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mardi 26 août 2008 11:15

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Photosynth : Les photos version 3D

par Astrid Girardeau

tags : photo , Microsoft , 3D

Ecrans CC

Présenté il y a un an, le Photosynth de Microsoft était attendu. Tellement que, jeudi dernier, quelques heures seulement après sa mise en ligne, le site s’effondrait. En téléchargement gratuit, cette application permet de construire automatiquement une scène 3D, appelée « synth », à partir d’un set de photographies numériques. Beaucoup plus poussé que Panoramio, l’outil est prometteur. Bémol majeur, il ne tourne que sous PC (XP et Vista) et sous les navigateurs IE ou Firefox.

Uniquement en anglais, le site est divisé en deux fonctionnalités : créer et explorer. L’une et l’autre nécessitent d’avoir installé l’application au préalable. Gourmande, l’application demande une machine dotée d’1 Go de ram et de 64 Mo de mémoire vidéo.

Le Sphinx de Gizeh - DR

L’exploration tout d’abord. On a le choix entre les nombreux tests réalisés par les internautes — car avant de se lancer dans un test avec des photos de vacances ou du petit dernier, il faut savoir que tous les « synth » créés sont systématiquement publics —, et les démonstrations proposées par Microsoft, par exemple celles réalisées en collaboration avec National Geographic autour de sites historiques (Machu Picchu,Taj Mahal, les pyramides de Gizeh, etc.).

Un pourcentage indique le nombre de photographies présentant des recoupements. Plus ce pourcentage est élevé, plus la visite a de chances d’être fluide. L’interface permet de se balader (avant/arrière et droite/gauche) autour de la scène en cliquant directement sur l’image ou en utilisant les touches de contrôle. A essayer également la touche « espace » qui permet de glisser d’une photographie à l’autre. Quand les photos le permettent, on peut naviguer à l’aide d’un petit cercle autour de l’objet Un bouton en bas à droite affiche le « synth » en plein écran. Tandis qu’un menu, en haut à droite, permet de zoomer dans l’image (aussi possible par mollette), et de consulter la liste des photographies qui ont été téléchargées pour créer le « synth ».

Création d’un synth - CC

La création se révèle être un jeu d’enfant. Pour un résultat optimisé, il faut varier les angles tout en veillant à ce qu’il y ait des zones de recouvrement entre les photos. Dans le guide d’utilisation (PDF), il est conseillé que chaque objet se retrouve sur, au moins, trois photographies. Fruit des Microsoft Live Labs, la technologie Photosynth analyse en effet toutes les photographies téléchargées, détecte les similitudes entre chacune, repère des points (mur, fenêtre, statue, etc.) estime l’emplacement d’où les photographies ont été prises et reconstitue automatiquement la forme de l’objet. Il recrée ensuite un canevas en 3D sur lequel il dispose les photos et dans lequel l’internaute va pouvoir naviguer. L’opération étant basée sur la reconnaissance d’objets, Microsoft admet des limites, par exemple sur des objets trop répétitifs, petits ou uniformes (ciel, mer, etc.) .

Pour créer un « synth », il faut s’identifier (avec son identifiant Windows Live) ou s’inscrire. Puis cliquer sur « create a synth ». Une fenêtre s’ouvre alors, et permet de charger depuis son bureau les photographies qu’on souhaite utiliser (ci-dessus). Seul le format jpeg est accepté pour le moment, et le poids total est limité à 20 Go. On y définit également le nom du « synth », son descriptif, son image principal ainsi que la licence des photographies (Creative Commons, Copyright, etc.). L’interface est très simple d’utilisation, les fonctionnalités réduites au minimum.

Vue de Libération - CC

Selon le nombre d’images téléchargées, l’opération de génération du « synth » prend plus ou moins longtemps. Il faut compter une petite minute pour une dizaine de photos. Nous avons fait plusieurs tests à partir de photographies prises autour de la place de la République (Paris) et depuis la terrasse de Libération Et le résultat est assez impressionnant. Même s’il n’est pas parfait.

Le premier constat est que toutes les photographies téléchargées n’ont pas été utilisées. Il semble que les images verticales soient rarement prises en compte. Aussi l’application passe outre ou mélange facilement les objets qui ne sont pas assez détaillés. Par exemple, il a du mal à différencier toits de Paris et... toits de Paris. De même, dans un arbuste, elle aura du mal à distinguer les fleurs les unes des autres et à créer les connections. Côté utilisateur, la principale limite est de ne pas pouvoir éditer un « synth » excepté pour modifier son titre ou descriptif. Il est en effet impossible d’ajouter de nouvelles images à un « synth » déjà créé. Pour cela, il faut le recommencer entièrement.

Une fois le synth en ligne, on peut le géolocaliser grâce à Virtual Earth, le tagger, envoyer le lien à un ami ou l’embarquer directement sur son site (voir ci-dessus). Photosynth remplit donc son contrat d’un outil grand public au résultat spectaculaire. On peut rapidement espérer une technologie encore plus affinée et de nouvelles fonctionnalités.

Vue de Libération

Autour de place de la République


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