mercredi 18 juillet 2007 16:02
Test de paternité pour Facebook
Trois ans de procédures autour du concept de Facebook touchent à leur fin.
tags : web 2.0 , justice , facebook
Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, âgé de 23 ans - CC wwwes
Ce 25 juillet, dans le Massachussets, se tiendra une audience qui pourrait mettre fin à un litige judiciaire portant sur la paternité du réseau social Facebook. Depuis 2004, trois anciens étudiants de l’université Harvard poursuivent Mark Zuckerberg, le PDG de Facebook, qu’ils accusent de violation de propriété intellectuelle. Ils demandent en conséquence la fermeture du site, réclament les profits engendrés par celui-ci et veulent récupérer sa base d’utilisateurs. Travaillant sur un projet de plate-forme pour les étudiants et anciens élèves d’Harvard, Cameron Winklevoss, son frère Tyler et Divya Narendra avaient recruté Zuckerberg au printemps 2003 pour ses compétences de programmeur. Intégré au projet, celui-ci l’a abandonné au bout de quelques mois avant de créer Facebook en janvier 2004. Pour ses trois anciens comparses, pas de doute : Mark Zuckerberg s’est accaparé le modèle, le design et le code source de leur propre site, ConnectU. Trois ans d’enlisement judiciaire plus tard, les lignes n’ont pas bougé et certains points de la collaboration de 2003 restent à éclaircir pour déterminer s’il y a eu violation ou non. L’enjeu pécuniaire, par contre, n’a fait que croître. Facebook rassemble aujourd’hui plus de 25 millions d’usagers et aiguise la convoitise des géants de l’industrie. Yahoo s’y est déjà cassé les dents en 2006, voyant son offre d’un milliard de dollars rejetée. Et dans un contexte d’inflation des prix et de rachats tous azimuts, l’évaluation de la plate-forme sociale a continué d’augmenter. A l’instar de Yahoo, beaucoup aimeraient pouvoir s’offrir un site souvent présenté comme seul concurrent potentiel de MySpace. La semaine dernière, une rumeur propagée dans la blogosphère américaine donnait ainsi Microsoft prêt à débourser six milliards de dollars pour acquérir le réseau social. Dans ce contexte, la demande des plaignants ne peut être prise à la légère par l’accusé et ses bataillons d’avocats, qui souhaiteraient se débarrasser une fois pour toutes de cette affaire, qui reste un frein à toute opération financière.
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