vendredi 8 août 2008 13:35
OneGeology, le Google Maps sous terre
par Astrid Girardeau
DR
Sorte de Google Maps souterrain, le projet OneGeology a été présenté mercredi lors de l’ouverture du 33ème Congrès International de Géologie à Oslo. Lancé en mars 2007, sous l’égide de l’UNESCO, à l’occasion de l’Année internationale de la Terre, et piloté par le British Geological Survey, son objectif est de rassembler des cartes géologiques détenues par les organismes et services géologiques internationaux afin de créer une seule cartographie numérique et dynamique du monde entier. OneGeology rassemble des données sur les masses rocheuses de celles datant de 3000 millions d’années à celle actuellement en formation. Le projet a mobilisé des scientifiques de la terre et des informaticiens de soixante-dix neuf pays. A son lancement, le projet couvre ainsi 69% de la surface terrestre globale à une échelle allant jusqu’à 1:1 000 000. En un an, ils ont donc travaillé à rendre interopérables des cartes qui utilisent souvent des méthodologies et des logiciels différents. Chaque étude géologique participante a accès à un serveur où elle peut modifier et compléter ses données. Un portail centralisé récolte ces données qu’il transforme en représentations visuelles. Le but est donc tant de rendre accessibles les données disponibles dans chaque pays, et ceci dans une interface conviviale, que d’encourager la mise en œuvre d’une interopérabilité des normes en développant le GeoSciML (PDF) , basé sur le xml.
Si l’équipe se félicite de leur prouesse technique (« le plus grand catalogue géologique jamais réalisé ») et du savoir-faire mis en place, ils estiment avant tout que cela répondait à une urgence. « Au XXIe siècle, les nations doivent toutes faire face à des défis comme la montée du niveau de la mer, la gestion des déchets (nucléaires ou individuels) et le stockage du carbone,, explique Ian Jackson, chef de projet au British Geological Survey. Connaître la nature des roches sur lesquelles nous vivons est devenu de plus en plus important, et partager cette connaissance à un moment où l’environnement mondial est en pleine mutation est absolument crucial. » Disponible en anglais et en français (en partie), l’interface est simple, mais un peu lourde à faire tourner. Et surtout, gros regret, elle ne fonctionne pas sous Firefox 3, mais seulement sous Firefox 2, IE 6 et 7 ou Flock 1.2. Par défaut, on arrive sur une mappemonde « neutre ». Pour visualiser des informations, il faut aller dans « Ajouter des couches » et sélectionner les couches qu’on souhaite afficher (structure, lithologie, etc.). Reste que l’outil s’adresse avant tout à des professionnels et les intitulés peuvent sembler un peu barbares à des néophytes. Ensuite, on peut facilement zoomer et se déplacer dans la carte, et faire jouer la transparence des différentes couches affichées en cliquant sur l’onglet « Propriétés des couches actives ». En cliquant sur « i », on obtient des informations détaillées sur les données à l’écran. Les informations venant directement des études, elles sont écrites dans la langue de chacune, principalement en anglais. Lancé en mars 2007, le projet a été lancé, sous l’égide de l’UNESCO et de cinq autres organismes internationaux, dans le cadre de l’Année internationale de la planète Terre. Une belle initiative qui s’adresse donc avant tout aux professionnels et étudiants. On peut espérer qu’à terme, elle s’adresse un peu plus au grand public, notamment aux collèges et lycées. Le site du projet OneGeology : http://www.onegeology.org/french/home.html
DR
L’interface de consultation : http://portal.onegeology.org/
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