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mardi 15 septembre 2009 10:54

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Point Break final pour Patrick Swayze

Décédé hier à l’âge de 57 ans, Patrick Swayze aura marqué en une poignée de rôles la pop culture de la fin des années 80.

par Alexandre Hervaud

DR

Si la mort de Sim a pu donner un coup de blues aux nostalgiques des années 30, c’est clairement nos glorieuses 80’s qui ont pris un sacré coup dans l’aile ces derniers mois, avec les morts successives de Michael Jackson, John Hughes ou encore René des Musclés. Le décès de l’acteur Patrick Swayze, disparu hier à l’âge de 57 ans, vient s’ajouter à ce morbide palmarès d’autant plus injuste que Keanu Reeves se porte a priori comme un charme.

L’homme qui fit beaucoup pour la poterie à Hollywood naquit en 1952 à Houston, Texas, et vécut sans doute plein de trucs fous avant de percer au cinéma, mais ne comptez pas sur nous pour repomper l’AFP ou Wikipedia. La carrière cinématographique de Swayze commence en 1979 avec Skaketown, USA, un film de patins à roulette que l’on a évidemment pas vu mais qui serait « la plus grande histoire jamais écrite » (maj : faux, triple buse, nous avertit un lecteur anglophone ! Il faut comprendre « the greatest story ever rolled », rien à voir)d’après sa bande annonce, plutôt hypnotique au passage :

 

Swayze est considéré comme un membre honorifique du Brat Pack, cette appellation non contrôlée désignant un groupe d’acteurs de sa génération (les comédiens de John Hughes, notamment) pour sa participation au teen movie Outsiders de Coppola, qui lui permettra également de rencontrer John Milius, scénariste d’Apocalypse Now et réalisateur génial (Conan le Barbare). Sous la direction de ce républicain acharné amateur d’armes à feu, il tourne L’Aube Rouge en 1984 , ou comment un patelin d’Amérique profonde envahi par les russes communistes est défendu par une bande de gamins chasseurs auto-baptisés Wolverines. Un film de guerre (froide) sur le territoire US qui se regarde avec plaisir, et dont le remake est prévu pour 2010 (pourvu que ce soit les Coréens qui débarquent, gniark gniark). Une scène du film avec Harry Dean Stanton en papa de ses fistons :

 

Bon, on zappe évidemment Dirty Dancing (1987) et Ghost (1990) que tout le monde a déjà vu 19 fois en moyenne, pour passer directement à Point Break (1991) que tout le monde a également vu 19 fois en moyenne mais qui est tout de même vachement mieux. La réalisatrice Kathryn Bigelow élève ce qui n’aurait pu être qu’un banal mix de « cop movie » et de « surf movie » en quelque chose de plus étrange, tout en restant grand public. Alors évidemment il y a des petits malins qui ne respectent rien, et qui synchronisent la musique de Brokeback Moutain par dessus, et vas-y que je t’homosexualise le tout comme une vulgaire pub Carrefour :

 

Swayze s’est fait de plus en plus rare au cinéma dès le milieu des années 90, avec les rôles principaux borderline de thrillers comme Black Dog ou Lettres à un tueur. Aux yeux de la critique et d’un pan entier de ses fans, son vrai come back cinématographique débarque en 2002 avec Donnie Darko, le délire spatio-temporel de Richard Kelly violemment abusé par une suite inutile sortie en DVD cette année. Swayze hérite d’un rôle secondaire qu’il incarne avec classe : celui de Jim Cunningham, un charlatan-coach-donneur de leçon qui aime un peu trop les enfants. Dans la scène ci-dessous (avancez direct à la 52ème seconde), Swayze le bonimenteur zen est un peu mis à mal par le personnage de Donnie Darko, misanthrope à souhait.

 

Hélas, maladie et impôts à payer oblige, ce rôle ne marquera pas pour autant le début d’une nouvelle carrière, Swayze s’était résigné ces dernières années à jouer un petit rôle dans Dirty Dancing 2, doubler un personnage de Rox et Rouky 2, pour finir dans une série TV qui n’aura pas trouvé son public (The Beast). Puisqu’il serait franchement pas cool de finir sur une note aussi pessimiste, concluons sur une fan vidéo totalement absurde montée à partir d’un sketch du Saturday Night Live, dans lequel Swayze incarnait un chippendale aux côtés de Chris Farley. Attention, ça n’a vraiment pas d’allure, et on y trouve même des Hobbits et Will Ferrell.


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