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mercredi 6 août 2008 16:47

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« Super Smash Bros Brawl », Nintendo tient l’arêne

par Sébastien Delahaye

tags : wii , Nintendo

Super Smash Bros Brawl. DR

Super Smash Bros Brawl, Nintendo, pour Wii. 50€.

Il y a eu Mario & Sonic aux Jeux Olympiques. Dans Super Smash Bros Brawl (ou SSBB, c’est un chouïa plus simple), c’est plutôt Mario contre Sonic contre Solid Snake contre Kirby. Sans oublier Donkey Kong, Link et Zelda, Samus (de Metroid Prime), les héros de Star Fox et Fire Emblem et de nombreux autres. De loin, SSBB ressemble à un jeu de baston classique : une arène, des personnages qui se tapent dessus et basta. En pratique, ça n’est tout de même pas tout à fait ça. Ici, univers Nintendo oblige, l’ambiance est nettement moins violente. Certes, on se tape dessus. Certes, on peut voir la princesse Peach se prendre quelques mandales par un Mario qui en a marre de la sauver à chaque fois. Mais ici, le but n’est pas d’assommer l’adversaire en trois rounds. Chaque coup, au lieu de faire baisser une barre de vie, fait monter un pourcentage. Plus celui-ci augmente (il peut atteindre 300 %), plus le joueur a de chances de se faire éjecter de l’arène au moindre coup. Il perd alors un point, tandis que son adversaire en marque un. Au bout de quelques minutes, le combat s’arrête et le vainqueur est tout simplement celui qui a marqué le plus de points.

Autre différence avec un jeu de baston classique : chaque héros est réellement différent des autres. Certains peuvent voler, d’autres (comme le dresseur de Pokémons) peuvent changer de personnage en cours de combat, certains ont des attaques ou des défenses très puissantes... Et ils ne sont pas vraiment interchangeables. On commencera donc à jouer avec un seul personnage pour se familiariser à ses coups, avant éventuellement d’essayer les autres. Les premières parties sont franchement bordéliques : on tape un peu n’importe comment, dans tous les sens, et le plus souvent, ça marche. Une fois qu’on a apprivoisé les différents coups, ça reste pourtant toujours le bazar. Il faut dire que SSBB permet d’avoir quatre combattants dans de petits arènes, lesquelles sont souvent pleines de surprises (niveau de Mario Bros qui défile, course de Mario Kart où il faut éviter les coureurs... et même une apparition de Shadow Moses, le niveau enneigé de Metal Gear Solid).

Si la campagne solo de SSBB n’est pas inintéressante (même si rythmée par de trop nombreuses scènes cinématiques), c’est surtout à plusieurs que le jeu vaut le coup, comme presque toujours sur Wii : à quatre, on ne sait plus où donner des coups tant ça part dans tous les sens. Et c’est aussi l’occasion de mesquines alliances et trahisons pour savoir qui fera la vaisselle. A noter d’ailleurs que SSBB est l’un des rares jeux de la console à ne faire absolument aucun usage des capteurs de mouvements de la Wiimote : tout se joue comme avec une manette classique, afin de garantir la précision des coups. C’est bien le seul point commun de Super Smash Bros Brawl avec un jeu de baston classique.


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