Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Le piratage est un danger pour l’avenir de notre civilisation.

Muriel Marland-Militello, députée UMP

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

jeudi 18 septembre 2008 11:35

  • télévision

Locales : Hersant veut faire sans

Télé. Le groupe se désengage de ses chaînes à Strasbourg et à Orléans. 

par Mourad Guichard, Thomas Calinon

tag : TNT

Le studio d’Orléans T, en mai 2007, lors de son inauguration. Photo Thierry David, République du Centre

Hersant Média est-il en train de se désengager de la télévision locale après y avoir massivement investi  ? En quelques jours, le groupe de Philippe Hersant (fils du célèbre papivore Robert), vient de retirer ses billes de TéléAlsace et d’Orléans TV. Soit deux télés sur les sept que détient Hersant Média (dont Cap 24 à Paris ou téléMiroir à Nîmes). « Sur ces deux opérations, affirme Karim Stambouli, porte-parole du groupe, il n’y a aucun lien logique, ni stratégique. Dans tous les cas, la logique qui préside est qu’on y va seulement si c’est viable. » Souvent envisagée comme une nouvelle source de revenus pour les quotidiens de presse régionale, la télé locale semble ne pas tenir toutes ses promesses. Exemples à Strasbourg et Orléans.

Fermeture de TéléAlsace

Deux petits tours et puis s’en va. Lancée fin 2006, ­TéléAlsace met la clé sous la porte. La chaîne locale de Hersant Média cessera d’émettre à la fin du mois. « C’était une belle aventure, on en aurait bien repris encore un peu », commente le rédacteur en chef, Jacques Dottor. Accessible sur le câble, TéléAlsace avait vu le jour quelques semaines après sa concurrente, Alsatic TV, initiée par les quotidiens l’Alsace et les Dernières Nouvelles d’Alsace. « Il y a de la place pour les deux chaînes », assurait alors Emmanuel des Moutis, directeur général d’Antennes locales, la filiale du groupe Hersant qui détient TéléAlsace. « Mais depuis le début, entre salariés, on savait qu’il n’en resterait qu’une. La région est certes riche, mais elle est petite », confie un journaliste passé par les deux chaînes. En terme d’audience, TéléAlsace et Alsatic TV étaient au coude à coude fin 2007. L’idée d’un rapprochement a germé en vue de l’attribution par le CSA des fréquences TNT sur les zones de Strasbourg et de Mulhouse. Mais l’affaire a capoté. Des problèmes de locaux et de production ont été évoqués, mais un proche du dossier cite aussi « des divergences sur le management et la ligne éditoriale »  : « talk-info » en direct le soir et contenus complémentaires fournis par les téléspectateurs et le groupe Hersant sur TéléAlsace (la fameuse syndication), contre « une dizaine de magazines à fort ancrage local » sur Alsatic TV, dixit Jean-Jacques Schaettel, directeur général de la chaîne. Privée de TNT et déficitaire, TéléAlsace avait déjà réduit ses effectifs d’un tiers cet été. Avec une dizaine de salariés, la chaîne espérait prospérer sur le câble et via les fournisseurs d’accès à Internet. Finalement, Hersant Media a décidé de « recentrer » ses moyens sur d’autres chaînes. « On peut comprendre que pour le groupe, qui est le seul à se lancer à cette échelle dans les télés locales, il fallait faire des arbitrages », réagit Jacques Dottor. Assurée depuis juillet d’être sur la TNT, Alsatic TV se prépare de son côté à passer « de la Ligue 2 à la Ligue 1 », selon la métaphore sportive de Jean-Jacques Schaettel. Avec le câble, la TNT et la télé par ADSL, la chaîne sera accessible à 1,6 million d’Alsaciens, contre 400 000 actuellement.

Retrait à Orléans TV

Depuis le conseil de surveillance d’Orléans TV de juillet, le groupe Hersant ne fait plus partie des ­meubles. La République du Centre, devenue, avec le groupe Centre France-la Montagne, l’actionnaire principal d’Orléans TV, parle de « simplifier un pacte d’actionnaires dont la complexité n’autorisait pas une ­gestion opérationnelle suffisamment réactive pour optimiser le fonctionnement de la chaîne locale ». Derrière cette langue de bois se cachent des rivalités qui auront eu raison de ce fragile tour de table. « Hersant  ? Ils nous ont fait chier  ! résume un proche du dossier, ils voulaient nous imposer des programmes de m… fabriqués avec des moyens ridicules. »

A peine plus nuancé, Serge Bidault, le directeur général de cette chaîne ouverte sur le hertzien depuis mars 2007, confirme  : « Tous les actionnaires s’opposaient à la volonté de Hersant d’imposer des programmes comme le télé-achat, Anne Roumanoff ou Au théâtre ce soir. Après ce départ, on y voit plus clair. » Chez Hersant, le maître-mot, c’est la syndication des programmes. Si l’une de ses locales refuse la mutualisation des moyens de diffusion et de certaines émissions, le pacte est rompu. « Nous sommes pour la survie des médias de proximité, insiste un cadre du groupe, Mais avec des grilles et un ensemble de contenus communs. » A Orléans TV, le désaccord de forme cohabite avec la réalité financière. « Les pertes  ? Elles sont abyssales, regrette le représentant d’un actionnaire, Nous dépassons le million d’euros annuel pour des recettes publicitaires à peine supérieures au cinquième de cette somme. »


Il y a 0 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

TNT - TNT : les candidates bourrent le PAF

article précédent
Le clip anti-McCain de Madonna maintenant sur YouTube
article suivant
Plusieurs boîtes mail de Sarah Palin piratées


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • réactions (0)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Free Mobile, un premier mois de fritage
  • « Dr House » cane au bout de huit saisons
  • Piratage en série sur l’iTunes Store
  • Chez Google, la vie privée tombe dans le panel
  • « Borgen », la petite série reine

Lib.fr

  • Nicolas Sarkozy, en campagne contre les boucs émissaires
  • «La grosse artillerie» de Sarkozy contre les chômeurs ne passe pas
  • Grand froid : 55 départements en vigilance orange
  • Détours à Melbourne
  • Athènes de nouveau en grève contre la cure de rigueur
publicité

En bref

img75
« Dr House » cane au bout de huit saisons

Bip, bip, bip… bip… biiip… Ainsi résonnera, le 21 mai, l’électrocardiogramme de la série Dr House, dont la chaîne Fox a prononcé le décès hier.


Chronophage

Color Pic-a-Pix

Cet excellent jeu ne dépaysera pas les habitués de Picross : les règles sont exactement les mêmes, avec des couleurs en plus.


De saison

img75
L’Elysée à l’abordage du Net

Dans un merveilleux dessin interactif, OWNI liste les principales figures de la conquête de l’Internet par l’Elysée, et schématise leur relations en filant la métaphore de l’île déserte.


Hum, bizarre...

img75
Les sosies sont six

Vous ne vous êtes jamais dit que votre voisin de train ou de fil d’attente ressemblait à un personnage de fiction ?


Dixit

« C’est un peu comme si vous rajoutiez des dizaines de bières sur le plateau d’un serveur : au bout d’un moment, il tombe. »


De saison

img75
L’hommage de Google à François Truffaut

François Truffaut aurait eu 80 ans ce 6 février 2012. Google en fait donc son Doodle du jour.




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008