vendredi 1er juin 2007 13:25
Mahalo, des petites mains dans le moteur
Enrobé d’une jolie maquette, Mahalo marquerait-il le retour des annuaires du web ?
tags : moteurs de recherche , Google
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« Nous sommes là pour vous aider ». C’est le slogan de Mahalo un moteur de recherche dont une première version vient d’apparaître sur le web. Créé par Jason Calacanis, le fondateur et ex-PDG de Weblogs Inc (qui édite de nombreux blogs, dont Engadget, le plus populaire au monde), Mahalo ne joue pas dans la même cour que Google. Là où le géant américain utilise des algorithmes complexes pour fournir des résultats pertinents, Mahalo propose une sélection commentée de sites. Pour faire cette revue de web, Jason Calacanis a embauché 40 personnes, des « guides », qui parcourent le web à la recherche d’informations pertinentes sur des sujets précis. Pour le moment, Mahalo contient 4000 pages de résultats, uniquement en anglais, sur des sujets aussi divers que la scientologie, Nicolas Sarkozy ou sur le fondateur de l’entreprise. Pour les requêtes qui n’auraient pas encore leur page de résultats, Mahalo propose les résultats de Google. A terme, Calacanis souhaite que Mahalo propose des pages de résultats pour les 10000 recherches les plus populaires sur le web. Un but qui laisse deviner l’objectif réel de Mahalo : apparaître dans les premiers résultats de Google sur les requêtes les plus populaires, afin de pouvoir rentabiliser le service. En clair, Mahalo vise surtout à prendre la place qu’occupe actuellement l’encyclopédie Wikipédia dans Google. Par ailleurs, Mahalo, auto-proclamé « premier moteur de recherche propulsé par des êtres humains », ressemble très fort au projet d’annuaire de sites DMOZ. Les deux sites proposent une revue de web sur des sujets précis. Sur DMOZ, le rôle des « guides » salariés de Mahalo est tenu par des « experts » internautes et bénévoles. Créé en 1998, DMOZ propose aujourd’hui des résultats pour 700 000 sujets et dans près de 80 langues. Surtout, DMOZ, dont le contenu est librement réutilisable, est édité par le géant AOL. Une entreprise pour laquelle travaillait Jason Calacanis jusqu’en novembre dernier.
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