jeudi 12 janvier 2012 13:07
Temps de parole : Laurent Ruquier met le CSA en pétard
par Isabelle Roberts, Raphaël Garrigos
tags : politique , CSA , France 2 , temps de parole
Ruquier dans On n’est pas couché - DR
Samedi, dans On n’est pas couché, sur France 2, Laurent Ruquier reçoit François Bayrou. Le premier d’une longue série, précise-t-il, car « le CSA nous y obligera, pendant huit semaines nous allons accueillir tous les candidats ». Ruquier désigne alors un gros compteur sur le plateau : en vertu du « temps de parole qui nous est imposé par le CSA, […] vous avez droit, monsieur Bayrou, selon les calculs du CSA, à trente minutes. » Bizarre, alors que l’instance n’agit jamais avant diffusion, mais toujours a posteriori. Ce que confirme Christine Kelly, en charge du pluralisme au CSA et très remontée contre Ruquier : « C’est archifaux, déclare-t-elle à Libération. En aucun cas le CSA ne lui a demandé de fixer un temps de parole. S’il veut une belle image, s’il veut un compteur, c’est son affaire. » France 2 évoque « une maladresse » de l’animateur : « C’est nous, lâche Benoît Charpentier, conseiller aux programmes, qui, avec le service juridique, avons fourni des temps de parole à la production. » Par ailleurs, Ruquier recevra Marine Le Pen, alors qu’il s’y est toujours refusé. « La chaîne est tenue de la recevoir, mais pas Ruquier, se récrie Christine Kelly, nous ne demandons pas d’équilibrer les temps de parole dans la même émission. » Depuis le 1er janvier, le PAF est soumis à la seule règle de l’équité, et non à celle de l’égalité qui, dès l’ouverture de la campagne électorale officielle, obligera à recevoir chacun « dans des conditions de programmation comparables », écrit le CSA. Ainsi France 2 a le droit de recevoir Bayrou chez Ruquier et Le Pen chez Sophie Davant. Paru dans Libération du 11 janvier 2012
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