lundi 9 mai 2011 14:43
Humanpedia, mémoire vive
par Marie Lechner
tag : Wikipédia
Dans le monde futuriste de Fahrenheit 451, les livres proscrits finissent en autodafé. Pour les sauver de l’oubli, une communauté d’hommes apprend les textes par cœur. L’artiste David Guez imagine un scénario similaire dans son dernier projet, Humanpédia. Aujourd’hui, le réservoir de la connaissance universelle s’appelle Wikipédia, une mémoire elle aussi menacée parce que stockée sur des supports fragiles. Pour assurer la pérennité de ces données, hors des contingences technologiques, l’artiste a mis en place un dispositif où chaque participant prend en charge une séquence de l’encyclopédie collaborative. Il peut l’apprendre, l’imprimer ou autre et inviter des amis à prendre en charge les séquences suivantes. Plusieurs humanpédiens peuvent être chargés d’une même séquence afin d’appliquer le principe de redondance au cas où l’un d’eux disparaît. Le but : former « une sorte de disque dur humain à l’échelle mondiale ». Il présentera son projet le 15 mai à 18 heures à la galerie Plateforme à Paris, à l’occasion de son exposition.
Il y a 6 réactions à cet article.
Lire les réactions.Réagir à cet article.
Partager cet article
Partager TweetSur les mêmes thèmes:


