Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

jeudi 5 mai 2011 13:40

  • internet
  • jeux
  • cinéma

RapidShare, à armes légales

par Cyril Solbiac

tags : téléchargement , offre légale

La nouvelle boutique légale et payante de Rapidshare... un peu déserte pour l’instant. DR

La plate-forme d’hébergement de fichiers en ligne, RapidShare, semble décidée à changer d’image grâce à l’arrivée d’un nouveau service. L’entreprise annonce sur son site : « Vous créez du contenu numérique et vous aimeriez le vendre à nos autres clients ? Aucun problème, ce sera bientôt possible. » Un nouvel onglet dénommé « Shop » est apparu. Encore en bêta, cette boutique vend des jeux vidéo pour l’instant. Mais d’après le site Giga OM, elle compte offrir prochainement des catalogues de films de major, comme ceux de Warner Bros. Pari risqué, parce qu’il n’est pas sûr que les clients souhaitent utiliser RapidShare pour payer du contenu légal à télécharger...

Pourtant, cette annonce n’est que la mise en pratique des propos de Bobby Change, président exécutif de RapidShare en mars 2010. Il expliquait dans un document ses plans futurs : « RapidShare cherche un partenariat de l’industrie du contenu pour créer de nouveaux modèles qui rend le piratage obsolète. Un de ces modèles est de rediriger les utilisateurs vers des contenus légaux sur notre site internet. Nous nous sommes rendus compte que beaucoup d’utilisateurs cherchent des contenus sans vraiment savoir s’il est d’origine pirate ou non ».

Pour l’instant, RapidShare Shop contient seulement une dizaine de jeux, mais l’offre s’étoffera au fil des semaines ou mois. Leur acquisition se fait en utilisant la monnaie virtuelle du site : les Rapids. Les jeux valent entre 99 et 199 Rapids, ce qui correspond à une fourchette d’environ 1,50 à 3 dollars.

RapidShare semble adopter une nouvelle ligne de conduite plus à même de satisfaire les ayants droit pour éviter d’être poursuivi en justice. Le 4 février 2010, six éditeurs de livres ont porté plainte contre le service d’hébergement en ligne, car il hébergeait 148 titres e-books non libres de droits. La justice allemande a ordonné à l’entreprise de retirer tous les fichiers cités. Dans le cas contraire, selon Inside Higher Ed, les trois juges ont prévenu que chaque violation pourrait coûter à la firme 250 000 dollars. Depuis, RapidShare a carrément choisi de filtrer les noms des e-books, pour éviter toute récidive et donc tout frais de justice.

Ce revirement stratégique de RapidShare laisse craindre un scénario à la Naspter. À peine sorti, ce service d’échange en peer to peer a été poursuivi en justice par la Recording Industry Association of America (RIAA) en décembre 1999. Napster a eu beaucoup de difficultés à payer les sommes demandées par l’injonction (36 millions de dollars). Face aux difficultés financières, la marque s’est faite racheter par Roxio (2002), puis par BestBuy (2008) qui l’a transformé en service de musique en ligne payant... et fait fuir les internautes.

Sur le même sujet :

Rapidshare : 150 livres partagés, 150 000 euros à payer


Il y a 5 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

téléchargement - Numérique : la concertation ouvrira « avant l’été »

offre légale - Hadopi : champagne sablé, bilan sabré

article précédent
Du celte sur la plèbe
article suivant
France 24 : 22, y a les flics


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Cyril Solbiac
  • réactions (5)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Concerts de casseroles au Québec contre la «loi matraque»
  • François Hollande en visite surprise en Afghanistan
  • Un homme arrêté pour le meurtre d'un enfant disparu en 1979
  • Des sénateurs américains veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie
  • La projection du film de Dieudonné annulée à Cannes
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008