ReputationDefender, nettoyeur d’identité
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Un nouveau concept a débarqué sur la Toile ces derniers mois : celui de « nettoyeur de réputation ». Né en octobre, le site ReputationDefender.com a pour objectif de chasser sur le réseau les traces de vos passages et les éléments d’identité qui vous déplaisent. Exemple : la photo de classe engoncée, le message virulent laissé sur un forum un jour d’énervement, une tablée d’étudiants grisés, le poème d’amour naïf oublié depuis dix ans sur un site personnel… Ces traces malencontreuses peuvent faire du tort quand on cherche un emploi. « Elles peuvent vous poursuivre pendant des années », estime Michael Fertik, le président de ReputationDefender. Sur la demande d’un client, la société traque sur le net tout les contenus (écrits et multimédias) qui le concerne, lui ou ses enfants, lui soumet le résultat des recherches et fait en sorte qu’il soit fait table rase de ce qui lui déplaît. « Ce service est devenu absolument nécessaire aujourd’hui, défend Michael Fertik. À l’ère de l’information, l’internaute a besoin de savoir quelle est sa réputation ou celle de ses enfants qui se trouvent en ligne. » Faire soi-même le boulot est titanesque, s’est dit le fondateur, qui y a vu également un moyen de gagner de l’argent, puisque ce détective virtuel se monnaye, bien sûr. Au prix de dix dollars par mois. Comment cet aspirateur arrive-t-il à tout nettoyer ? Le processus d’enlèvement des « ordures numériques » est « à moitié de l’art et à moitié de la science ». La société utilise un moteur de recherche maison allié à des humains « très bien entraînés ». On n’en saura pas plus
Le secret restera bien gardé… Michel Fertik, diplômé en droit d’Harvard, prétend cependant ne jamais pirater les sites concernés, ne jamais rien faire d’illégal et n’utiliser des avocats qu’en dernier recours. ReputationDefender se présente comme le premier nettoyeur de réputation à destination des particuliers. « Les stars et les grandes entreprises ont leur propre service depuis longtemps mais à des coûts prohibitifs, de 5000 à 20 000 dollars par mois. » Autre société née sur le même créneau, qui flatte la paranoïa de l’internaute, naymz.com, lancée en juin dernier. Voici son argumentaire : « Donc, vous recherchez un emploi (…) vous avez tout peaufiné (…). Vous êtes vous googlisé récemment ? (…). Probablement, les informations qui en ressortiront sont périmées, gênantes, et elles ne vous correspondent même pas ! » Namyz créée ainsi des pages officielles pour ses clients (4,95 dollars par mois), en se débrouillant pour qu’elles soient mises en avant dans les moteurs de recherche. Tom Drugan, le cofondateur de la société, conseille même de créer son propre blog ou une page sur Myspace pour brosser une image positive de soi-même. Susceptible d’écraser le reste. Une étude a récemment montré que, sur plus de 1000 recruteurs, 1 sur 4 utilisaient le net pour évaluer leurs candidats.
Retrouvez tous les articles du dossier Web 2.0 : gare à vos traces.
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