« Smallville » : Même pas cape !
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Extrait du générique de Smallville - DR
Si la longévité d’une série était uniquement basée sur ses qualités artistiques, Les Feux de l’Amour n’auraient brûlé que le temps d’un téléfilm, et Jim Profit serait encore en activité. Malheureusement, et ce n’est pas un scoop, c’est l’audience qui régit tout (ou presque), et c’est ainsi qu’en 2008, nos yeux fatigués peuvent encore s’écarquiller devant Smallville. Smallville retrace la génèse de Superman, le super-héros boy-scout créé par Siegel et Shuster, à l’époque où le futur homme d’acier n’est encore qu’un super-plouc élevé au maïs du Kansas. La septième saison du show phare de la chaîne CW a débuté l’automne dernier aux USA. Avec plus de 150 épisodes au compteur, un léger résumé s’impose. Previously, in Smallville, donc : on a vu Clark perdre son père et son pucelage. Lana Lang s’est remise de son mariage avec Lex et de sa 93e tentative de meurtre. Chloé, l’éternelle sidekick, est journaliste au Daily Planet, où Clark se pointe assez régulièrement. De son côté, Lex Luthor est toujours chauve. Nouveauté de saison : la blonde Kara, cousine kryptonienne de Clark (Supergirl, donc).
Sept saisons pour une histoire d’initiation, c’est tout de même un peu long. Sept années de meteor freaks, d’histoires à l’eau de rose, de trahisons, de sauvetages in extremis, de placements de produits incessants, de guimauves pop FM (dont l’incontournable « Somebody saaaaaaaave meeeee » en générique beuglé par Remy Zero). Et pourtant, on regarde (1) : pour les clins d’oeils à la mythologie Superman, pour les guest-stars, pour les effets spéciaux plus que corrects, et pour voir quand ce benêt de Clark portera enfin sa cape rouge. Puisant dans le bestiaire DC Comics, cette nouvelle saison a vu le retour du justicier-archet Green Arrow, et l’arrivée de Black Canari, une vigilante en latex. Aux rayons guest-stars, après feu Christopher Reeve et Margot Kidder, c’est l’ex-Superman de la série Lois & Clark, Dean Cain, qui a fait une apparition le temps d’un épisode. Son ex-Lois Lane, Teri Hatcher, est définitivement trop desperate (ou pas assez has-been) pour venir crotter ses escarpins à Smallville. Niveau scénario, on relèvera l’idée de génie suivante : un chewing-gum contaminé à la kryptonite conférant le pouvoir d’élasticité ! Un exemple de niaiserie décomplexée qui ferait passer le Batman des sixties pour du Tim Burton, et qui tient en haleine le spectateur, forcé de se poser la question : mais jusqu’où iront-ils ? Ils iront...ailleurs ! En tout cas, Miles Milar et Alfred Gough, les deux pilliers de la série, ont décidé de passer la main après sept années à la barre de Smallville. Pour leur succéder, la CW a promu Darren Swimmer, Todd Slavkin, Kelly Souders et Brian Peterson, jusqu’à présents producteurs exécutifs. La huitième saison étant a priori la dernière, le quatuor a la lourde tâche de conclure cette saga trop longue, trop bancale, mais finalement attachante.
(1) Note du reste de la rédaction d’Ecrans.fr : Ou pas.
Retrouvez tous les articles du dossier Séries : Y’a plus d’saisons.
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