Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Il faudra un jour faire un Copenhague de l’internet, qu’on convoque les FAI, pour qu’ils ferment l’accès à ces sites, et on règlerait accessoirement le problème de la création artistique.

Chantal Brunel

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

lundi 30 mars 2009 11:07

  • internet

Se refaire une réputation blanche comme Net

Des sociétés se chargent d’effacer les traces gênantes sur la Toile moyennant finances.

par Christophe Alix

tag : vie privée

» sur le même sujet

Souriez, vous êtes tracés

24 heures dans la vie d’un citoyen tracé, comme nous tous ou presque.

La vie privée change de statut

Tolérant les intrusions, la génération Facebook préfère poser ses propres limites.

«Le réveil sera très douloureux»

Alex Türk, le président de la Commission informatique et libertés (Cnil), s’alarme des atteintes quotidiennes à la vie privée.

S’il n’est pas facile de rétablir une réputation entachée après qu’un vilain ragot a circulé sur votre compte, la tâche devient quasiment mission impossible sur la Toile. La photo compromettante sur Facebook, le méchant lien en tête des résultats lorsqu’on «googlise» votre nom sur le moteur de recherche risquent de ruiner longtemps votre «e-reputation» et donc votre réputation tout court. Sur le Net, l’image de l’internaute qui n’a plus rien de virtuel reste sur la Toile, parfois des années.

Pas étonnant dans ces conditions que l’on assiste à l’éclosion d’une nouvelle contre-activité, celle qui consiste à effacer les innombrables traces, compromettantes ou pas, que les internautes laissent sur le Net. Ces «nettoyeurs» virtuels peuvent être des logiciels et de plus en plus des sites proposent de rétablir le profil d’internautes en délicatesse.

Ces sites tels que ClaimID, TrustPlus ou Reputationhawk prolifèrent. Reputationdefender s’est même rapidement taillé une réputation de start-up prometteuse de la Silicon Valley après avoir été créé à Louisville (Kentucky), en 2006. Surnommé la google insurance, cette société très médiatisée emploie 50 personnes et avait déjà engrangé 3 millions d’euros de bénéfices, selon le magazine Forbes, fin 2007.

Le site qui s’est développé en exploitant un vide juridique en matière de violation et de diffamation de la vie privée sur Internet offre un large choix de solutions, toutes payantes. Pour 8,25 dollars par mois, l’abonnement standard, l’internaute a la possibilité d’effacer lui-même ses traces diffusées par des bases de données ou des réseaux sociaux sur lesquels il s’était inscrit, mais aussi celles liées à ses achats sur des sites. Deux autres formules sont proposées, dont l’énigmatique «Big Kahuna» à 49 dollars par mois. A ce prix-là, ce sont les salariés de Reputationdefender qui se chargent d’identifier et d’éliminer vingt-quatre heures sur vingt-quatre toutes les informations embarrassantes. Reputationdefender propose également aux parents d’effacer les traces laissées par leurs enfants.

A l’issue d’une étude détaillée du site qui n’hésite pas à se présenter comme un «véritable logiciel de relations publiques», on n’était pas loin de les croire. En guise d’ultime vérification, on a donc «googlé» le nom de son jeune patron accolé à celui de l’entreprise. Et là, surprise : le tout premier document de résultat est un blog qui explique pourquoi Michael Fertik «craint». «L’approche de Reputationdefender ne marche pas, écrit son auteur. La preuve, ils n’arrivent même pas à protéger leur propre réputation.» CQFD.

Paru dans Libération du 28 mars 2009


Il y a 0 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

[Facebook] [Google] [del.icio.us] [Twitter]

Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

vie privée - Yoogle ! cafte tout

article précédent
C’est ma détournée
article suivant
«Le réveil sera très douloureux»


 

Outils

  • imprimer
  • écrire à Christophe Alix
  • réactions (0)
  • [Facebook] [Google] [del.icio.us] [Twitter]

Actualit

  • À la pointe de la mode
  • Paroles de schizophrènes
  • Google et Microsoft dressent la tablette
  • Les voies de Niemann sont impayables
  • ACTA : le gouvernement français reste muet, l’Europe se rebelle

Lib.fr

  • France Télévisions: préavis de grève partiellement levé pour dimanche
  • Jacques Viguier acquitté une seconde fois
  • Mobilisation pour les journalistes otages en Afghanistan
  • Les étudiants étrangers, un marché très convoité
  • Pédophilie: le pape exprime sa «honte» et annonce des mesures
publicité
Chronophages

OPINIONS

Cédric Manara

La justice est aveugle… mais pas pour les vidéos en ligne

Tribune Ces images sont insupportables. Elles montrent un homme à casquette tirant à bout portant sur un autre homme. Celui-ci s’effondre, et l’autre tire encore, pour l’achever...

DOSSIERS

De l’encre à l’écran

Et couic !

Le pari des jeux d’argent en ligne

Séries : Y’a plus d’saisons

Une info citoyenne ?

Halte aux spams

Rire en jaune avec les Simpson

Playstation 3 : la fin de la domination

Séries : un temps de mi-saison

Web 2.0 : gare à vos traces

Téléphones portables : la création se mobilise

Menez une double vie avec « Second Life »

Où va se nicher le porno

La musique hors limite

Le téléphone fait du cinéma

Vidéo à la demande : faites votre programme télé

fiction télé : la révolution française



accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008