Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

samedi 24 mai 2008 10:25

  • internet

Le «comarquage» pour appâter le chaland

En apposant une marque à leur offre classique, les banques veulent attirer de nouveaux clients.

par Christophe Alix

tag : économie

» sur le même sujet

Universal et la Société générale mettent la puce à l’oreille

Les partenaires lancent une carte bancaire pour télécharger de la musique.

Depuis le 1er octobre, le «comarquage» (ou cobranding) - qui consiste à apposer une marque commerciale à un organisme bancaire - est autorisé en France. Une disposition jusque-là interdite, le Groupement des cartes bancaires ayant privilégié l’aspect sécuritaire de la carte de paiement au détriment de l’outil de marketing. Aujourd’hui, banques et organismes de crédit, qui gèrent chacun 55 millions de cartes dans l’Hexagone, peuvent donc laisser libre cours à leur imagination. En misant sur 10 à 20 millions de cartes souscrites d’ici à cinq ans et une augmentation générale du volume de crédit.

Plusieurs grandes marques ont déjà lancé leurs cartes comarquées. Des fabricants automobiles tels Fiat ou Renault, des voyagistes comme Nouvelles Frontières ou encore l’opérateur téléphonique Orange. Ce dernier s’est associé à BNP Paribas pour proposer une carte bancaire prépayée aux jeunes de 12 à 17 ans et a créé, à cette occasion, un établissement de crédit commun.

Les possesseurs de ces nouvelles cartes bénéficient d’une offre bancaire classique, à laquelle s’ajoute des avantages commerciaux, tels les programmes de fidélisation ou l’accès à différents services facturés par les marques. Avant d’associer son nom à celui d’Universal, la Socgen avait déjà testé ce marché avec sa carte Rugby, écoulée à 120 000 exemplaires. Elle proposait de réserver des places pour les matches auprès de la Fédération française de rugby mais sans partage des revenus. Il s’agit, explique la Société générale, de jouer sur le côté «affinitaire», en permettant aux adhérents de «choisir la carte qui leur ressemble». Soit une soixantaine de nouveaux produits disponibles, allant de l’offre «pour elle» - la femme - à la carte caritative avec reversement de quelques centimes à une association humanitaire à chaque achat.

Si les banques jouent sur le comarquage en espérant accroître et fidéliser leur clientèle, la version la plus évoluée du cobranding consiste à proposer une réserve automatique d’argent. Elle reste l’apanage des organismes de crédit. Ces modèles coûtent moins cher (moins de 30 euros) que les cartes classiques mais poussent à la consommation avec une ligne de crédit - facultative -, au taux d’intérêt très élevé (18 %). Une pratique dénoncée par les associations de consommateurs qui mettent en garde contre ces cartes «deux en un», certes moins chères à l’achat, mais plus onéreuses pour le consommateur au final.

«Evolution plus que révolution», selon un banquier, ces nouvelles cartes ont connu un succès mitigé depuis leur lancement. La faute à une conjoncture peu favorable à la consommation, explique la profession. «On a beau avoir plus de cartes, plus d’avantages et de facilités de paiements, si on n’a pas d’argent, on ne consomme pas plus.»

Sur le même sujet : Universal et la Société générale mettent la puce à l’oreille


Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

économie - [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

article précédent
Chronophage : 6 differences
article suivant
Eurovision : C’est dinde !


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Christophe Alix
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • Un coup de Moog

Lib.fr

  • Des sénateurs américains veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie
  • La projection du film de Dieudonné annulée à Cannes
  • Le président de la banque du Vatican démissionne
  • Google confronté au viol de droits d'auteur
  • Le Québec négocie pour sortir du conflit
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008