SNCF : le Net pour prendre la concurrence de vitesse
L’offre Web fait partie des arguments commerciaux, contre l’avion notamment.
tags : transports , économie
C’est la prochaine bataille du rail. A deux ans de l’ouverture à la concurrence, les opérateurs peaufinent leurs services. « D’autres vont venir dès 2010 opérer sur nos lignes, il faut qu’on ait une offre "différenciante" », explique Mireille Faugère, directrice des grandes lignes. La SNCF mène d’abord son opération Internet contre la Deutsche Bahn allemande et autres poids lourds du rail qui tailleront bientôt des croupières à son TGV. Sa filiale Thalys est elle aussi dans les starting-blocks. « Dans quelques mois, Amsterdam sera à 3 h 13 de Paris, et Cologne à 3 h 14... », précise-t-on chez Thalys. Et l’opérateur compte bien voler des clients à l’aérien. Raison de plus pour soigner les prestations à bord. Ses tests sont achevés, la compagnie est en train d’équiper ses rames. La commercialisation débutera au début de 2008. La compagnie a déjà choisi son équation : « Ce sera gratuit en 1re classe et intégré au prix du billet comme le repas et les journaux. » Mais payant en 2e : autour de 6 euros l’heure de connexion, soit 6,50 euros le Paris-Bruxelles. Des forfaits pourraient aussi être envisagés par trajet (environ 13 euros pour Paris-Amsterdam par exemple). Les compagnies aériennes, après une première initiative malheureuse initiée par Boeing via sa filiale Connexion by Boeing, qui a fait faillite, commencent à se réintéresser à la question. Le mouvement est lancé aux Etats-Unis, où JetBlue Airways annonce le mail et le SMS gratuit dès mardi. American Airlines, Virgin America ou Alaska Airlines s’apprêtent à tester dans les prochains mois l’accès à Internet sur leurs vols à environ 10 dollars (6,80 euros). Air France est aussi sur le coup. La compagnie va lancer « sous peu » la téléphonie mobile à bord. Pendant trois mois, les passagers pourront envoyer SMS, MMS et mails. Mais uniquement depuis les portables ou les terminaux de type Blackberry. Le test sera étendu aux conversations téléphoniques. Concurrence avec le rail oblige, le service sera accessible sur les moyens courriers et les vols vers l’Europe. Air France-KLM a confié l’opération à OnAir, filiale d’Airbus. Le transporteur n’encaissera rien, l’abonné étant facturé par son opérateur au tarif —déjà élevé— d’une communication internationale. La compagnie tient-elle la bonne idée ? Sa tentative précédente —des sièges avec téléphone intégré et paiement par carte— s’était soldée par un abandon, faute d’utilisateurs.
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