mercredi 10 septembre 2008 18:20
« Space Siege » : Dans l’espace, personne ne vous entend bailler
tags : science-fiction , pc , jeu de rôle
Space Siege. DR
Space Siege, développé par Gas Powered Games pour Sega, sur PC, 50 euros.
Après deux épisodes de Dungeon Siege, clones médiévaux pas désagréables du tout du Diablo de Blizzard, Chris Taylor et Gas Powered Games tentent d’appliquer la même formule à la science-fiction. 2202, de vilains aliens (qui rappellent lointainement les Protoss de Starcraft... tiens, encore Blizzard ?) veulent annihiler les humains. Heureusement, un petit humain se dresse encore contre l’envahisseur... Le gameplay de Space Siege est basique, mélangeant comme ses prédécesseurs un poil de jeu de rôle (gérer son inventaire, faire évoluer les compétences de son personnage) et beaucoup d’action : chaque zone visitée contient un paquet d’ennemis, qu’on dézingue avec plein d’armes et à coups de clics furieux. Enfin, furieux... Space Siege n’est pas spécialement enthousiasmant : on se balade de corridor sombre en couloir mal éclairé en tapant du monstre, mais sans réel challenge. Motivation molle, donc, guère améliorée par la partie jeu de rôle. Celle-ci vient avec un twist : les évolutions du personnages, souvent nécessaires pour lui permettre de rester au niveau des ennemis toujours plus puissants, sont en fait des modifications de son corps, au risque de le transformer petit à petit en cyborg. Lui faisant par-là même perdre son humanité. On sent le thème philosophique sans doute vaguement étudié, mais ça tombe complètement à plat. Comme dans Dungeon Siege, où l’on incarnait un fermier fulminant après le piétinage de ses récoltes par une bande de gobelins, on joue n’importe qui dans Space Siege : un type banal, sans personnalité, qui va se transformer en sauveur de l’humanité. Vous parlez d’un héros... On voit bien l’idée de Chris Taylor : que le joueur puisse s’identifier à un personnage lambda et montrer sa progression jusqu’à devenir le héros ultime. Et, du coup, on aurait aussi dû avoir de l’empathie pour ce brave type qui sacrifie son humanité pour sauver ses petites camarades. Hélas, avoir un héros complètement transparent fait que ça ne marche pas trop trop. Du coup, entre son action pas folichonne, ses graphismes certes soignés mais surtout sombres et la partie jeu de rôle ratée, Space Siege respire l’ennui.
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