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vendredi 30 novembre 2007 11:00

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Sauvegardes et conséquences

par Erwan Lecomte

tags : pratique , pc

Un disque dur à nu. Photo CC sazfar

Il est certaines données que l’on ne peut pas se permettre de perdre. Des années de vie mises en photo, des documents importants, de précieux échanges de mails… Le bon sens invite donc à sauvegarder régulièrement son patrimoine numérique. Certes, mais sur quel support  ?

La sauvegarde sur DVD est une solution à la fois peu coûteuse et intéressante en termes de capacité. Un DVD, qui accueille jusqu’à 8,5 Go de données, coûte moins de 5 €. Certains constructeurs promettent même une durée de vie de cent ans. A certaines conditions, toutefois. « Il faut les stocker debout, dans un boîtier cristal, à une température de 20 à 25 °C, avec un taux d’humidité de 55 % », explique-t-on chez Verbatim, fabricant de produits de stockage. La lumière, la chaleur, l’humidité, les rayures, la poussière, une mauvaise qualité de fabrication peuvent réduire la durée de vie de ces supports. Sans parler des erreurs d’utilisation comme écrire sur le DVD fraîchement gravé à l’aide d’un feutre non adapté. Les composants chimiques de l’encre vont attaquer le disque et le rendre illisible. Pour limiter les risques, il vaut mieux choisir un modèle ayant bénéficié d’un traitement antirayures (Scratch Proof ou Scratch Guard) et le renouveler tous les quatre ans.

Sans être une réelle solution d’archivage, la mise en place d’un système de disques durs en miroir est une autre manière de se prémunir contre les pertes de données. Cet assemblage, connu sous le nom de Raid 1, permet à tout document enregistré d’être copié à l’identique sur deux disques durs. Si l’un d’eux rend l’âme, les fichiers demeurent intacts sur l’autre.

Une autre solution est d’archiver les documents sur un disque dur externe qui ne serait branché qu’en cas de besoin, ou accessible à distance via Internet. Bien que la fiabilité de ces matériels ne cesse de croître, la sécurité n’est pour autant pas garantie. D’abord parce que les disques externes sont exposés aux chocs (aux chutes notamment) et sont susceptibles de faire l’objet d’un larcin. De plus, tous les disques durs comportent des pièces mobiles (bras de la tête de lecture, plateaux…) qui s’usent et peuvent finir par céder. C’est sans parler de leur électronique, qui, elle aussi, est une source non négligeable de pannes.

Les bandes magnétiques sont une autre option d’archivage, mais leur coût élevé les rend peu séduisantes. Même constat du côté des lecteurs dits REV. Ils consistent en un disque dur hybride avec d’une part un lecteur comportant l’électronique et les têtes de lecture, et de l’autre une cartouche qui porte les plateaux et les moteurs du disque. Cette dernière offre 70 Go d’espace de stockage et est très résistante aux chocs et à l’humidité. Mais pour un ensemble lecteur plus une cartouche il faut compter 600 €.

L’archivage de données en ligne est une autre possibilité. Selon les sites, l’hébergement peut être payant (3 à 20 € par mois) et/ou comporter des restrictions. La première d’entre elles étant un espace de stockage bien maigre qui dépasse rarement une poignée de gigaoctets. En contrepartie, les fichiers hébergés sont accessibles depuis n’importe quel ordinateur connecté au Net. Se pose alors la question de la confidentialité…

La technique d’archivage la plus sûre consiste donc à combiner plusieurs de ces solutions, à conserver les archives dans différents endroits et à en vérifier régulièrement l’intégrité.


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