mardi 2 août 2011 15:30
Londres vu d’en bas
par Virginie Malbos
tag : photo
Crapahuter dans les égouts ne leur fait pas peur. Bien au contraire. C’est même la passion de deux intrépides britanniques, créateurs du site
Sub-urban. Depuis juin 2006, ils livrent
sur la toile de très jolis clichés des sous-sols londoniens. D’ailleurs, ces deux John Doe - dont un a pour pseudo st00p - expliquent aisément cette passion. « Quand on grandit dans une zone industrielle urbaine, et qu’on a une dizaine d’années, tout ce qui nous entoure suscite une grande curiosité. Lorsque votre environnement se compose de filatures de coton, de galets et de béton, tout est un terrain de jeu et une aventure. Une fois que toutes ces pistes ont été épuisées, nous avons pris des torches et notre véritable aventure a commencé ! Nous nous sommes mis à explorer les canalisations avec notre groupe d’intrépides amis, nos voisins que nous connaissions depuis des années. Plus tard, la vie est intervenue et a divisé notre faction souterraine. Une fois les années d’adolescence venues, ces visites se sont transformées en trucs d’enfants à abandonner. Puis, à quelques centaines de miles des filatures de coton, la nostalgie m’a poussé à reprendre la torche, une fois de plus. Accompagné par un vieil ami audacieux, nous avons de manière inattendue ravivé le désir d’aventure et notre curiosité. »
« En tant qu’adulte, l’expérience a été, et est toujours, aussi intrigante que dans mes souvenirs. Pourtant aujourd’hui, l’interêt est plus grand, nous apprécions l’ensemble du tableau et nous avons une véritable curiosité pour ce qui nous entoure, alors qu’autrefois ces tunnels étaient simplement cool. Ces endroits ne sont pas glamour, mais ils sont importants : ils ont régi la vie, la ville et ses formes, les fortunes qui se sont construites et ils ont parfois semé le chaos. Ils ont capturé mon imagination quand j’étais un jeune garçon, et des années plus tard, ils la tiennent encore. »
La dernière visite en date des deux aventuriers.
Un souterrain construit dans les années 1800 et reprenant le tracé des égouts romains.
Jonction de deux boyaux.
Une partie des égouts modifiée suite à la construction du métro en 1906.
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