Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

lundi 18 septembre 2006 18:53

  • internet

Microsoft bientôt hors-la-loi avec son baladeur Zune ?

par Erwan Cario

tags : musique , téléchargement

Le Zune de Microsoft - DR

Une des fonctionnalités annoncées du prochain lecteur multimédia de Microsoft, le Zune, censé mettre à mal l’hégémonie de l’Ipod, sera de permettre à ses propriétaires de s’échanger des fichiers musicaux par transmission Wi-Fi. Mais, pour limiter les risques de piratage, les fichiers ainsi échangés ne resteront lisibles que trois fois, et ce, pendant trois jours. Pour cela, Microsoft prévoit d’ajouter un DRM spécifique (Digital Rights Management, un code qui permet de limiter l’utilisation d’un fichier, notamment pour faire respecter les droits d’auteur) à tous les fichiers transitant par ce moyen.

Si placer ce type de code sur des chansons commerciales, soumises au droit d’auteur, peut sembler naturel, le faire sur l’ensemble des fichiers, notamment les morceaux personnels, revient à limiter une utilisation qui ne l’est pas a priori. Le problème n’a pas échappé à Cesar Menendez, responsable du projet Zune, qui abuse de la pirouette pour évacuer le sujet sur son blog. A la question : « J’ai composé une chanson. Elle m’appartient. Je l’envoie à une fille que je veux impressionner. Comment ajoutez-vous la limitation des trois jours/trois fois ? Il répond : Nous ne pouvons actuellement pas savoir si vous envoyez une chanson d’un groupe connu ou si c’est une des vôtres. Donc, par défaut, nous l’encodons. Et du coup, la fille reviendra vous voir trois jours plus tard... »

Il semblerait que cette dernière remarque ne fasse rire que lui. Il existe en effet des milliers de morceaux disponibles sur Internet sous la licence Creative Commons. Et, comme nous le rappelle Mélanie Dulong de Rosnay, responsable juridique de Creative Commons France : « Les contrats Creative Commons n’autorisent pas les exploitants à ajouter une mesure technique de protection sur l’œuvre qui empêcherait d’accomplir pratiquement les actes autorisés par le contrat (copier sans restriction, par exemple) – à moins d’avoir l’autorisation des titulaires des droits sur l’œuvre dans un contrat complémentaire. » Zune pourrait donc très bien se retrouver dans l’illégalité dès le jour de sa sortie. Pour donner une porte de sortie à Microsoft, Mélanie Dulong de Rosnay précise quand même : « Si on entend par DRM, non pas une mesure technique de protection, mais une mesure technique d’information exprimant à l’utilisateur ce qui est permis, alors il n’y a plus de problème. » Pas sûr que la firme de Redmond soit sur la même longueur d’onde.

Source : ratiatum.com


Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

musique - Un coup de Moog

téléchargement - Numérique : la concertation ouvrira « avant l’été »

article précédent
Licence
article suivant
La presse belge plus forte que Google

  • Soyons sérieux !

    18 septembre 2006 19:11, par Marcus

    Les fanatiques du logiciel libre et de la musique jetable (connue sous le nom de Creative Commons) n’ont qu’à s’adapter. Si pour eux le droit d’auteur ne compte pas, ce n’est pas une raison pour malmener les vrais artistes qui désirent vivre de leur art !

    Il faut empècher le piratage, il faut empècher la cyper criminalité, et si il faut pour celà mettre à mal quelques hobbyistes qui se prennent trop au sérieux, il n’y a pas à hésiter.

    Il y a péril pour nos artistes, péril pour nos créateurs.

    Il faut arrèter de plier sans cesses face à ces irresponsables qui mettent déjà en péril la compétitivité de l’europe avec leurs lubilles anti-brevets.

    L’art d’abord !

    • Soyons sérieux ! 18 septembre 2006 20:40, par Regnareb
      Quand on parle des fanatiques... ^^
    • Soyons sérieux ! 18 septembre 2006 21:10

      Oui soyons sérieux très cher Marcus, evitez d’ouvrir un sujet de discussion par un "troll" aussi gros que celui ci !

      ""En retranscris cela donne "Mais euh l’art de la star ac doit rester la propriété de TF1, alors ce ne sont pas les milliers d’artistes (certes ""amatteur"") qui vont empecher cela.""

      Juste une chose, j’aime beaucoup la musique electronique et un de mes compositeur préféré, Joachim Garraud, met en libre disposition ses mixs sur son site... pourtant ce n’est pas un amateur et c’est n’est pas de la creative common loin de la ?!

      Alors on fait quoi ?

      • Soyons sérieux ! 18 septembre 2006 22:30, par Marcus

        Certes, il est aisé et commun de justifier le piratage en invoquant la star’ac ou autre foires musicales à haute teneur mercantile et faible contenu artistique, mais il faut bien savoir de quoi on parle : d’un côté on a ceux qui vivent de leur art, et de l’autre ceux qui n’en vivent pas (et qui ne désirent pas en vivre ?).

        Il ne serait pas juste que sous prétexte que les seconds renoncent à tirer profit de leurs productions, les premiers se retrouvent empêchés de protéger leurs propriétés, leurs biens, leurs revenus.

        Nous sommes face à un choix : veut-on faire vivre la culture ou veut-on la sacrifier au nom du désir de certains de façonner leurs propres libertés (et celles des autres) ? Le domaine public, ce n’est pas fait pour les chiens.

        Pour ma part, j’estime que de toutes façons, il s’agit d’un mauvais procès, sans doutes motivé par l’anti-microsoftisme primaire : microsoft est loin d’être le premier à mettre des restrictions de ce genre, il suffit de regarder des produits tels que le minidisc, qui empèchent déjà depuis des années les copies de seconde génération. Pourtant, personne ne se plaint. Mais dès que Microsoft entre dans l’arène et ose proposer un mécanisme novateur mais apparenté, on crie au scandale.

        Il serait vraiment temps de remettre l’église au millieu du village, bon sang.

        Cordialement

        Marcus

        • Soyons sérieux ! 19 septembre 2006 10:00, par johan

          Marcus,

          Bien malheuresement, je n’invoque pas la star’ac, mais la star’acadamisation de la musique. J’entends par la qu’en défavorisant la musique de hobby et d’artistes "ouvert" au partage (je reprend mon exemple de joachim garraud) on favorise la musique mercantile et non plus l’art comme vous le dites.

          Dans tous domaines, la concurence est saine !

          En ce qui concerne ce sentiment anti-microsoft de base, je vous arrete tout de suite, je suis responsable informatique d’un groupe de société. et utilisateur / acheteur a 90% de logiciels informatique microsoft (je le vit bien, même très bien car mes utilisateurs en sont satisfait !). Je n’ai absolument rien contre microsoft et je n’imagine pas 2 seconde pirater un de leurs logiciels (même si je trouve leur cout exorbitant, mais ca c’est un autre problème)

          Bref Bref, ce qui me pose problème c’est le coté imposé de DRM, c’est en imposant ce genre des procédés que l’on tue la concurence et donc l’art

          Si le schéma etait le suivant :

          Si titre avec DRM présent -> reproduction de DRM Si titre sans DRM non présent-> reproduction sans DRM

          Franchement je serait tout a fait ok

          Après je suis d’accord avec vous, il est injuste que des artistes ne vivent pas de leurs travail.

          Mais il est temps que cette industrie s’adapte au marché...

    • re : Soyons sérieux ! 18 septembre 2006 23:50, par p6s
      damn, bande d’irresponsables qui offrent leur creations à tous vents, crevez, l’empereur Marcus l’a décidé. c’est d’un comique... Actuellement , il y a BEAUCOUP plus d’artistes qui partagent leur creations en license Creative Commons ou tout simplement sans aucune contrainte que de comiques qui ont besoin d’universal pour vendre leur soupe... Donc même si tu veux jouer à "on est les plus nombreux et on vous emmerde", ben t’as tout faux. Autre petite différence, "nous" (et oui, je fais partie des irresponsables qui aime faire ecouter sa musique aux autres sans pour autant leur demander des sous, et quand bien meme je voudrais faire payer, j’ai certainement pas besoin d’une major-requin + un distributeur vereux + un grand magasin douteux pour me bouffer 90% des recettes :lol : ), on n’exige pas qu’"ils" se soumettent au libre, un peu de reciprocité ferait pas de mal (et le problème est dans la soumission forcée, pas dans le fait de savoir si c’est à Microsoft, Apple ou autres...)
      • re : Soyons sérieux ! 19 septembre 2006 07:09, par Marcus

        « Actuellement , il y a BEAUCOUP plus d’artistes qui partagent leur creations en license Creative Commons ou tout simplement sans aucune contrainte que de comiques qui ont besoin d’universal pour vendre leur soupe... »

        Ces artistes sous Creative Commons, ils en vivent de la distribution de musique sous Creative Commons ?

        NON

        Alors si ça démange certains de balancer leur boulot gratuitement au public, qu’ils le fassent via le domaine public, mais qu’ils ne commencent pas à mener croisade avec leurs licenses fantaisistes au risque de détruire les moyens de défense légitimes d’une industrie qui a déjà beaucoup souffert.

        Et pour le stéréotype « universal », il serait temps que les gens réalisent que ce n’est pas universal qui souffre le plus du piratage, mais les petits labels qui tombent comme des mouches. On assassine l’art à petit feu, on tue le commerce, on anihile les forces créatives.

        • re : Soyons sérieux ! 19 septembre 2006 11:18

          C’est très drole de parler de droit d’auteur quand on sait que tout les support numérique sont déja taxé pour justement les payer ... dont le Zune !

          c’est d’une logique imparable, j’achète un produit en payant une taxe pour les auteurs (qui n’entouche rien comme d’habitude mais passons), et je suis limité grace au sacro-saint DRM qui protège leur musique dont j’ai déja payé une partie des droits en achetant le lecteur et même le disque dur de mon ordinateur ...

          bref payer pour être bridé par des droits imposé non ça n’a rien de normal

          au passage j’enregistre un titre à la radio, je le convertie en MP3 (mon dieu je devient un pirate merci DADVSI) et en plus je suis limité par les DRM ....

        • re : Soyons sérieux ! 19 septembre 2006 11:38, par Artkan

          Soyons sérieux, Marcus, un peu… L’investissement des majors dans les nouveaux et jeunes artistes est en forte baisse depuis une dizaine d’années. Il est actuellement inférieur à 2% (12% en 95). La télévision, internet et les majors on profondément modifié le paysage musical, en France comme ailleurs. De plus en plus la musique est considérée comme un produit marketing, un produit industriel auquel on applique les règles marketing et productive.

          Oui, les Creative Commons permet a certains artiste de vivre, mais surtout cette licence permet ce créer une bulle de diffusion qui contre la main-mise des majors sur les circuits de distribution. Radio, télévision, réseaux de distribution sont soumis au règles de la grande distribution (au même titre que les grandes surface). Sais-tu (ou oublie-tu sciemment) que 45% de la musique vendue en france l’est dans les supermarché ? ce sont ces supermarché qui innovent en création artistique et vont risquer de mettre en rayon, là ou la place est chère, de jeunes artiste peu connu

          La crise est profonde actuellement, et défendre un tel système relève d’un aveuglement absolu…

        • re : Soyons sérieux ! 19 septembre 2006 18:59, par jonas

          >>Les fanatiques du logiciel libre et de la musique jetable (connue sous le nom de Creative Commons) n’ont qu’à s’adapter. Si pour eux le droit d’auteur ne compte pas >>Alors si ça démange certains de balancer leur boulot gratuitement au public, qu’ils le fassent via le domaine public,

          Marcus je penses que tu parles sans savoir, la creative commons n’est pas le domaine public, avec les creatives commons le droit d’auteur est preservé est respecté, par contre l’échange et l’utilisation sont autorisés. Avec le domaine public tu perd le droit d’auteur, et proposer sa musique gratuitement et légalement téléchargeable ne signifie pas vouloir perdre les droits d’auteurs. Le reproche qui est fait, est que microsoft impose son drm sur des oeuvres sans se soucier si c’est compatible avec la licence de cette oeuvre.


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Erwan Cario
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Un homme arrêté pour le meurtre d'un enfant disparu en 1979
  • Des sénateurs américains veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie
  • La projection du film de Dieudonné annulée à Cannes
  • Le président de la banque du Vatican démissionne
  • Google confronté au viol de droits d'auteur
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008