mardi 17 juin 2008 13:56
Naviguer, une histoire de choix
tags : licence libre , Mozilla , navigateurs , Apple , Microsoft
L’arrivée de Firefox 3, nouveau navigateur web de Mozilla, est l’occasion de faire un petit tour des différents browsers. Le marché, moribond il y a encore quelques années, est désormais très actif, avec de nombreux navigateurs qui poussent à une course à l’innovation et au respect des standards.
Toujours en tête des navigateurs, Internet Explorer, la solution de Microsoft, a cependant nettement perdu du terrain depuis l’arrivée de Firefox en 2004. Ce qui a poussé le géant de Seattle à sortir fin 2006 Internet Explorer 7, première mise à jour sérieuse d’IE depuis 2001. IE7 rattrapait un peu le retard pris par le navigateur en matière d’interface, d’ergonomie et de respect des standards. Internet Explorer 8, prévu au mieux pour le deuxième semestre 2008, devrait continuer dans cette direction. Microsoft s’est notamment plus à l’écoute des développeurs au sujet du respect des standards du web, un domaine où son browser était traditionnellement en retard. Aujourd’hui, selon NetApplications, Internet Explorer représente toujours 74,13 % des internautes, et environ 65 % des internautes européens selon XitiMonitor. Depuis son apparition en 2004, Firefox a pris la tête de la lutte contre Internet Explorer. Le navigateur de Mozilla attirait en mars 28,8 % des internautes européens selon XitiMonitor, et 18,19 % des internautes mondiaux selon NetApplications. La version 3 contient de très nombreuses nouveautés et corrections, détaillées dans notre mode d’emploi. Mozilla ne souhaite pas en rester là : un navigateur pour téléphone portable, nom de code Fennec, est également prévu, quoiqu’encore au stade de l’ébauche. Une vidéo montrant un premier exemple d’interface possible pour Fennec est visible sur le site d’Aza Raskin, spécialiste des interfaces embauché par Mozilla il y a quelques mois. Et de nombreux projets expérimentaux sont en cours : Prism permet de transformer n’importe quel site en logiciel à part, par exemple. Weave, de son côté, est une extension Firefox permettant de partager son profil utilisateur entre différents ordinateurs en le stockant sur le net.
Opera est en quelque sorte le héros maudit du petit monde des navigateurs : souvent en avance sur les autres, que ce soit en matière d’interface (il s’agissait par exemple du premier à proposer la navigation par onglets, classique aujourd’hui) ou de respect des standards, le navigateur finlandais n’a jamais réussi à s’imposer auprès des utilisateurs. La faute à un positionnement curieux : le logiciel a d’abord était payant, puis gratuit mais avec des publicités, avant d’être enfin gratuit comme ses concurrents, sans cependant être open source. C’est du coup sur téléphone portable, où le marché n’était pas encore cannibalisé par Internet Explorer, qu’Opera a pu se trouver un public. Opera pour ordinateur reste cependant un très bon logiciel, très léger et qui mélange de nombreux produits : navigateur web, logiciel de messagerie, outil de téléchargement BitTorrent... La dernière version, Opera 9.5, est sortie la semaine dernière pour Windows, Mac et Linux, et propose une nouvelle interface, ainsi que la plupart des nouveautés de Firefox 3, que ce soit en termes d’interface ou de sécurité.
Steve Jobs ne l’a pas caché : il imagine un avenir où Internet Explorer représenterait 75 % des internautes et Safari 25 %. Et tant pis pour les autres. Apple propose donc au téléchargement son Safari pour Mac, mais aussi depuis un an pour Windows. Avec des méthodes d’installation parfois un brin cavalière : le logiciel de mise à jour d’automatique d’Apple, fourni avec Quicktime et Itunes, propose ainsi d’installer par défaut Safari sur Windows. Apple est d’ailleurs un habitué des bundles : Itunes doit une bonne partie de son succès au fait qu’il était souvent proposé avec Quicktime. Malgré tout, Safari n’est pas un mauvais navigateur, même si son interface est un peu moins naturelle et qu’il est un peu à la traîne niveau sécurité. Du côté du respect des standards du web, en revanche, Safari se débrouille très bien et propose même des innovations. Open-source, la base de Safari, nommée WebKit, est quant à elle utilisée dans le navigateur de l’Iphone et dans celui du projet Android de Google. La version actuelle, Safari 3.1, devrait être remplacée d’ici quelques mois par Safari 4, dont on commence à voir des versions préliminaires sur le net.
Projet monté par un ancien de Mozilla, Flock est un navigateur web pour les adeptes des réseaux sociaux divers. Le browser reprend pour base Firefox et y ajoute l’intégration avec une foultitude de services (Facebook, Flickr, Digg, Picasa, Twitter, Youtube, Pownce, Gmail, Yahoomail, del.icio.us...). Hélas, le principal effet est de rendre l’interface très chargée et de ralentir la navigation. Flock a cependant l’avantage d’être compatible avec toutes les extensions de Firefox. La dernière version, Flock 1.2, a pour base le vieillissant Firefox 2, mais Flock 2, prévu pour les mois à venir, devrait être basé sur Firefox 3. Les plus téméraires peuvent déjà essayer une première version bêta.Internet Explorer
Firefox
Opera
Safari
Flock
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