Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

jeudi 21 février 2008 10:54

  • dvd
  • jeux

Rythme & Blu

par Olivier Séguret

tags : PS3 , Moi jeux

Depuis l’annonce, lundi, que Toshiba abandonnait son format HD-DVD, laissant le champ libre au rival Blu-Ray, la compagnie Sony dans son ensemble et sa division PlayStation en particulier ont de bonnes raisons de sabrer le champagne. Mais peut-être pas jusqu’à l’ivresse.

Le marché du lecteur haute définition est encore marginal comparé à celui du DVD régulier, même si ce dernier connaît un sévère recul. La disparition de l’un des deux compétiteurs, en effaçant les réflexes attentistes et les inquiétudes sur la pérennité des formats, devrait mécaniquement développer le marché haute def.

Mais il n’est pas sûr que celui-ci atteigne jamais l’ampleur de son prédécesseur basse définition : le téléchargement HD a de bonnes chances de se développer lui aussi, aux dépens du Blu-Ray.

C’est d’ailleurs le calcul immédiat effectué par Microsoft dont la Xbox 360 avait privilégié le mauvais cheval et qui s’est empressé d’affirmer via des communiqués que l’effet de cette victoire de Sony sera nul sur le business du jeu. Le constructeur a aussi laissé entendre que si la production des lecteurs HD-DVD annexes spécifiques à la console sera probablement stoppée, une profusion de programmes, et en premier lieu des films, viendra enrichir son offre HD online.

La réaction de Microsoft est typique de ces réflexes de mauvais joueur que l’on constate dans une certaine frange du business et des médias américains engagés dans l’industrie du jeu vidéo.

S’y exprime de façon parfois violente une rage sourde contre l’échec répété de l’industrie nationale américaine à dominer clairement un secteur jugé stratégique. La solidité de la concurrence opposée par le Japon de Nintendo, de Sony et d’innombrables studios de développement nippons, devrait pourtant être jugée comme une bénédiction par les Etats-Unis. Ce sont les rythmes conjoints mais aussi l’affrontement, la fusion, l’imitation réciproque, les originalités culturelles exclusives, la vigueur et la pluralité de ces deux modèles qui ont ensemencé l’exubérant paysage composé par la culture du jeu aujourd’hui. C’est bien de cette sève mêlée qu’ont profité avec bonheur les studios de développement américains, parmi les plus populaires, puissants et créatifs du monde. Et ce sont au final les joueurs qui ont tout à gagner d’une situation où nul n’est en mesure de leur imposer son monopole. Peut-être est-il d’ailleurs temps de souhaiter qu’un acteur chinois, ou brésilien ou russe vienne à son tour sur le devant de la scène pour perturber et enrichir... le jeu.


Il y a 1 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

PS3 - « Inutile de préciser que cela a été une aussi grande réussite que le Minidisc »

Moi jeux - La cinématrice

article précédent
Une alliance industrielle pour sauver le jeu sur PC
article suivant
« Cette année, la série des Fifa pourrait bien retrouver la place de leader qu’elle avait perdue »


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Olivier Séguret
  • réactions (1)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Concerts de casseroles au Québec contre la «loi matraque»
  • François Hollande en visite surprise en Afghanistan
  • Un homme arrêté pour le meurtre d'un enfant disparu en 1979
  • Des sénateurs américains veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie
  • La projection du film de Dieudonné annulée à Cannes
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008