vendredi 19 novembre 2010 14:59
Quand le CSA se pique de télé-réalité
par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos
tags : télé-réalité , CSA
Faut bien qu’ils s’occupent, les sages du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA)... La mission qu’ils viennent de s’imposer devrait leur prendre quelques mois de grattage de tête. En gros, il s’agit de différencier le bien du mal. Houla. En matière de télé-réalité. Re houla. Et ce pour « protéger le jeune public ». Ouille. Il va falloir, a expliqué la conseillère Françoise Laborde, « dresser une liste de ce qui relève de la télé-réalité, et de distinguer la télé-réalité qui véhicule des valeurs positives, de découverte et de solidarité, de la télé-réalité qui met en avant la jalousie et la vulgarité. » Vaste programme : le CSA — qui devait être légèrement pompette quand il a compté — a recensé « une centaine » de télé-réalités, toutes chaînes confondues. Pourquoi ce brusque sursaut éthique, au fait ? Le CSA dit avoir reçu beaucoup de plaintes, et ça lui cause d’autant plus de soucis que les ados préfèrent désormais la télé-réalité aux programmes jeunesse. C’est sûr que regarder les fesses du petit-fils de Peyo dans Secret Story 3, c’est beaucoup plus rigolo que les Schtroumpfs. Et Françoise Laborde a bien insisté : quand c’est très « scénarisé », il faut que le téléspectateur le sache, sinon « c’est de la télé-fausseté ». On signale une recrudescence de rates dilatées chez les producteurs de télé-réalité à la lecture de cette phrase. Paru dans Libération du 19 novembre 2010
Il y a 3 réactions à cet article.
Lire les réactions.Réagir à cet article.
Partager cet article
Partager TweetSur les mêmes thèmes:
télé-réalité - NRJ 12, garage à BIP !
CSA - Audiovisuel public : le CSA reprendra les manettes en 2013


