Ecrans, un site de Libération.fr

Dixit

Je rejette le terme “piratage”. Ce sont des gens qui écoutent de la musique et la partagent avec d’autres personnes.

Steve Albini, pilier du rock indépendant américain depuis 1982

  • Home
  • Internet
  • Télévision
  • Cinéma
  • Dvd
  • Jeux
  • Téléphone
  • Forums
  • Rss

jeudi 9 juin 2011 11:49

  • jeux

«The Journey», fable d’esprit

par Olivier Séguret

tag : E3

Fable : The journey - DR

» sur le même sujet

E3 : Mano à manettes

Nintendo et Sony ont présenté à Los Angeles leurs nouveaux bébés : la tablette-joystick-écran Wii U, et la console portable Vita.

Les lecteurs de Libération le savent : nous ne sommes pas des apôtres du despotisme de la normalité. Pourtant, on ne remerciera jamais assez Peter Molyneux pour cette étrange qualité : il est normal, ce qui est sans doute une forme touchante de monstruosité dans le business des jeux vidéo. Normal, dans le cas du fameux développeur britannique, cela veut dire humain, direct, réfléchi mais spontané, incapable de speechs robotiques précuits et définitivement mal à l’aise avec les discours «corporate» qui polluent souvent les interviews dans ce secteur.

Il nous a fait l’honneur d’une présentation personnelle de son dernier bébé, Fable : The Journey, curieuse et inattendue variation autour de Fable, son cher chef-d’œuvre, dont trois épisodes ont déjà illuminé le catalogue Xbox. Exclusivement développé pour être joué avec l’accessoire Kinect, qui permet la reconnaissance de mouvement, The Journey est un jeu on rails. C’est-à-dire donnant le sentiment d’être vécu à bord d’un scenic railway dont la progression est automatique, que le héros se déplace à pied ou à bord de son petit chariot, tracté par un beau et puissant cheval, dirigé par le joueur en faisant le geste (repéré par le Kinect) de tenir des rênes. Cela implique un gameplay entièrement renouvelé et relativement dirigiste, avec lequel il faudra apprendre à composer.

Absolument somptueux à l’œil (et à l’oreille) dans les passages sélectionnés pour la démonstration, The Journey exhale une fraîcheur épique dont Molyneux est le maître sorcier. Le titre sera uniquement «single player», contrairement aux dernières itérations de Fable, qui permettaient de partager son expérience. Mais le joueur se retrouvera de nouveau confronté aux fameux choix moraux dont les productions Molyneux se sont faits les spécialistes. Bien qu’il ait toujours quelques difficultés à contrôler son émotion quand il s’agit d’évoquer le Projet Milo, très (trop ?) ambitieuse expérimentation autour de Kinect actuellement ensablée, Molyneux confirme que de nombreuses idées moissonnées à cette occasion ont été implémentées dans The Journey, «notamment pour tout ce qui touche à la reconnaissance vocale».

Le fameux, fidèle et indispensable chien des précédents épisodes a disparu, mais on pourra toujours cultiver des liens affectifs avec le canasson. A propos de ce dernier, Molyneux confie s’être posé de profondes questions : «Devions-nous représenter régulièrement des chutes de crottin ?» Oui, c’est ça, le «horse shit» comme il dit. Si c’est pas un mec normal, ça…

Paru dans Libération du 09/06/2011


Il y a 1 réaction à cet article.

Lire les réactions.
Réagir à cet article.

Partager cet article

Partager Tweet


Twitter Ecrans Facebook Ecrans

Sur les mêmes thèmes:

E3 - Miyamoto : « La Wii U est un système qui ne dort jamais »

article précédent
Allemagne : l’IVG au-delà du mur
article suivant
Napoleon Date Limite


 

Loading

Outils

  • imprimer
  • écrire à Olivier Séguret
  • réactions (1)
  • Tweet
  • Partager

Actualit

  • Lekiosque.fr se presse à l’étranger
  • Pierre Lescure, des intérêts en question
  • Angry Birds prend son envol social
  • Pas de « Silence on joue » cette semaine
  • [Vidéo] Ecrans.fr, le podcast citoyen

Lib.fr

  • Concerts de casseroles au Québec contre la «loi matraque»
  • François Hollande en visite surprise en Afghanistan
  • Un homme arrêté pour le meurtre d'un enfant disparu en 1979
  • Des sénateurs américains veulent frapper le Pakistan au porte-monnaie
  • La projection du film de Dieudonné annulée à Cannes
publicité

Inutile donc inutile

img75
Un coup de Moog

Jouer du Daft Punk avec le doodle Moog de Google ? Yes he can.


Chronophage

Wake up the Box 4

On ne se contente plus d’assembler les pièces de bois à notre disposition pour construire une machine à réveiller la boîte. Il faut désormais les dessiner soi-même.


Ecouter / Voir

img75
Un clip dans ses petits papiers

« Østersøen » fera moins consensus sur son style musical que ses charmants décors en papier et carton.


Hum, bizarre...

img75
Dans le secret des lieux

L’un des gouvernements les plus zélés sur Google Earth est celui des Pays-Bas, qui a recouvert d’esthétiques polygones des centaines de sites stratégiques (palais royaux, dépôts de fuel, bases militaires...)


Vidéo box

img75
Meilleurs souvenirs du net

Marco Cadioli se livre à des dérives existentielles autour du globe avec Google Earth.


Vendredi, à poils !

img75
« Ce glandeur de phoque du Groenland n’a pas de boulot »




accueil | internet | télévision | cinéma | DVD | jeux | téléphone
contacts | licence | mentions légales | données personnelles | charte d’édition
engine SPIP | powered by carburant
© Libération- un site de Libération Network - 2006 - 2008