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Séries : Y’a plus d’saisons

vendredi 4 avril 2008

  • télévision

Sarah Connor : mécanique, ta mère !

par Alexandre Hervaud

tag : série

Sarah Connor version 2008 - DR

Des films à la série, pas évident de s’y retrouver dans l’univers Terminator, avec tous ces voyages spatio-temporels. Un bref rappel chronologique s’impose donc.

1984 : un certain James Cameron, jeune réalisateur de l’humide Piranha 2 - Les Tueurs Volants, écrit et dirige un futur classique de la SF, The Terminator. Dans ce film matriciel, la plus célèbre mâchoire autrichienne tient le rôle titre d’un cyborg bodybuildé — au corps construit, donc — renvoyé dans le passé pour liquider Sarah Connor, futur génitrice du leader de la résistance anti-robots. Gros succès en salles.

1992 : l’heure du jugement dernier approche avec la sortie de Terminator 2. Schwarzy devient gentil, Sarah Connor a la gâchette facile et Cameron fait tout péter, même le box-office.

Sarah Connor, époque Cameron

2003 : Toujours gentil, l’ami Termi revient avec des lunettes de chippendale, pendant que James Cameron laisse place au lisse mais efficace Jonathan Mostow. Sarah Connor passe le film dans un cercueil, on apprend qu’une leucémie a réussi là où les cyborgs avaient échoué. Le blockbuster fait recette.

2008 : Sarah Connor is back, mais pas au cinéma. Pendant que Schwarzy gouverne la Californie, la chaine Fox tente de relancer cette franchise via le petit écran avec The Sarah Connor Chronicles. Exit Linda Hamilton pour incarner la mère rebelle, et place à Lena Headay (la reine dans 300) pour manier du shotgun tout en inculquant les bonnes manières au petit John.

C’est donc la série qui nous intéresse (enfin, nous concerne). Créée par Josh Friedman, scénariste de la Guerre des Mondes pour Spielberg, sa diffusion a débuté en janvier dernier et s’est achevée 9 épisodes plus tard, début mars. Après un pilote prometteur signé David Nutter, un ancien de la dream team des X Files, le show n’a pas tardé à décevoir.

Censée décrire les aventures de Sarah Connor et son fils après les évènements relatés dans Terminator 2, la série aurait dû, logiquement, se dérouler dans les glorieuses années 90. On s’attendait donc, fébrilement, à voir comment Sarah Connor allait survivre aux attaques de cyborgs et aux Spice Girls. Hélas, par un habile saut dans le temps, nos héros se retrouvent en 2007 dès la fin du pilote. Finies les bidouilles sur Windows 95, et vive le hacking sur Blackberry.

Pour ne pas réduire les personnages principaux au duo mère-fils, les scénaristes ont cru bon d’inventer un sidekick inédit, en l’occurence un cyborg nommé Cameron (oh, référence !), d’apparence féminine (oh, tension sexuelle !). Véritable baby-sitter mécanique, elle reprend plus ou moins le rôle de Schwarzy dans Terminator 2, l’aspect teenage lolita en plus. À mesure que les scènes d’actions se raréfient, les séquences « vie lycéenne californienne » se multiplient, rappelant les pires moments de Smallville ou de Heroes saison 2.

La cyborg fait du ballet

Et puis arrive l’épisode final avec son anti-climax ultime, le pétard mouillé absolu : la scène de la piscine. Un cyborg pas commode est peinard dans sa chambre de motel, à se rouler les vis. Le FBI débarque en mode furtif, armé jusqu’aux dents et prêt à en découdre. Le commando défonce la porte. Et...plouf. Plouf. Re-plouf. En vue sous-marine, on assiste à une pluie de cadavres tombant dans la piscine du motel, le tout sur une chanson de Johnny Cash. Pas un seul plan sur l’affrontement, seulement une longue, très longue plongée de corps dans le bassin chloré. Incroyable, on s’attend à du Léon, on écope d’un mini Grand Bleu.

Une conclusion à l’image de la série en somme : alléchante au début, ridicule sur la fin. Une deuxième saison devrait être produite, tandis qu’un quatrième Terminator sur grand écran réalisé par McG est d’ores et déjà prévu. Une mise à jour qui sent le bug...



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