mercredi 18 juin 2008 18:08
« Spore », divines créatures
Une création de jiminy-billy-bob. DR
C’est l’un des jeux les plus attendus de l’année : Spore, nouveau bébé de Will Wright (créateur de SimCity et des Sims) chez Electronic Arts, sortira début septembre sur une poignée de supports (Windows, OS X, Nintendo DS). Le jeu se veut une sorte de simulateur universel de vie : on crée une forme de vie, que l’on suit dans toutes les étapes de son évolution. On commence sous forme cellulaire dans l’eau, avant de se voir pousser des pattes et d’investir le sol. L’occasion de jouer au petit dieu en créant la créature de son choix. Il faudra ensuite survivre à quelques prédateurs, puis fonder sa civilisation, prendre le contrôle de la planète et enfin explorer l’univers, rempli de million d’autres planètes. Evidemment, depuis son annonce en 2005, Spore fait envie. D’autant qu’Electronic Arts a su le vendre : le jeu a une esthétique très ronde, proche de la pâte à modeler, qui le rend accessible au plus grand nombre. Et l’éditeur avait même embauché l’acteur Robin Williams pour montrer en direct que la création d’une créature était à la fois simple et gratifiante. C’était il y a deux ans. Depuis mardi, on peut s’y essayer soi-même. Electronic Arts a en effet mis en ligne une démo (Windows et Mac) de Spore : l’Atelier de créatures, qui correspond à la phase du jeu où l’on façonne la bestiole que l’on veut voir régner sur la galaxie.
Et la création de créatures est effectivement très ludique : il suffit de quelques clics pour choisir une forme, ajouter des pattes, des articulations, placer tête et queue, modifier les yeux, le museau et la bouche... Le tout en 3D, et le résultat s’anime tout seul en poussant de petits couinements. On a donc très vite vu apparaître sur le net des milliers d’images de créatures bizarroïdes. Y compris, l’imaginaire gamer étant ainsi fait, des pénis géants, des Grands Anciens inspirés de Lovecraft ou, pire, des Pokémons. Et comme l’éditeur de créatures intègre une option d’envoi automatique vers Youtube, le site de partage de vidéos s’est également rempli de bestioles (déjà 13 000 pour l’instant). Seul souci : il ne s’agit pas de la version complète de l’Atelier de créatures. La démo gratuite ne contient que le quart des parties corporelles que l’on peut utiliser pour bâtir sa créature. La version complète (uniquement pour Windows) coûte elle une dizaine d’euros, via la peu pratique (et très lourde) boutique en ligne d’Electronic Arts. L’achat offre une ristourne équivalente sur la version complète du jeu, à condition de l’acheter là aussi en ligne. Pas forcément une super affaire.
Une création de Poirette. DR
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