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jeudi 30 juin 2011 17:33

  • internet

Orange plante son cloud

par Catherine Maussion

tags : cloud computing , Orange , SFR

DR

Le cloud computing part à l’assaut des PME. Plus exactement Orange lance ce jour une offre ciblant les PME — celles de moins de 50 salariés. Les nuls en informatique pourraient y trouver leur compte. Qu’est ce que le cloud computing ? Une façon d’utiliser l’informatique sans avoir à mettre les mains dans le cambouis. La petite entreprise s’équipe en PC, s’abonne à l’offre « Cloud Pro » d’Orange et exécute à distance sur les serveurs et le réseau d’Orange, ses opérations de paie, de comptabilité ou la facturation de ses clients. Et plus encore, si affinité, comme l’édition de blogs, le lancement de campagnes d’e-mailing, d’un site de e-commerce...

Orange cible les 3,5 millions de PME dont les trois quarts sont abonnées à l’Internet, et pour moitié chez l’opérateur. Et il promet la simplicité : l’accès aux services souscrits se fera depuis un portail avec un mot de passe, un identifiant, et une roue de secours, sous la forme d’une hot line.

Avant de ficeler son offre, Orange a interrogé les PME. « Elles nous ont dit que l’informatique était une contrainte. La plupart n’ont pas de responsable informatique. Elles doivent installer les logiciels. Faire en sorte que tout fonctionne », rapporte Vivek Badrinath, le directeur Exécutif, en charge des Services aux Entreprises de France Telecom.

Souscrire au Cloud Pro a un inconvénient : c’est Orange qui choisit le progiciel. Cegid et EBP pour la facturation et la compta, Xambox pour la numérisation pour l’archivage, Dailymotion (dans lequel Orange détient 49%) pour le streaming vidéo. Et, bien évidemment, Microsoft Office pour la bureautique. Tous éditeurs leaders dans leur discipline.

Le service, à la carte, est facturé par application, par utilisateur, et au mois le mois. Mais il n’est pas forcément résiliable sous le même délai : « Cela dépend des conditions que nous avons négociées avec l’éditeur du logiciel », justifie Vivek Badrinath. Exemple : une entreprise de 10 salariés souscrivant pour sa gestion quotidienne à un accès pour un utilisateur pour la comptabilité, trois pour la bureautique, la création et l’animation d’un petit site marchand, une messagerie pour dix utilisateurs sera facturé 63 euros hors taxes par mois.

Se déporter ainsi sur un tiers du bon fonctionnement de sa tuyauterie informatique a un coût, et il n’est pas négligeable. Interrogé, SFR explique ne pas vouloir proposer à court terme ce type de prestations : « nous laissons la liberté du choix de leurs progiciels aux utilisateurs », et il dit préférer rester sur son cœur de métier d’opérateur télécom. Il propose toutefois quelques services, via le pack Business entreprises pour 22 euros par mois et par poste. A ce prix, l’opérateur offre la suite Microsoft, et ses solutions de communication, avec la possibilité de partager ses documents et d’unifier ses appels et ses messageries, fixes et mobiles.


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