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mercredi 29 juillet 2009 17:03

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Stress in the City

Le film de Tony Scott est une adaptation de «Pirates du métro», un thriller tourné en 1974 à New York dans des décors naturels.

par Bruno Icher

tag : thriller

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Drame de métro

Remake d’un film de 1974, une prise d’otages souterraine signée Tony Scott avec un Travolta survolté en contre-héros diabolique.

The Taking of Pelham 123 –  les Pirates du métro, en français – à partir duquel a été réalisé le remake de Tony Scott, a été tourné en 1974 alors que New York est en pleine zone de turbulences. Ses ghettos et ses anciens quartiers industriels sont devenus censément infréquentables pour le bon citoyen (Taxi Driver et Un après-midi de chien datent de 1975, The Warriors de 1978). A cette époque, les Blancs sont invités à ne jamais dépasser la 110 e Rue, la limite de Harlem, Central Park est livré aux gangs à la nuit tombée et le métro, archaïque et crapoteux, fout une trouille de tous les diables, même le jour.

C’est dans ce contexte légèrement délétère qu’est tourné ce thriller avec Walter Matthau dans le rôle du flic négociateur et le tranchant Robert Shaw dans celui de Blue, le gangster impénétrable qui dirige les opérations. On y croise aussi quelques solides seconds rôles des 70’s, comme Martin Balsam ou Jerry Stiller, le père de Ben. A la réalisation, il est longtemps question du débutant Steven Spielberg avant que, finalement, le vieux routard Joseph Sargent (spécialiste de la série télé, avec Lassie, Bonanza ou Des agents très spéciaux) ne soit ­retenu.

L’économie de cette bonne série B repose sur un tournage certes en décors naturels, mais dans une station désaffectée de Brooklyn, Court Street, ce qui réduit considérablement les coûts. Or, l’administration du métro, la Transit Authority, ne veut pas louer ses installations pour qu’on y tourne un film susceptible de donner des idées à d’authentiques gangsters.

Finalement, une rallonge budgétaire destinée à souscrire une assurance spéciale qui indemniserait la Transit Authority en cas de vraie prise d’otages, aura raison de ces scrupules. Le film doit également beaucoup au maire de New York, John Lindsay, qui a fait pression pour que cet accord soit signé même si, dans le film, le personnage du cynique premier magistrat se montre plus préoccupé par sa réélection que par le sort des otages. En 1975, lors de la sortie du film en salles, Lindsay, accusé de dépenser trop d’argent en faveur des minorités et des pauvres, avait déjà quitté l’hôtel de ville.

Les Pirates du métro (2003), DVD Fox Pathé Europa.

Paru dans Libération du 29 juillet 2009


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