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vendredi 22 juin 2007 10:38

  • télévision

Retour sur image

Daniel Schneidermann revient sur l’interruption « Arrêt sur images »

par Daniel Schneidermann

tag : politique

Le 20 heures de PPDA en direct des dorures de l’Elysée : la belle image, et tellement réconfortante ! Après tout, pourquoi l’ouverture ne s’élargirait-elle pas jusque-là ? Après les bureaux accordées à Catherine Pégard, ex du Point,et à Georges-Marc Benhamou, ex-multicarte du groupe Lagardère, pourquoi pas un joli bureau d’angle pour le 20 heures de TF1 ? Ainsi les choses seraient définitivement claires, lisibles, transparentes. Qu’on est bien entre soi ! Et ce délicieux sourire de Claire Chazal, glissant dans un souffle « Ce sera sur TF1 » alors qu’il est questions de la Coupe du monde de rugby et du sélectionneur-futur-ministre du XV de France. Chez Nicolas, c’est chez TF1, et chez TF1, c’est chez Nicolas. Quoi d’étonnant, si l’on évoque l’ami Laporte ! Comme on est bien, entre copains, à évoquer les êtres chers, les amis communs, tous ceux qui sont partis, tous ceux qui reviendront. Comme c’est plus cosy, plus fun, plus excitant que chez papy Chirac !

Si Arrêt sur images ne se trouvait malencontreusement condamnée à des vacances définitives, quelles images l’émission aurait-elle choisies cette semaine ? Ce sourire chazalien ? Ce retour décomplexé à l’ORTF ? Ces autres sourires radieux, de Rama Yade et Fadela Amara, juxtaposées à la une du Parisien, sous le titre extatique « Les sourires du gouvernement » ? Ou bien, sur l’autre versant, tout ce malheur du monde, ce « coup du sort », comme disait dimanche soir le même PPDA, qui s’est abattu sur les épaules d’Alain Jppé, vaincu aux élections de quelques milliers de voix ? Sourires du gouvernement, gouvernement du sourire, les sujets n’auraient pas manqué. Nous aurions eu le choix. Nous aurions cherché des angles, des comparaisons avec l’étranger, avec les gouvernements précédents, avec d’autres sourires. Ce fut cela, douze ans durant, Arrêt sur images.

Fondre sur l’image éphémère, fugitive, inaperçue, et une fois épinglée comme un papillon, en extraire le suc, les secrets, les surprises, les non-dits, les ambivalences. Arrêt sur images s’arrête : en soi, ce n’est pas si grave. Toutes les émissions sont mortelles. Le téléspectateur est oublieux, et s’habituera vite à d’autres frimousses, à d’autres musiques. Mais ce qui est beaucoup plus grave, c’est que France 5, chaîne de la connaissance, obligée par son cahier des charges d’offrir des programmes d’éducation à l’image et aux médias, ne propose à la rentrée prochaine aucune autre émission équivalente. On annonce une table ronde de « grandes signatures des médias », c’est-à-dire une poignée de Giesbert et de giesbertoïdes, qui « décrypteront l’actualité ».

Mais c’est tout le contraire. « L’actualité » n’existe pas en soi. Elle est fabriquée par les médias. Se contenter de « décrypter l’actualité », c’est taire le prisme des médias. Ainsi dans l’indifférence générale, du CSA, qui regarde ailleurs, du gouvernement, qui s’en moque, et des députés, qui découvrent bureaux et rubans, une chaîne publique s’assoit-elle tranquillement sur ses obligations. De toutes parts, depuis l’annonce de la non-reconduction d’ Arrêt sur images, au début de la semaine, on me demande : « Alors, est-ce la faute à Sarkozy ? » « Est-ce parce que vous avez consacré une séquence à l’abstention de Cécilia, au second tour de la présidentielle ? » « Est-ce parce que vous avez diffusé les images du président essoufflé au G8, devenues des succès mondiaux sur la Toile, mais qu’aucun JT n’a osé montrer à ses spectateurs ? »

Diantre, je n’en sais rien ! Je ne crois pas qu’il se soit trouvé, dans un bureau de l’Elysée ou d’ailleurs, quelqu’un pour demander à MM. de Carolis et Duhamel l’interruption d’ Arrêt sur images. Je pense que des grincements, des ressentiments internes au groupe France Télévisions ont sans doute fait peser, dès l’an dernier, une ombre sur le destin de cet impossible projet : critiquer la télé à l’intérieur même de la télé. Mais je pense aussi que c’est une certaine mode du « décomplexé » qui a rendu possible le passage à l’acte. Après tout, pourquoi se gêner pour faire ce qu’on a envie de faire ? Au nom de quels principes, de quels textes poussiéreux, de quels garde-fous encombrants ? Si l’on trouve fun de présenter le 20 heures en direct de l’Elysée, au nom de quel ringard principe de séparation des pouvoirs se l’interdirait-on ? Au nom de quoi s’obliger à supporter ces intrus, ces gêneurs que sont le doute, la satire, la critique, la réflexion, la mise en abîme  ? Au fond, Arrêt sur images, émission pédagogique, appréciée par les profs, sur une chaîne de la connaissance, a peut-être été victime d’un « sus aux profs » général, que le sarkozysme a seulement désinhibé.

Seule fausse note dans ce délectable air du temps : les téléspectateurs qui, par milliers, par dizaines de milliers, écrivent et pétitionnent. On ne les voit pas sur les écrans, on ne lit pas leurs mots dans les pages des journaux. Mais vu du Net, c’est autre chose. La Toile fulmine, elle bouillonne. Et éclatent des milliers de bulles de vie, et se dessinent des scènes de famille le dimanche à midi et demi, toutes générations confondues. « On s’engueulait dans la famille parce que vous nous obligiez à retarder l’heure du repas. » « On n’était pas toujours d’accord avec vous, mais on ne pouvait pas s’empêcher de vous regarder. » « Depuis tout petit, mes parents m’ont habitué à vous regarder. » Ce sont ces mots, épars, chargés d’énergie, qui feront bouger les lignes, si jamais elles doivent bouger.


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    23 juin 2007 23:52, par benjamin justice

    Cher Mr Schneidermann

    Je ne signerai pas la pétition contre l’arrêt " d’asi"

    Non pas que je me réjouisse de cette décision lamentable et logique. Non, elle m’afflige même. Et si j’écoutais attentivement le fond de ma conscience de citoyen, il serait peu de dire qu’elle me révolte. Votre émission, malgré le peu de compassion que son élimination m’inspire, je la regardais aussi, parce que votre plateau était un de ces derniers lieux où l’on pouvait voir à la télé un travail critique,documenté et parfois lucide sur les médias.

    Ceci dit, je ne suis ni dupe ni amnésique. Jamais vous ne vous êtes engagé dans une critique radicale des médias et de leurs détenteurs fortunés. Eternel insurgé contre la théorie du complot, qui semblait habiter d’après vous l’esprit paranoïaque des neuneus bourdieusiens ou chomskyste, vous avez fait du journalisme libre dans le poulailler libre, clamant fierot qu’une critique des médias dans les médias était possible. Il ne vous est jamais apparu, pourtant esprit libre et critique ( mais pourquoi faire ?) qu’il n’était point besoin de complot pour museler la presse.L’auto-censure suffit. Vous n’êtes pas le pire des journalistes Mr Schneidermann.Loin de là. Votre démarche serait même louable si votre naïveté ne l’avait rendue pathétique. Votre éviction n’est que la conséquence logique d’une main mise du pouvoir et de l’argent sur un domaine que vous continuez avec cette candeur étonnante pour un journaliste de votre envergure à considérer comme pur. Le journalisme de télévision ou de presse à grand tirage a cessé d’être rebelle.Pour la simple raison que lorsqu’il mord la main qui le nourrit, il prend un coup de bâton. Vous avez toujours cru puerilement au rôle du grain de sable salutaire tout en fustigeant la grève qui arrête la machine : La coupure de courant. Tant pis pour vous et pour le journalisme dont je crois sincèrement que vous n’êtes pas le plus indigne représentant. Allons, l’orage passe.Le ciel se dégage. Il est temps de relever la tête, pour esquisser les traits du journalisme après Bourdieu. Courage Daniel...Vous avez le temps désormais.Et du pain sur la planche...

    P.S : Je connais un autre Daniel, qui a du souci à se faire....Cela vous étonne ?vous rassure ? vous inquiète ?tenez moi au courant.

    bien à vous.

    Benjamin Justice. (Sardon)

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    23 juin 2007 21:31, par anikm
    Après avoir lu l’article.Je me suis aperçue que je n’avais pas réagi en voyant un extrait au zapping de notre président faire sa première allocution sur une chaine privée. c’est sûr le regard de Daniel Schneidermann et de son équipe va vraiment me manquer comme celui de culture pub. Et comme il le dit si bien. c’est vrai j’avais oublié cette émission. mais depuis je coupe systématiquement le son de la pub.
  • Retour sur image

    23 juin 2007 15:17, par pat

    Supprimer l’émission "Arrêt sur images" ne serait qu’un acte d’allégeance envers le pouvoir.

    Le fruit d’un travers bien franchouillard.

  • Retour sur image

    22 juin 2007 21:23, par tapatouvu

    Cette nuit, une idée a surgit. Pourquoi ne pas supprimer les Drucker, les Poivre, les Claires, les Experts, les moins Experts et toutes les autres conneries qui nous assomment l’esprit afin de laisser courrir le genie, qui sommeille dans nos vies, et chez Daniel, y compris

    ...Sans Sarkosy, sans Johnny, sans chichi pour toute la vie.

  • Retour sur image

    22 juin 2007 18:19, par Ilodyonisien

    Il y a eu Culture Pub, il y a eu Arrêt sur image, encore un petit au revoir à l’écran télévisuel. Ce sera bientôt un adieu si le service public continue (au besoin qu’il m’appelle et me demande quelles sont mes émissions préférées) Mais peut on se battre contre cela ? Peut-être, vous savez, j’ai habité dans le XXe et je recevais une télé pirate (libre ?) Télé bocale. Ne pourrait on pas imaginer une télé réellement libre issue des quartiers, des immeubles, des locaux, lancées au hasard à travers les ondes ?

    Merci tout de même à vous tous (l’équipe au complet) et bonnes ondes

  • Retour sur image

    22 juin 2007 15:21, par Jeannette Marchal

    J’ai essayé d’écrire à France 5 le texte suivant, en utilisant la page des relations avec les téléspectateurs :

    "Devant la mention "Vous souhaitez", j’ai failli cocher la case "Je n’apprécie pas" mais j’ai eu peur d’un comptage automatique qui m’aurait fait dire que c’était l’émission "Arrêt sur images" que je n’appréciais pas, alors que c’est votre décision de l’arrêter que je n’apprécie pas, mais alors pas du tout ! Et ce que je souhaite, ce que je vous demande, c’est que vous reveniez sur cette décision et que nous retrouvions notre émission à la rentrée.

    C’est une émission qui éduque le regard, apprend à prendre ses distances avec les images, qui sont tellement pregnantes, et qui n’hésite pas à se laisser critiquer par ses spectateurs par l’intermédiaire du forum et de l’intervention de Chloé Delaume.

    Le manque d’audience invoqué me paraît à la limite du malhonnête : de 12h30 à 13h30, heure du déjeuner dominical, qu’attendez-vous ? C’est déjà miraculeux qu’autant de gens se mettent devant le poste à cet instant ! Sauf bien sûr si vous installez un fond sonore, qu’il sera inutile de regarder et qui servira seulement à occuper l’espace - et pas du tout l’esprit. Et FOG, quelle audience ? Et pourquoi n’avoir pas proposé une autre tranche horaire ?

    Et comment avoir annoncé cette décision par voix de presse, avant même d’en avoir parlé aux intéressés ? Et au lendemain de la dernière de la saison, empêchant l’équipe de prendre congé de ses téléspectateurs : la crainte d’un scandale en direct ?

    Je suis indignée, degoûtée. Si vous maintenez votre décision je n’allumerai plus mon poste le dimanche à midi trente et ça me désole déjà !

    Je vous salue malgré tout parce que, à moi, on a appris être polie même avec ceux qui manquent de la plus élémentaire considération."

    Je l’ai fait en donnant le titre de l’émission, puis en l’enlevant mais en le laissant dans le corps du message. A chaque fois le message m’a été renvoyé avec le motif : <<< 550 <arret-sur-images@francetv.fr> recipient rejected 550 5.1.1 <arret-sur-images@francetv.fr>... User unknown

    J’ai appelé la chaîne, expliqué le problème, la personne au bout du fil n’a pas su me répondre.

    Je tente donc par votre canal : si vous savez comment joindre la chaîne autrement, merci de lui tranmettre mon message.

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    22 juin 2007 15:07, par Moi-Je !

    Arrêt sur contrat ? Certes il n’est jamais agréable d’arrêter une émission que l’on a conçue, animée, présentée etc. Mais personne n’est au-dessus des critiques, pas même l’observateur des "faits" par "l’image" que vous êtes.

    Comme vous mettez en balance tacite votre émission avec l’obligation du cahier des charges de F5, et que, selon la presse écrite, vous êtes salarié de la chaîne : pourquoi ne pas proposer autres choses, dans le respect du cahier des missions et des charges de votre employeur ?

    quelle que soit la raison de l’arrêt de l’émission, il n’est pas inintéressant de voir la difficulté que certains journalistes-animateurs ont à appliquer leur propres méthodes, efficaces d’ailleurs, à eux-mêmes : c’est sans doute humain...

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    22 juin 2007 14:48, par nl

    trop de choses vont dans le même sens, chaque jour on apprends des nouvelles (maintenant les émeutes de Cergy le 17 juin passées sous silence), la démocratie du sourrir fait peur…

    rendez nous notre émission ! va t il falloir aller dans la rue ?

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    22 juin 2007 13:26

    Je suis enseignante et le rendez-vous avec l’émission "Arrêt sur images" était incontournable le dimanche matin. J’avais le sentiment d’enfin réfléchir en regardant la télévision ! L’émission était aussi l’occasion de débat avec mes élèves !

    Je suis écoeurée de cette télévision lénifiante et soporifique et je ne comprends pas que la 5, chaine de l’information et de la formation à la lecture de l’image, supprime cette emission.

    Merci à Daniel Schneidermann !

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    22 juin 2007 13:00, par Laurent
    C’est toujours le même problème avec vous, M. Schneidermann : on ne sait jamais si ce que vous écrivez est le fruit d’un délire parano, ou de la manipulation pure et simple... Ainsi, par exemple, PPDA avait déjà présenté 20 minutes de JT depuis l’Elysée, en mars 2003, avant de rejoindre dans une autre pièce David Pujadas, et d’interviewer Chirac sur la guerre en Irak. "L’ORTF décomplexé", c’était donc il y a 4 ans... "L’éducation aux médias" mérite beaucoup plus de rigueur.
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    22 juin 2007 12:56

    La censure a changé de forme , elle est plus insidieuse et tente de se faire passer pour autre. Je regrette qu’une émission où la pensée et la réflexion était en marche soit arrêtée . Le paysage médiatique ne veut plus de miroir , cela ne lui plaît guère. Surtout oublions que nous avons une tête pour penser , et une langue pour la traduire . Vive l’abrutissement.....

    L’abrutissement fait vendre, vendre, vendre......

    Monsieur Schneidermann, courage , la pensée est avec vous. Et malgré les marchands , elle saura rester debout.

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    22 juin 2007 12:31, par Jean-Luc Le Guellec [juanlukaz.blog.fr]
    Les flonflons du Festival de la télé résonnent encore et nous avons la confirmation que l’émission de critique des médias de Daniel Schneidermann ne sera pas reconduite à la rentrée. À quand une télé qui perdure dans son vrai rôle : celui d’un espace de critique et d’analyse démocratique ? Téléspectateurs, nous devons une redevance quand France 5 ne se sens même pas redevable de respect. Poliment, benoîtement décomplexée [merci Bob], ne croyant même pas à sa propre réponse France 5 à répondu à mon mail désaprobateur. J’ai quand même laissé l’adresse du contact sur mon blog pour que d’autres manifestent leur mécontentement. http://relations.france5.fr/form1_questionsemiss.php Jean-Luc Le Guellec, illustrateur-graphiste.
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    22 juin 2007 11:28, par margot75
    Ce qui fait peur dant tout ça, c’est effectivement la disparition de toute forme de point de vue différent sur la télé. On va l’aseptiser à la mode Sarko, genre "TF1 sur toutes les chaînes" (voir très bonne vidéo sur LaTéléLibre.fr). Et que va-t-on voir à la place ? Un peu de télé-réalité ? ça nous manque... !!! En plus, d’autres bonnes émissions sont également déprogrammées (Ripostes, par exemple). Heureusement qu’il reste le Net. Jusqu’à quand ?
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    22 juin 2007 11:21, par Didier T
    Je me marre. Pour prendre la défense d’un media télévisuel en perdition, un media papier se sert du media internet pour justifier le mouvement de protestation que cela engendre, et il faudrait comprendre que grâce à internet, les lignes vont bouger ? Mais ce sont ces mêmes journaux qui, il n’y a pas si longtemps, ont minimisé l’effet d’internet sur les élections, rendant ce media là (le web), si faiblard et si peu capable de faire bouger les lignes, notamment politiques. Alors, quel discours doit-on écouter ? Celui qui quand on en a besoin, va ensencer le web, ou celui qui remet gentiment les bonnes volontés à leur place, pour ne pas fâcher le quatrième pouvoir ?
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    22 juin 2007 11:19, par bob2bob

    Hé M’sieur dames, on peut arrêter avec "la droite décomplexée" ?

    Ca revient à dire, à l’inverse, que les types un tant soit peu nuancés, plus respectueux des valeurs humaines que financières, devraient se sentir complexés. Les leaders de droite ont toujours été chaussés de gros sabots. C’est pas difficile à dire. Et ça n’a rien à voir avec quelque complexe que ce soit.

    • Sur la "droite décomplexée" 22 juin 2007 11:58, par Jean

      @bob2bob : "droite décomplexée" ne revient absolument pas à dire que les humanistes doivent, a contrario, se sentir complexés !

      Cela signifie juste que, jusqu’à présent, les gens qui étaient de la droite dure sentait vaguement qu’il y avait quelque chose de mal et d’égoïste dans leurs convictions et en étaient vaguement honteux. Bref, ils se taisaient et ne faisaient pas étalage en public de leur sensibilité de droite.

      Ce n’est plus le cas : nous sommes désormais dans une société suffisamment individualiste pour que l’on ne trouve pas honteux de vivre (ou souhaiter vivre) dans le luxe et l’oppulence alors que des gens crèvent à côté de vous.

      Voilà ce que recouvre le terme "droite décomplexée". Pour ma part, je trouve que le constat est juste et correspond tout à fait à ce que l’on observe depuis le début de l’ascension de Nicolas Sarkozy jusqu’à la tête de notre nation.


 

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