vendredi 2 novembre 2007 15:50
Pour contrer Facebook, Google joue l’ouverture
L’alliance OpenSocial vise à proposer un standard commun de création d’applications pour les réseaux sociaux.
tags : site , économie , réseau social , Google , myspace , facebook
Le logo d’OpenSocial. DR
Une semaine après l’annonce d’une prise de participation de Microsoft dans Facebook, Google contre-attaque. Le géant du net a annoncé la création d’une alliance, nommée OpenSocial, qui rassemble la plupart des grands réseaux sociaux... à l’exception de Facebook. But d’OpenSocial : fournir une plate-forme de développement unique pour la création de logiciels (partage de photos ou de vidéos, petits jeux inutiles...) à destination des sites communautaires. Une grande partie du succès grandissant de Facebook, qui attire aujourd’hui environ 50 millions d’utilisateurs réguliers, tient en effet aux applications développées par des éditeurs tiers. Mais ces petits logiciels, qui s’intègrent à la page personnelle de l’internaute sur Facebook, et que l’on peut ensuite partager, devaient jusqu’à présent être recréés pour chaque site différent. Les développeurs avaient donc tendance à ne créer leur logiciel que pour les plus gros réseaux (Facebook, Myspace...) au détriment des autres. OpenSocial devrait simplifier le problème. Les logiciels créés avec la plate-forme de développement d’OpenSocial seront compatibles avec un grand nombre de réseaux sociaux, dont la plupart des plus gros : Myspace, Bebo, Orkut (qui appartient à Google), Linkedin, Ning ou encore Six Apart (LiveJournal et les blogs TypePad) font partie des membres de l’alliance. Et, petite trahison, les développeurs des applications les plus utilisées de Facebook (Slide, Ilike, Netvibes, RockYou, Imeem, ...) ont également signé dans l’initiative de Google. Ce qui ne signifie pas qu’ils abandonnent Facebook. D’autant que ce dernier serait, selon TechCrunch, également en négociations pour entrer dans OpenSocial. Pour Facebook, dont le site est volontairement très fermé, cette ouverture, un peu contrainte et forcée sous la pression de la concurrence, serait un gros changement. Si Google a réussi à fédérer autant d’acteurs avec son initiative, c’est que la croissance de Facebook inquiète ses concurrents. Mais Google a aussi joué finement, en proposant une plate-forme ouverte basée sur des standards existants, et en ne tentant pas d’imposer son propre réseau social. Surtout, OpenSocial se concentre sur les applications, soit l’une des fonctionnalités attirant les utilisateurs. L’alliance n’a pour l’instant pas pour objet de permettre une interopérabilité réelle entre les différents réseaux sociaux, qui permettrait à l’internaute d’avoir un seul compte pour tous ces sites. Car si la perpective serait intéressante pour l’internaute, elle l’est nettement moins pour les sites communautaires, dont la base d’utilisateurs inscrits constitue la principale richesse. Pour l’utilisateur lambda, l’existence d’OpenSocial ne devrait donc pas changer grand chose.
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