lundi 15 février 2010 12:14
Tension sur les réseaux
par Olivier Séguret
tags : Microsoft , facebook , Moi jeux
Farmville - DR
Avec plus de 7 millions de joueurs, Farmville est le jeu le plus populaire du réseau social Facebook. Produit par Zynga, qui propose aussi Mafia Wars sur cette même plateforme comme sur le site concurrent MySpace, Farmville fait partie de ces jeux gratuits, massivement populaires, dont le modèle économique affole l’industrie « payante » autant qu’il la fait rêver. Zynga ne veut pas se contenter de ces millions de joueurs. En annonçant la semaine dernière que le jeu de simulation fermière venait d’obtenir son visa pour la plateforme MSN Games (et pour Window Live Messenger) sur laquelle le titre sera disponible dans les prochains mois, le studio immatériel a dévoilé ses très hautes ambitions. C’est la première fois que Farmville sort la tête de Facebook. Pour l’instant, rien n’a été confirmé à propos d’un possible (et logique) transfert ultérieur vers le Xbox Live, mais l’éventualité ne fait aucun doute aux yeux de certains observateurs (notamment Variety). Financés par la publicité (« in game » ou alentour) et la vente de biens virtuels facultatifs, les jeux gratuits sur réseaux sociaux concentrent une part énorme de l’activité ludique, mais ne représentent pas grand-chose en termes de rentabilité et production de richesses. Et l’industrie classique de se trouver dans cette situation paradoxale : ne pas faire d’argent là où les joueurs sont massivement présents… La ruée a donc commencé. Avec le rachat de PlayFish (spécialiste du secteur) par le géant Electronic Arts à la fin 2009. Avec l’annonce par ce même EA que sa licence phare, Madden NFL, serait bientôt sur Facebook. Idem pour la nouvelle mouture, gratuite, de Civilization dont l’éditeur (Take Two) vient de confirmer une version Facebook pour juin. La ruée sur les réseaux sera-t-elle un nouveau mirage ou un nouvel eldorado ? Paru dans Libération du 13 février 2010
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