Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

samedi 14 mai 2011 09:57

  • télévision

TF1, peau de chagrin

par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos

tags : TNT , TF1 , audience

Photo Richard Ying, CC BY SA

» sur le même sujet

Info, pub, programmes... : ce qui cloche à TF1

Revue des symptômes touchant la première chaîne.

Paolini fait, ni à faire

Depuis 2007, le management de la Une a multiplié les faux pas, les maladresses et les erreurs stratégiques.

Faites entrer la TNT

Si la Une chute, c’est surtout parce que désormais tout le monde a 18 chaînes…

Est-ce un lupus ? Une tumeur pas très maligne du cerveau ? Ou bien, tout bêtement, un syndrome de Paolini ? Il faudrait l’atrabilaire Dr House pour diagnostiquer le mal dont souffre TF1. Sous-cutanée depuis des années, malgré quelques éruptions ici et là, la maladie est apparue au grand jour cette semaine et c’est pas joli à voir : 23,2 % de parts de marché en avril, selon le thermomètre de Médiamétrie qui mesure l’audience des chaînes de télé. Ouch.

Jamais TF1 — qui, du temps peu glorieux des Perdu de vue et autre morandiniesque Tout est possible dans les années 90, folâtrait bien au-dessus des 40 % — n’était tombée aussi bas. Lundi dernier, nouveau symptôme et autre record : jamais l’écart entre le 20 heures de la Une et celui de France 2 n’avait été aussi mince, avec 800 000 téléspectateurs de plus seulement pour TF1.

C’est bien simple : depuis que Nonce Paolini a pris en 2007, à la paire Patrick Le Lay-Etienne Mougeotte, les rênes de la filiale du groupe Bouygues, rien ne va. Laurence Ferrari, qu’il a installée au 20 heures après avoir viré l’icône électroménagère PPDA, n’arrive pas à endiguer la fuite des téléspectateurs vers le soap marseillais de France 3 Plus belle la vie. Le directeur des programmes qu’il s’était choisi, Laurent Storch, vient tout juste d’être rétrogradé, au profit d’un parfait inconnu, Jean-François Lancelier, après l’arrêt prématuré de l’élégante télé-réalité Carré Viiip.

Soyons (un peu) honnêtes : c’est tout le PAF qui s’est pris dans la figure le succès des chaînes de la TNT qui, nées en 2005, représentent aujourd’hui quasiment l’audience de TF1 (lire page 4). Mais si toutes les « vieilles » télés en ont pâti (notamment France 3), aucune n’a autant morflé que la Une. Qui, pourtant, hier encore, affichait pour le premier trimestre 2011 d’excellents résultats financiers et un bénef en hausse de… 47,9 %, excusez du peu.

 

 

À TF1, Paolini n’a jamais réussi à endiguer l’érosion naturelle, ni à renouveler ses programmes : quelques fictions françaises hors d’âge (Joséphine ange gardien) surnagent encore dans une grille où seules les séries américaines sauvent la chaîne de la panade complète. Même l’événement, la marque de fabrique de TF1, est dans les choux : le mariage royal britannique a ainsi été majoritairement suivi sur France 2. TF1 qui, dans un paysage audiovisuel atrophié, fut longtemps la télé la plus puissante d’Europe (elle l’est encore mais de peu, devant la britannique BBC1 et l’italienne Rai Uno, toutes deux publiques), celle qu’il fallait redouter et dorloter, ce bras armé façonnant cerveaux et présidents, voit son audience baisser : une normalisation, en fait.

 

Paru dans Libération du 13 mai 2011


Il y a 8 réactions à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

TNT - TNT : Canal + « pourrait restreindre la concurrence »

TF1 - Instants télé : The audience, The artist, The story

audience - Les grandes oreilles de Médiamétrie

article précédent
Arachnophilia
article suivant
Une Eurovision d’apocalypse


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Raphaël Garrigos
  • écrire à Isabelle Roberts
  • réactions (8)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Concerts de casseroles au Québec contre la «loi matraque»
  • François Hollande en visite surprise en Afghanistan
  • Un homme arrêté pour le meurtre d'un enfant disparu en 1979
  • Des sénateurs américains veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie
  • La projection du film de Dieudonné annulée à Cannes
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008