, par tiroirkésse
    A chaque CD/DVD vierge acheté je paye déja une "taxe de piratage" par défaut, que je sois pirateur ou pas !...alors y a des moments comme cela où je me dis "pourquoi pas ?"...
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 09:06
    merci sarko tu vas faire venir les logiciels de surveillance des USA ?
  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 08:54, par Olivier
    Et si les maisons de disques commençaient pas baisser un peu le prix des CD, juste pour voir. 20 € en prix vert lors de la sortie, 25 € un mois après, ça calme. Et j’en achète beaucoup...
    • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée 29 mai 2007 09:42, par Benjapied

      Et le telechargement légal... bien sûr, 10€ l’album, sans support CD, sans publicité, sans pochette... bref, 10€ juste pour un transfert de données, cela reste trop pour moi ! Fan de music, je suis sûre que pour quelques euros de moins, on serait nombreux à devenir légaux... !

      A bon entendeur

  • Les téléchargeurs sous surveillance renforcée

    29 mai 2007 08:42, par AnArkhki

    En ces temps nouveaux pour la politique française, il ne fallait pas en attendre moins du très indépendant conseil d’état ! Mais bon si on doit en passer par là pour provoqur un soupçon de réaction de nos compatriotes envers le gouvernement, pourquoi pas... La question est jusqu’où faudra t il aller, et c’est triste car il(s) a (ont) déjà réussi à mettre en place de si nombreuse loi renforçant la répression (celles concernants le fichage génétique en est un bon exemple, celles ci l’est aussi). Et puis quant à la restriction de nos libertés on va bientôt avoir droit à une réduction considérable du droit de grève, (peut être une manière de préparer le terrain pour des réformes qui avait fait sauter certains gouvernement en leur temps...)

    Bref l’aspect numérique de la coercition gouvernementale, colusion des désirs réactionnaires des politiques et des craintes stupide de la minable industrie du disque fraçaise ( notez bien "industrie" et non pas "artistes") qui n’est pas capable de s’adapter aux changements est vraiment pathétique. Mais sachez chers amis que c’est bien la masse des téléchargeurs (d’ailleurs merci au journaliste de ne pas les traiter de "pirates") qui sont également pour la plus part des consommateurs légaux de votre productions qui détient le pouvoir et qui édictera la manière dont vous vendrez plus tard vos "artistes", alors réflechissez un peu avant de leurs taper sur les doigts...


 

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