Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Le piratage est un danger pour l’avenir de notre civilisation.

Muriel Marland-Militello, députée UMP

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

mardi 10 juin 2008 18:08

  • internet
  • téléphone

Musique Max : La marmelade d’Orange

par Astrid Girardeau

tags : musique , téléchargement

Pile poil. Une semaine avant le passage de la loi Création et Internet et de son système de riposte graduée censé lutter contre le piratage, devant le conseil des ministres, Orange vient d’annoncer le lancement de « Musique Max ». Le 12 juin arrive un nouveau service pour PC et mobile à douze euros par mois proclamé « l’offre de téléchargement de musique illimitée la plus riche du marché » et « la première alternative crédible au piratage », selon Jérôme Hénique, directeur du marché résidentiel de l’opérateur.

On pouvait donc espérer l’arrivée d’une mini-licence globale, illimitée et sans DRM, dans ce marché fragmenté du téléchargement en ligne. Car les offres lancées par les fournisseurs d’accès (Neuf, Alice) et opérateurs mobiles (SFR) se suivent et ne ressemblent pas, chacun y allant de son partenariat avec une ou deux majors et des conditions d’utilisation qui sous-entendent que derrière chaque client se cache un pirate.

Premier hic, « Musique Max » n’est pas une plate-forme pour tous les internautes (comme iTunes), mais à nouveau une offre d’opérateur, réservée aux seuls clients Internet ou Mobile Orange.

Dans « téléchargement illimité », il y a « illimité ». Mais en fait, pas vraiment. Il doit se faire « dans le cadre d’un usage raisonnable ». Traduction : le nombre de titres est limité à cinq cents par mois, pour éviter les téléchargements « massifs ». Autre contrainte de taille, Orange pense à « éviter le piratage » (avant de penser à ses clients) en interdisant de stocker les titres sur un disque dur externe ou de les graver. Contrôlés par des DRM, ces verrous numériques, les morceaux, au format Windows Media, peuvent être téléchargés sur PC (sous Windows seulement) et mobile (130 modèles), puis transférés au maximum sur cinq supports (baladeurs mp3 et lecteurs multimédias). Et l’offre n’est pas compatible avec les produits de marque Apple (iPod, iPhone, etc.), qui a refusé de passer un accord avec un concurrent à iTunes. C’est ballot, pour l’opérateur exclusif de l’iPhone.

Par contre, les titres sont achetés à vie. C’est-à-dire que le client pourra conserver les morceaux sur son disque dur de façon permanente, même après avoir résilié son abonnement. D’ailleurs, autre point positif, il n’y a aucune forme d’engagement. Il est prévu qu’on puisse s’inscrire un mois, et se désabonner le suivant.

Côté catalogue, l’opérateur est fier d’annoncer avoir passé un accord avec les quatre principales majors (EMI Music France, Sony BMG, Universal, Warner Music France), ainsi que Believe et Scorpio Music. L’opérateur peut ainsi se targuer de proposer plus d’un million de titres en téléchargement. C’est deux fois plus que l’offre de son concurrent SFR lancée quelques jours plus tôt, mais cela ne couvre pas l’intégralité des catalogues des majors.

Pas la révolution annoncée donc, juste une nouvelle offre commerciale, sans doute plus riche, mais finalement tout aussi « limitée » que celles de ses concurrents.


Il y a 9 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

musique - Le chantement, c’est maintenant

téléchargement - Après MegaUpload, la valse du partage

article précédent
Warner plante Last.fm
article suivant
Le site du jour : Les couleur de Kuler


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Astrid Girardeau
  • réactions (9)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • La télé se rattrape sur les cendres de MegaUpload
  • Quand Facebook ouvre ses comptes à Wall Street
  • MegaUpload : léger sursis pour les données
  • Instants télé : C’est foutu, c’est Mimi, c’est Claire
  • L’hommage de Google à François Truffaut

Lib.fr

  • Merkel, attachée de presse de Sarkozy
  • Mélenchon, invité spécial de Libération
  • Heureux qui, comme un député grec, a touché le pactole…
  • Sur les berges de la Seine, les noms d'oiseaux volent bas
  • Instantanés politiques
publicité

De saison

img75
L’hommage de Google à François Truffaut

François Truffaut aurait eu 80 ans ce 6 février 2012. Google en fait donc son Doodle du jour.


Chronophage

ChatChat

Il n’y a pas d’autre règle du jeu que cette consigne un poil déroutante : « soyez un chat ».


Vendredi, à poils !

img75
Avoir un bon copain...


En bref

img75
Stéphane Richard tire sur Free Mobile à boulets orange

Le PDG de France Télécom s’est fait retourner sur le gril par les députés, hier, alternant explications et mises en garde.


Dixit

« La musique, le cinéma sont aux acteurs d’Internet ce que le tabouret est au piano : ils s’assoient dessus. »


Le site du jour

img75
Les complexes du T-Rex

Hugh Murphy lève le tabou sur les traumatismes psychologiques qui affectent nos amis les tyrannosaures en dessinant, sur son blog, les situations les plus embarrassantes.




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008