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vendredi 9 mai 2008 07:08

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On change de disque dur

Les nouveaux disques durs SSD consomment moins et sont plus véloces. Mais restent très coûteux.

par Erwan Lecomte

tags : pratique , pc

Bientôt ringard, le disque dur ? On pourrait le croire au vu de la kyrielle d’avantages de son successeur potentiel  : le SSD (ou Solid State Drive). De quoi s’agit-il ? D’un support de stockage qui enregistre les données sur de la mémoire flash. Donc, sans moteur, ni plateau en rotation. Evitant ainsi l’usure mécanique, le SSD est beaucoup plus résistant aux chocs et aux vibrations que les disques durs classiques. Il limite également le bruit du composant ainsi que sa consommation électrique. « Un disque dur SSD consomme moitié moins d’énergie qu’un disque dur classique », assure Thomas Desramaut, directeur marketing chez le fabriquant de matériel de sauvegarde Imation. Ce qui n’entraîne qu’un gain d’autonomie de 3 minutes, nuance-t-on chez Western Digital.

A volume équivalent, un disque SSD est aussi 75 % plus léger. Enfin, ultime atout et non des moindres  : de très hautes performances, notamment grâce à un accès aux données quasi instantané et à des vitesses de lecture ébouriffantes (100 à 120 Mo/s). « Les SSD sont trois fois plus rapides que les disques traditionnels », avance Florent Lafarge, responsable marketing France pour Toshiba. Avec une durée de vie comparable à celle des disques durs classiques (voire trois fois supérieure selon Toshiba). Que du bonheur donc ? A deux défauts près  : des prix exorbitants et une faible capacité. Un disque dur classique de 1 Téraoctet (1 000 Go) s’acquiert pour 200 euros environ. Côté SSD, pas plus de 64 Go d’espace de stockage pour le moment, même si des 128 Go devraient faire leur apparition l’été prochain. Et une addition qui va de 1 200 à 1 500 euros pour un modèle de 64 Go de 2,5 pouces et de 2 200 à 2 500 € pour la version 3,5 pouces. Des tarifs à mettre sur le compte de la relative jeunesse de cette technologie et sur les faibles volumes de production. « Avec l’arrivée prochaine des 128 Go, nous avons passé un cap psychologique, explique Florent Lafarge. L’objectif suivant sera d’augmenter les volumes pour faire baisser les coûts. Logiquement, nous espérons les diviser par deux chaque année. »

Un certain nombre d’ultraportables sur le marché commencent à intégrer ou à proposer en option des disques SSD. L’Eee PC 701 de Asus (300 euros) est équipé d’un disque dur SSD, mais de 4 Go seulement. Les modèles proposant 64 Go (Portégé R500 de Toshiba, par exemple) coûtent, eux, plus de 2 000 euros. Et pour faire passer la pilule de ces faibles capacités, les constructeurs argumentent que pour de la bureautique, une poignée de gigas suffisent. Certes, mais pour le reste, c’est bien trop peu. L’essor de la haute définition, comme l’augmentation du nombre de mégapixels des capteurs d’appareils photos ou de caméscopes, amplifient la demande pour des gros volumes de stockage. Et quand les disques SSD proposeront des capacités de 1 Téra octet, il est probable que les disques durs classiques en offriront au moins dix fois plus. Aussi, les deux technologies risquent-elles de cohabiter : les SSD pour les produits de lecture nomade et ceux à plateau pour l’archivage. Dans les années à venir, les deux disques peupleront la même machine, le SSD étant réservé au système d’exploitation et aux applications.


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