Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

samedi 1er juillet 2006 17:24

  • jeux

« Loco Roco », pied de niais

Un jeu qu’on maîtrise en trois touches mais moins gentillet qu’il en a l’air.

par Bruno Icher

tag : PSP

« Loco Roco », Sony pour PSP, 50 euros.

Difficile de déterminer ce qui est le plus accrocheur dans Loco Roco. Le graphisme « Barbibulle » des créatures gélatineuses qui s’empâtent quand elles ingurgitent des roses Tagada ? Ou leurs chansons entêtantes en métalangage ? Peu importe, la combinaison fait mouche. Le titre créé par les studios de Sony pour la PSP est une implacable mécanique de plaisirs. A commencer par celui de prendre un jeu en main avec seulement trois boutons. Les gâchettes gauche et droite inclinent le décor, pour que la bestiole dévale des pentes et déniche les fameuses roses survitaminées. Une pression sur les deux gâchettes et le Loco Roco effectue un bond pour accéder à des corniches, des passages secrets et toutes sortes d’éléments du décor dévoilés peu à peu. Le dernier bouton, le O, permet de fragmenter la petite bête ou de l’agglomérer à volonté. Explication : le Loco Roco vient de se goinfrer avec quinze roses Tagada et ressemble à un bloc de jelly, qui peut se déplacer ou sauter mais non pénétrer dans un passage étroit. Une pression sur le O et la créature se fragmente en quinze petits Loco Roco qui se glissent dans le tunnel. A la sortie, nouvelle pression, tout s’agrège et la bestiole retrouve son gros bide.

Si on ne s’en lasse pas, c’est que la richesse inventive des développeurs a fourni un terrain de jeu d’une rare fantaisie, assumant pleinement son côté cucul la praline. La créature bondit de fleur en fleur, sur un iceberg où il prend une vitesse folle, dans les entrailles poisseuses d’un crapaud... Mais l’addiction est surtout due à l’équilibre savant entre difficulté et facilité. Depuis longtemps, les joueurs savent que jolies couleurs acidulées, visages rayonnants de bonheur et décors à la Oui-Oui ne sont pas synonymes de simplicité. Miyamoto avec Mario et consorts l’a démontré. Chez Sony, c’est nouveau et c’est une bonne chose. Surtout pour la PSP qui n’avait pas encore trouvé de jeu de cette envergure. Loco Roco perpétue ainsi une tradition singulière qui veut qu’un jeu puisse être à la fois facile et difficile. Facile à prendre en main mais ardu dès que l’on veut battre les records, terminer le jeu à 100 % ou collectionner les objets bonus. Comme tous les très bons jeux, Loco Roco laisse le joueur décider tout seul de la nature de son plaisir.


Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

PSP - La Playstation 3 reconnectée

article précédent
Témoignages
article suivant
Le poker, enchères et en os.


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Bruno Icher
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Google confronté au viol de droits d'auteur
  • Le Québec négocie pour sortir du conflit
  • A la une de «Libé» : Plans sociaux, ce que peut faire la gauche
  • Cynisme
  • Fin du vote en Égypte

Jeux

PLUS D'INFOS SUR:
  • LocoRoco
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008